L’Université Grenoble Alpes (UGA) se retrouve au cœur d’une polémique après avoir refusé à un doctorant de soutenir sa thèse, un refus qui prend désormais une dimension juridique inédite. Selon Reporterre, l’établissement a engagé une procédure judiciaire à l’encontre d’Achille Baucher, doctorant en mathématiques, en invoquant la possibilité qu’il travaille pour la Chine. Cette décision intervient alors que Baucher n’a pas été autorisé à soutenir, le 1er juin 2026, sa thèse intitulée « Désescalade numérique : recherche-action au sein de l’écosystème grenoblois ».
Ce qu'il faut retenir
- Achille Baucher, doctorant en mathématiques à l’UGA, s’est vu refuser la soutenance de sa thèse le 1er juin 2026, selon Reporterre.
- Le titre de sa thèse est « Désescalade numérique : recherche-action au sein de l’écosystème grenoblois ».
- L’UGA a saisi la justice en évoquant un risque de collusion avec la Chine, sans preuve formelle publiée à ce stade.
- Ses soutiens dénoncent une « surenchère » de l’établissement, accusant l’UGA de chercher à discréditer le chercheur.
Une thèse technocritique au cœur d’un bras de fer universitaire
Achille Baucher, doctorant en mathématiques à l’Université Grenoble Alpes, n’a pas pu défendre sa thèse le 1er juin 2026, un événement inhabituel qui a immédiatement suscité des interrogations. Sa recherche, intitulée « Désescalade numérique : recherche-action au sein de l’écosystème grenoblois », aborde selon lui des enjeux critiques liés à l’impact du numérique dans la société. Ses travaux, jugés critiques envers les modèles technologiques dominants, ont visiblement dérangé une partie de l’institution.
Les soutiens du doctorant dénoncent une manœuvre visant à étouffer une voix dissidente. « On assiste à une escalade disproportionnée de la part de l’UGA », affirme un proche du chercheur. L’établissement, de son côté, n’a pas encore communiqué publiquement sur les raisons précises de ce refus de soutenance, si ce n’est par le biais d’une procédure judiciaire en cours.
L’UGA saisit la justice : une accusation de collusion avec la Chine
C’est une tournure inédite : l’Université Grenoble Alpes a saisi la justice en suggérant qu’Achille Baucher pourrait travailler pour la Chine. Selon Reporterre, l’établissement argue que cette collaboration hypothétique pourrait justifier son refus de lui permettre de soutenir sa thèse. Aucune preuve concrète n’a été rendue publique à ce jour, mais l’accusation, même vague, a suffi à alimenter les tensions.
Cette stratégie juridique interroge. Les soutiens du doctorant y voient une tentative de discrédit systématique, tandis que l’UGA se retranche derrière des « soupçons » de liens avec l’étranger. « C’est une logique de culpabilité par association, sans aucune transparence », déplore un membre du collectif de soutien. La procédure judiciaire pourrait s’éterniser, sans garantie de clarté pour Achille Baucher.
Le cas d’Achille Baucher soulève des questions plus larges sur la liberté académique en France, surtout lorsque les recherches s’écartent des cadres conventionnels. L’UGA, confrontée à cette polémique, devra clarifier sa position sous peine de voir sa crédibilité entachée. Pour le doctorant, l’enjeu est double : obtenir gain de cause pour sa thèse, mais aussi pour la reconnaissance d’un travail de recherche indépendant.
Selon Reporterre, l’UGA n’a pas officiellement communiqué sur les raisons précises de son refus, mais a saisi la justice en évoquant un risque de collusion avec la Chine. Aucun élément public ne confirme cette accusation à ce stade.