Tous les membres d’équipage du MV Hondius, navire de croisière touché par une épidémie de hantavirus en avril, ont achevé leur quarantaine et sont rentrés chez eux. C’est ce qu’a confirmé Ouest France dans son édition de ce week-end, alors que le paquebot avait accosté à Rotterdam le 18 mai après un périple de plusieurs semaines.
Ce qu'il faut retenir
- L’équipage du MV Hondius a terminé sa quarantaine après une épidémie de hantavirus déclarée en avril.
- Le navire est arrivé à Rotterdam le 18 mai 2026.
- Tous les membres d’équipage ont pu rentrer chez eux à l’issue de la période de confinement.
Une épidémie apparue en pleine croisière
Le MV Hondius, un navire de croisière exploité par la compagnie Hurtigruten, a été le théâtre d’une épidémie de hantavirus au cours du mois d’avril. Selon les autorités sanitaires, plusieurs cas ont été détectés parmi l’équipage, conduisant à l’isolement des personnes concernées et à la mise en place d’une quarantaine pour l’ensemble de l’équipe à bord. Ouest France précise que cette mesure a permis d’éviter une propagation plus large du virus.
Dès l’annonce des premiers cas, le navire avait été placé sous surveillance renforcée. Les autorités néerlandaises avaient alors pris les dispositions nécessaires pour encadrer l’arrivée du bateau, alors que les craintes d’une contamination généralisée pesaient sur la situation. Rotterdam, port d’attache du navire, est devenu le point de chute d’un périple qui aurait pu basculer dans une crise sanitaire majeure.
Un retour progressif à la normale après deux mois de tensions
Le 18 mai 2026, le MV Hondius a finalement accosté dans le port de Rotterdam, mettant fin à une traversée marquée par l’incertitude. Les derniers membres d’équipage encore en quarantaine ont pu quitter le navire après confirmation de l’absence de nouveaux cas. Ouest France souligne que cette issue marque un soulagement pour les autorités locales et les familles des marins, qui avaient suivi avec attention l’évolution de la situation.
Les tests de dépistage réalisés à bord et à terre ont confirmé que le virus n’avait pas circulé en dehors de l’équipage. Les procédures sanitaires mises en place par la compagnie maritime et les autorités ont donc permis de contenir l’épidémie, évitant ainsi une propagation plus large dans la population.
« La gestion de cette épidémie a été exemplaire. Grâce à la réactivité des équipes sanitaires et à la coopération de l’équipage, nous avons évité le pire. »
— Un porte-parole des autorités sanitaires néerlandaises, cité par Ouest France
Le hantavirus, un virus rare mais aux conséquences sérieuses
Le hantavirus, transmis par les rongeurs, provoque chez l’homme une maladie appelée fièvre hémorragique avec syndrome rénal. Les symptômes incluent fièvre, douleurs musculaires et complications rénales, pouvant dans certains cas être mortels. Les épidémies à bord de navires de croisière restent rares, mais elles rappellent l’importance des mesures de prévention, notamment dans les espaces confinés.
Les autorités sanitaires européennes ont indiqué que cette épidémie à bord du MV Hondius n’avait pas de lien avec d’autres foyers de hantavirus signalés récemment sur le continent. Ouest France rappelle que la dernière épidémie notable de ce type en Europe remontait à 2019, dans un contexte différent.
La fin de cette crise sanitaire marque donc un soulagement pour les familles des marins, mais aussi pour les autorités, qui avaient craint une propagation plus large. Les prochains mois permettront d’évaluer l’impact de cette épidémie sur les pratiques sanitaires à bord des navires de croisière.
Le hantavirus est un virus transmis principalement par les rongeurs, notamment les souris et les rats. Il se propage à l’homme par inhalation de particules virales présentes dans les excréments, l’urine ou la salive de ces animaux. La maladie, appelée fièvre hémorragique avec syndrome rénal, provoque des symptômes graves comme une fièvre élevée, des douleurs musculaires et des complications rénales. Elle est rare en Europe, mais des cas sporadiques sont régulièrement signalés.