Le géant aéronautique Airbus a enregistré un net rebond de ses commandes en juillet, porté par le salon international de Farnborough, mais a vu ses livraisons reculer par rapport au mois précédent, selon BFM Business.
Ce qu'il faut retenir
- 204 appareils commandés en juillet 2026, contre 71 en juin, grâce notamment au salon de Farnborough.
- 67 avions livrés en juillet, soit une baisse par rapport aux 89 livrés en juin.
- Depuis le début de l’année, 418 appareils livrés, contre 373 sur la même période en 2025.
- Airbus table sur un record de 870 livraisons en 2026, dépassant son précédent record de 863 en 2019.
- Le bénéfice net du groupe a progressé de 47 % au premier semestre 2026, atteignant 2,2 milliards d’euros.
Un mois contrasté pour Airbus : commandes en hausse, livraisons en baisse
Airbus a enregistré un mois de juillet contrasté. Si les commandes ont connu un bond spectaculaire, avec 204 appareils commandés contre seulement 71 en juin, les livraisons, elles, ont marqué un recul. Le groupe a livré 67 avions en juillet, soit 22 de moins qu’en juin, où 89 appareils avaient été livrés. Ce ralentissement s’inscrit dans un contexte de forte demande des compagnies aériennes, qui cherchent à renouveler leur flotte avec des appareils plus économes en carburant.
Ce phénomène s’explique notamment par la pénurie de moteurs Pratt & Whitney au premier semestre, qui avait perturbé la production. « L’amélioration du rythme des livraisons au deuxième trimestre a permis de redresser la barre », a précisé Airbus dans son communiqué, soulignant que le bénéfice net du groupe avait progressé de 47 % au premier semestre 2026, pour atteindre 2,2 milliards d’euros.
Farnborough, moteur des commandes : SMBC et Flynas parmi les principaux clients
Le salon aéronautique international de Farnborough, qui s’est tenu fin juillet au Royaume-Uni, a joué un rôle clé dans cette dynamique. Plusieurs commandes majeures y ont été annoncées, comme celle de 100 A320neo par le loueur SMBC Aviation Capital, ou encore les 25 unités commandées par la compagnie saoudienne Flynas, spécialisée dans le low-cost. Ces accords illustrent l’engouement des compagnies pour les appareils monocouloir, dont la demande reste soutenue malgré les incertitudes économiques.
Pour Airbus, l’enjeu est désormais de maintenir cette cadence pour répondre à une demande globale qui dépasse les capacités actuelles de production. « Le principal défi reste d’augmenter la cadence face à une demande élevée des compagnies aériennes », a rappelé le groupe, qui anticipe un nouveau record de livraisons en 2026, avec 870 appareils, contre 863 en 2019, avant la pandémie.
Un marché aérien en pleine mutation
Les livraisons d’Airbus sont un indicateur clé de la santé du secteur aérien. Les compagnies, qui acquittent la majorité du prix des appareils à la livraison, ajustent leurs commandes en fonction des prévisions de trafic. Depuis le début de l’année, Airbus a livré 418 avions, contre 373 sur la même période en 2025, soit une progression de 12 %. Cette tendance reflète la reprise du trafic aérien après les années marquées par la pandémie de Covid-19, même si certains marchés, comme les États-Unis ou le Portugal, restent en retrait par rapport à 2025.
Le groupe européen mise sur des appareils plus performants pour capter cette demande. Les commandes record de juillet confirment l’attractivité des A320neo et A350, dont les performances en termes de consommation de carburant répondent aux exigences des compagnies en matière de réduction des coûts et d’émissions.
Pour l’heure, Airbus reste confiant. « Nous continuons de travailler à l’optimisation de notre chaîne de production », a indiqué un porte-parole du groupe, rappelant que les commandes enregistrées à Farnborough devraient se traduire par des livraisons concrètes d’ici 2027-2028.
Les commandes enregistrées en juillet portent principalement sur les monocouloirs A320neo, dont la version optimisée en carburant séduit les compagnies aériennes. Quelques commandes concernent également l’A350, le long-courrier du groupe, ainsi que des appareils cargo.
Ce ralentissement s’explique en partie par les retards accumulés au premier semestre, notamment liés à la pénurie de moteurs Pratt & Whitney. Airbus a précisé que la reprise progressive de la production a permis d’améliorer la cadence au deuxième trimestre, mais que certains ajustements logistiques ont pu impacter les livraisons de juillet.