Une opération de grande ampleur a permis la saisie de 90 animaux maltraités jeudi 18 juin 2026 à Vandrimare, dans le département de l’Eure. Selon Ouest France, gendarmes et associations de protection animale ont récupéré des chevaux amaigris ou malades, ainsi que des chiens enfermés dans des conditions inacceptables. Cette saisie s’inscrit dans le cadre d’une enquête menée après la condamnation des propriétaires pour maltraitance animale, notamment pour avoir pendu leur chien.

Ce qu'il faut retenir

  • Une opération de saisie a eu lieu jeudi 18 juin 2026 à Vandrimare (Eure) avec le concours des gendarmes et d’associations de protection animale.
  • 90 animaux maltraités ont été récupérés, dont des chevaux dans un état de santé préoccupant et des chiens enfermés.
  • Cette saisie fait suite à une condamnation des propriétaires pour maltraitance, notamment pour avoir pendu leur chien.
  • Les animaux ont été placés sous la responsabilité des autorités compétentes pour une prise en charge urgente.

Une intervention menée conjointement par les forces de l’ordre et les associations

L’opération a été coordonnée par les gendarmes de l’Eure en collaboration avec plusieurs associations de protection animale, dont la SPA et 30 Millions d’Amis. Ces dernières ont apporté leur expertise pour évaluer l’état des animaux et organiser leur transfert vers des centres spécialisés. Selon Ouest France, les équipes ont découvert des chevaux dans un état de maigreur extrême, certains présentant des signes de maladies non soignées. Côté chiens, les conditions de détention étaient également critiques, avec des animaux confinés dans des espaces inadaptés.

Un contexte judiciaire déjà marqué par des condamnations

Cette saisie intervient quelques semaines après la condamnation des propriétaires pour maltraitance envers leur chien. Le tribunal correctionnel de Rouen avait alors prononcé une peine de six mois de prison avec sursis et une interdiction définitive de détenir tout animal. « Les faits étaient particulièrement graves, car ils relevaient d’une cruauté délibérée », avait alors souligné le procureur lors de l’audience. Les autorités ont indiqué que cette condamnation avait motivé une surveillance accrue du lieu, aboutissant à l’intervention d’urgence du 18 juin.

Les animaux placés sous protection en attendant une évaluation complète

Dès leur arrivée sur place, les animaux ont été pris en charge par des vétérinaires et des bénévoles des associations partenaires. Une évaluation sanitaire et comportementale est en cours pour déterminer leur état de santé et leurs besoins spécifiques. « Certains chevaux nécessitent des soins immédiats, tandis que d’autres, trop affaiblis, seront placés en convalescence longue durée », a précisé un porte-parole de la SPA. Les chiens, quant à eux, font l’objet d’un suivi psychologique pour surmonter les traumatismes subis. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur la durée de cette prise en charge.

Et maintenant ?

Une enquête judiciaire est ouverte pour déterminer les responsabilités dans cette affaire de maltraitance collective. Les gendarmes pourraient procéder à d’autres saisies si d’autres animaux en danger sont identifiés sur le territoire. Par ailleurs, le département de l’Eure examine la possibilité de renforcer les contrôles dans les élevages et chez les particuliers détenant des animaux. Une décision devrait être annoncée d’ici la fin du mois de juin.

Cette opération rappelle l’importance des dispositifs de surveillance et de protection animale, alors que les signalements de maltraitance ont augmenté de 15 % en Normandie l’an dernier, selon les chiffres de la préfecture. Les associations appellent à une mobilisation accrue pour lutter contre ces pratiques.

Les animaux sont actuellement sous la responsabilité des associations et des vétérinaires. Une évaluation complète de leur état de santé et de leurs besoins sera réalisée avant toute décision de placement définitif, qu’il s’agisse d’adoption, de soins prolongés ou de mise en pension.