La plateforme Airbnb a récemment déclaré avoir reversé 210 millions d'euros de taxe de séjour aux communes françaises en 2025. Ce montant, variant entre 1 et 5% du prix de la nuitée par personne, a connu une augmentation notable dans les départements ruraux l'an dernier. En parallèle, les zones tendues ou déséquilibrées en termes d'offre et de demande de logements ont vu durcir leur réglementation.
Ce qu'il faut retenir
- 210 millions d'euros de taxes de séjour reversés par Airbnb en 2025 aux communes françaises
- Progression de cette taxe dans les départements ruraux et durcissement de la réglementation dans les zones tendues
- Augmentation des plafonds de taxe depuis 2021 expliquant la redistribution des taxes
- Chiffres en forte croissance dans certains départements ruraux, notamment la Mayenne, le territoire de Belfort et l'Orne
- Paris en tête des villes avec 26,8 millions d'euros reversés en 2025
Revers de taxe de séjour en hausse
L'an dernier, Airbnb a redistribué 210 millions d'euros de taxe de séjour à plus de 26 600 communes et intercommunalités en France. Cette somme représente une augmentation de 5% par rapport à 2024. Les plafonds fixés par les communes ou intercommunalités ont été relevés depuis 2021, expliquant cette hausse. Des taxes additionnelles peuvent aussi être instaurées par les départements (10%) ou les régions.
Montants records dans les départements ruraux
Airbnb a enregistré une forte progression des chiffres dans certains départements ruraux. Par exemple, la Mayenne a vu ses recettes augmenter de 102% en un an, le territoire de Belfort de 81% et l'Orne de 45%. Sur les 10 départements affichant la plus forte croissance des recettes, seul les Alpes-Maritimes, considérées comme non rurales, ont atteint 15 millions d'euros en 2025, soit une hausse de 35% en un an.
Impact sur les communes moyennes et stations de montagne
Des communes moyennes ont également bénéficié de cette redistribution, avec 100 000 euros reversés à plus de 310 d'entre elles, dont la moitié compte moins de 20 000 habitants. Les stations de montagne, telles que La Salles les Alpes, Arâche-la-Frasse, Bagnères-de-Luchon et les Orres, ont également été significativement impactées.
Paris en tête, suivi de Nice et Marseille
Malgré la progression dans les zones rurales, les grandes villes demeurent les principales bénéficiaires de cette taxe. Paris conserve sa position en tête avec 26,8 millions d'euros reversés en 2025, suivi par Nice (5,6 millions d'euros), Marseille (plus de 3,2 millions d'euros), Lyon (2,2 millions d'euros) et Bordeaux (plus de 1,3 million d'euros).