À 25 ans, Alexandre Roussel a perdu sa mère des suites d’un cancer du pancréas. Depuis ce drame, il s’engage dans une lutte contre l’exposition au cadmium, un métal lourd suspecté de favoriser l’apparition de cette maladie. Selon Reporterre, il milite pour une meilleure régulation de cette substance, actuellement en discussion au Parlement.
Ce qu'il faut retenir
- Alexandre Roussel, 25 ans, s’engage contre le cadmium après le décès de sa mère d’un cancer du pancréas.
- Le cadmium est un métal lourd suspecté d’augmenter les risques de cette maladie.
- Des députés souhaitent une régulation renforcée de cette substance.
- Roussel dénonce une exposition généralisée via l’alimentation et l’industrie.
Un combat né d’un drame personnel
Alexandre Roussel n’aurait jamais imaginé s’investir dans une cause aussi douloureuse. À 25 ans, il a vu sa mère succomber à un cancer du pancréas, une maladie dont l’évolution rapide l’a marquée à jamais. D’après Reporterre, c’est après ce drame qu’il a découvert les liens entre cette pathologie et le cadmium, une substance qu’il ignorait jusqu’alors. Désormais, il consacre une partie de son temps à documenter les effets de ce métal lourd, passant des nuits à analyser des études scientifiques.
Le cadmium, une menace sous-estimée
Le cadmium est un polluant industriel présent dans de nombreux secteurs : batteries, peintures, engrais phosphatés ou encore incinération des déchets. Comme le rapporte Reporterre, il s’accumule dans les sols et les chaînes alimentaires, notamment via les légumes-feuilles, les céréales ou les fruits de mer. Les scientifiques pointent depuis des années ses effets toxiques, allant des maladies rénales aux cancers. Pour Roussel, la prise de conscience est tardive, mais nécessaire.
Son combat s’inscrit dans un contexte où les pouvoirs publics tardent à agir. D’après les données disponibles, la France compte parmi les pays européens où les normes d’exposition sont jugées insuffisantes par les associations environnementales. Une proposition de loi visant à renforcer la réglementation sur le cadmium est actuellement examinée à l’Assemblée nationale.
Une mobilisation qui s’amplifie
Roussel n’est pas seul dans cette lutte. Il s’appuie sur des collectifs locaux et des scientifiques pour alerter sur les risques encourus par les populations exposées. Selon Reporterre, il a déjà été entendu par plusieurs députés et participe à des réunions publiques pour sensibiliser les citoyens. Son objectif ? Que le cadmium ne soit plus un sujet tabou et que des mesures concrètes soient enfin prises.
« J’aimerais qu’elle ne soit pas morte pour rien. Aujourd’hui, je me bats pour que personne d’autre n’ait à subir ce que nous avons vécu. »
— Alexandre Roussel
Roussel reste déterminé, malgré les obstacles. Pour lui, le temps presse : chaque jour sans action est un jour de plus où des vies pourraient être sauvées.
Les principaux secteurs incriminés sont les batteries au nickel-cadmium, la métallurgie (notamment pour la galvanisation), la production d’engrais phosphatés et l’incinération des déchets. Ces activités rejettent du cadmium dans l’air, les sols et les eaux, contaminant ensuite les cultures et les élevages.