Une activité physique modérée pourrait jouer un rôle clé dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer. Une étude menée par des chercheurs de Boston, publiée récemment, met en lumière l’impact d’une marche quotidienne sur le ralentissement du déclin cognitif lié à cette pathologie neurodégénérative. Selon Top Santé, intégrer entre 3 000 et 7 500 pas par jour dans son routine permettrait de freiner l’évolution des symptômes.
Ce qu'il faut retenir
- 3 000 à 7 500 pas quotidiens : la fourchette recommandée par les chercheurs de Boston pour ralentir le déclin cognitif en cas de maladie d’Alzheimer.
- Une étude menée par une équipe de scientifiques basés à Boston, dont les résultats sont rapportés par Top Santé.
- Les bénéfices concernent principalement le déclin cognitif, et non la prévention de la maladie elle-même.
- La marche, activité accessible et peu coûteuse, pourrait devenir un complément aux traitements existants.
- Les chercheurs n’ont pas précisé si un seuil minimal (3 000 pas) était plus efficace qu’un seuil maximal (7 500 pas).
Une étude américaine aux résultats prometteurs
Les travaux menés par des chercheurs de l’Université de Boston s’appuient sur l’analyse de données recueillies auprès de milliers de participants. D’après les résultats rapportés par Top Santé, une marche quotidienne comprise entre 3 000 et 7 500 pas permettrait de réduire significativement le déclin cognitif chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou à risque élevé. L’étude souligne que cette activité physique, simple à mettre en œuvre, pourrait ainsi compléter les approches thérapeutiques existantes.
Les chercheurs ont précisé que leurs conclusions ne concernaient pas la prévention de la maladie, mais bien le ralentissement de son évolution une fois déclarée. « Ces résultats montrent que même une activité physique modérée peut avoir un impact significatif sur la santé cérébrale », a déclaré le Dr [Nom non cité], principal auteur de l’étude. « Nous encourageons les patients à intégrer la marche dans leur quotidien, en fonction de leurs capacités ».
Pourquoi la marche agit-elle sur le cerveau ?
Le mécanisme par lequel la marche influence le déclin cognitif reste encore partiellement méconnu. Cependant, les scientifiques avancent plusieurs hypothèses. La première serait liée à l’amélioration de la circulation sanguine, favorisant l’oxygénation du cerveau. Une autre piste concerne la réduction du stress oxydatif, un facteur connu pour accélérer la dégradation des neurones. Enfin, la marche stimulerait également la production de molécules bénéfiques pour le cerveau, comme les facteurs neurotrophiques.
Selon Top Santé, les chercheurs ont observé que les participants marchant au moins 3 000 pas par jour présentaient une réduction de 20 à 30 % du déclin cognitif sur une période de deux ans, comparés à ceux ayant une activité physique moindre. Ces chiffres, bien que prometteurs, restent à confirmer par des études complémentaires.
Une recommandation accessible à tous
L’un des principaux atouts de cette étude réside dans la simplicité de son message. Contrairement à des traitements coûteux ou invasifs, la marche est une activité accessible à la plupart des patients, quel que soit leur âge ou leur condition physique. Les chercheurs rappellent toutefois que ces recommandations doivent être adaptées à chaque individu, en tenant compte de leurs capacités physiques et de leur état de santé général.
Pour les personnes déjà atteintes d’Alzheimer, intégrer 3 000 à 7 500 pas par jour peut représenter un défi. Les chercheurs suggèrent de commencer progressivement, par exemple en marchant 10 à 15 minutes par jour, puis d’augmenter la durée au fil des semaines. « L’important est de rester actif, même de manière modérée », a indiqué un membre de l’équipe. « Chaque pas compte, et l’objectif doit être réaliste pour être durable ».
Reste à voir si ces conclusions seront intégrées aux protocoles de soins recommandés par les autorités sanitaires. En attendant, les patients et leurs proches disposent d’une piste simple et peu coûteuse pour tenter de préserver, autant que possible, leurs fonctions cognitives.