Le lendemain de la marche blanche organisée en mémoire de Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée sans vie le 4 juin à Fleurance, dans le Gers, sa mère Charly Rameau a tenu à exprimer sa gratitude envers l’ensemble des personnes qui l’ont accompagnée depuis le début de cette épreuve, selon Le Figaro. Dans un message publié sur un groupe Facebook dédié, elle a ainsi salué le soutien de ceux qui se sont mobilisés de près comme de loin, lors de cet « enfer » comme elle le qualifie.

Ce qu'il faut retenir

  • Lyhanna, 11 ans, a disparu le 29 mai après avoir quitté son collège de Fleurance, dans le Gers.
  • Son corps a été retrouvé le 4 juin, avant d’être identifié.
  • Le principal suspect, Jérôme Barella (41 ans), a été mis en examen pour enlèvement et séquestration, puis placé en détention provisoire.
  • Cet homme, père de deux enfants, était déjà connu pour des plaintes pour viols et agressions sexuelles sur mineurs, classées sans suite ou non abouties.
  • Charly Rameau a adressé un message de remerciement public à l’ensemble de la communauté ayant soutenu sa famille.

Dans un message posté vers 1 heure du matin ce mardi, Charly Rameau a ainsi écrit : « Bonsoir, je souhaiterais remercier toutes les personnes présentes depuis le début de cet enfer ». Elle a également tenu à saluer la participation à la marche blanche organisée dimanche, ainsi que les marques de soutien exprimées à distance. « Cela nous touche profondément, merci encore », a-t-elle conclu.

Lors de cet hommage collectif, la tante de la jeune fille a lu un texte rédigé par sa mère. Ce message, lu devant plusieurs centaines de participants, témoignait d’une reconnaissance émue pour le soutien reçu depuis le vendredi 29 mai, jour où Lyhanna avait été enlevée. « Personne n’est préparé à vivre une disparition aussi brutale. Notre univers s’est totalement effondré », pouvait-on y lire. Le texte s’achevait sur des mots bouleversants : « Lyhanna, pardon pour ce que tu as vécu. Nous t’aimons infiniment ».

Un profil criminel déjà documenté pour le suspect

L’enquête a permis d’identifier Jérôme Barella, âgé de 41 ans, comme le principal suspect dans cette affaire. Selon les éléments recueillis par les forces de l’ordre, cet homme, père de deux enfants, connaissait Lyhanna, étant ami avec la famille de sa fille. Il a été interpellé puis mis en examen pour enlèvement et séquestration avant d’être placé en détention provisoire dès le lundi 3 juin.

Les investigations ont révélé que Barella faisait l’objet, depuis plusieurs années, de multiples signalements et plaintes pour des faits de viols et agressions sexuelles sur mineurs. Plusieurs de ces procédures avaient été classées sans suite ou n’avaient pas abouti à une audition, faute de preuves suffisantes à l’époque. La justice est désormais appelée à faire la lumière sur d’éventuels dysfonctionnements dans le traitement de ces signalements, comme l’a demandé le sénateur Bruno Retailleau, qui réclame la création d’une commission d’enquête sur le sujet.

Par ailleurs, Charly Rameau a annoncé son intention de déposer une plainte contre l’État pour faute lourde, ainsi que contre le ministre de la Justice Gérald Darmanin. Dans un contexte marqué par l’émotion nationale, ces démarches pourraient relancer le débat sur la protection des mineurs et l’efficacité des dispositifs de signalement.

Une disparition aux conséquences multiples

Le drame a commencé le 29 mai 2026, lorsque Lyhanna a quitté son collège de Fleurance sans donner d’explication. Ses proches ont immédiatement signalé sa disparition aux autorités. Quatre jours plus tard, le 4 juin, son corps était retrouvé dans des circonstances non dévoilées par les enquêteurs, qui mènent désormais les investigations pour établir les causes exactes de sa mort. L’autopsie, dont les résultats n’ont pas encore été communiqués, devrait apporter des éléments complémentaires.

Cette affaire a suscité une vague d’émotion dans toute la France, comme en témoigne la mobilisation de plusieurs centaines de personnes lors de la marche blanche organisée dimanche à Fleurance. Des rassemblements de soutien ont également eu lieu dans d’autres villes du pays, reflétant l’onde de choc provoquée par cette disparition. Côté politique, plusieurs personnalités ont réagi, à l’image du ministre de l’Intérieur Sébastien Lecornu, qui a annoncé le renforcement des peines pour les violeurs en série et un encadrement strict des délais d’enquête dans les affaires de disparitions de mineurs.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes judiciaires s’annoncent déterminantes. Une fois les résultats de l’autopsie connus, les enquêteurs devraient préciser les circonstances exactes du décès de Lyhanna et déterminer si d’autres chefs d’accusation pourraient être retenus contre Jérôme Barella. Par ailleurs, la plainte déposée par Charly Rameau contre l’État et le ministre de la Justice pourrait donner lieu à une enquête administrative, dont les conclusions sont attendues d’ici plusieurs mois. Enfin, le débat sur la protection des mineurs et la gestion des signalements de violences sexuelles devrait s’intensifier, avec des propositions législatives qui pourraient être discutées au Parlement d’ici la fin de l’année.

Reste à savoir si ces mesures permettront d’éviter de nouvelles tragédies. Pour l’heure, la famille de Lyhanna et ses proches continuent de vivre dans l’attente de réponses, tout en rendant hommage à cette jeune fille dont la disparition a ému toute une nation.

Selon les informations communiquées par Le Figaro, Jérôme Barella a été mis en examen pour enlèvement et séquestration, avant d’être placé en détention provisoire. D’autres chefs d’accusation pourraient être ajoutés en fonction des résultats de l’enquête en cours, notamment concernant les circonstances du décès de Lyhanna.