Depuis ce 16 juin et jusqu’au 18 octobre 2026, la Hayward Gallery de Londres accueille une exposition majeure de l’artiste britannique d’origine indienne Anish Kapoor, figure incontournable de la scène contemporaine. Selon Courrier International, cette rétrospective marque un retour remarqué du plasticien vers des tonalités rouges, après des années passées à explorer son célèbre « ultranoir ».
Ce qu'il faut retenir
- L’exposition à la Hayward Gallery se tient du 16 juin au 18 octobre 2026.
- Kapoor abandonne temporairement son « ultranoir » pour des œuvres aux tons rouges et carmin, décrits comme « viscéraux » par Le Guardian.
- L’artiste intègre des thèmes comme la mortalité, la religion et le sacrifice, avec des références aux maîtres anciens.
- Plusieurs œuvres, dont certaines inédites ou créées spécialement pour l’occasion, dialoguent avec des pièces plus anciennes.
- Le critique du Guardian évoque une exposition comparable à « un grand huit métaphysique ».
L’exposition, saluée par la presse britannique, s’annonce comme une plongée dans une esthétique à la fois abstraite et profondément évocatrice. Le Guardian, qui consacre un long article à l’événement, n’hésite pas à qualifier les œuvres de Kapoor de « viscérales ». Autant dire que le visiteur ne restera pas indifférent face à cette palette de rouges sanglants, où chaque teinte semble porter en elle une charge symbolique forte.
Dans son analyse, le critique du quotidien londonien souligne la dimension presque « sanglante » des œuvres exposées, notamment par leur recours à des tons carmin. « À l’ère des smartphones et d’une capacité d’attention réduite au minimum, Kapoor s’essaye à la gravité artistique, mobilisant Dieu et la mortalité, ces thèmes chers aux maîtres anciens, dans une exposition comparable à un grand huit métaphysique, à un bain de sang divin », écrit-il. Une formulation qui, sans tomber dans l’hyperbole, donne une idée de l’ambition de l’artiste.
Le critique du Guardian relève par ailleurs que les allusions religieuses n’ont jamais été aussi marquées dans le travail de Kapoor. Un constat partagé par The Independent, qui souligne la puissance des dialogues entre anciennes et nouvelles œuvres, certaines conçues spécifiquement pour cette rétrospective. Parmi les pièces phares citées par la presse, Mount Moriah at the Gate of the Ghetto, réalisée en 2022, retient particulièrement l’attention pour sa structure épurée en bois et sa charge symbolique.
Une exposition entre abstraction et symbolisme religieux
Si Anish Kapoor reste avant tout un maître de l’abstraction, ses nouvelles œuvres jouent avec une imagerie qui dépasse largement le cadre esthétique pour toucher à des questions existentielles. L’artiste, connu pour ses installations monumentales et ses recherches chromatiques, explore ici des motifs qui évoquent les rituels, les autels et les sacrifices. Une dimension que The Independent qualifie de « jamais aussi forte » dans son parcours.
Les œuvres présentées à la Hayward Gallery ne se contentent pas de jouer avec la couleur rouge. Elles s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la condition humaine, la transcendance et la fragilité de la vie. « Kapoor mobilise des thèmes universels, comme la mortalité ou la quête de sens, en les ancrant dans une esthétique contemporaine », explique un spécialiste cité par Courrier International. Cette approche, à la fois intellectuelle et sensorielle, devrait séduire un public varié, des amateurs d’art contemporain aux passionnés de symbolisme religieux.
Des dialogues entre anciennes et nouvelles créations
L’exposition ne se limite pas à une présentation linéaire des œuvres de Kapoor. Elle met en lumière les correspondances entre ses pièces les plus récentes et celles réalisées au fil des décennies. Certaines œuvres, inédites, ont été spécialement conçues pour l’occasion, tandis que d’autres, plus anciennes, gagnent en profondeur grâce à ce nouveau contexte. « Des pièces anciennes dialoguent avec des plus récentes pour s’éclairer d’un nouveau jour », note The Independent.
Cette mise en perspective permet de mesurer l’évolution de la démarche de l’artiste, tout en offrant une lecture renouvelée de son travail. Pour le visiteur, c’est une occasion unique de plonger dans l’univers de Kapoor, où chaque forme et chaque couleur raconte une histoire. L’exposition se veut ainsi un parcours initiatique, où l’art se fait le vecteur d’une réflexion sur le sacré et le profane.
Cette rétrospective confirme, s’il en était besoin, la place centrale qu’occupe Anish Kapoor dans l’art contemporain. À travers une palette chromatique audacieuse et une réflexion profonde sur les grands thèmes universels, l’artiste propose une expérience à la fois visuelle et intellectuelle. Les visiteurs auront jusqu’au mois d’octobre pour s’immerger dans cette immersion métaphysique, où chaque détail compte.
Les horaires et tarifs de l’exposition d’Anish Kapoor à la Hayward Gallery sont disponibles sur le site officiel de l’institution. Les billets peuvent être réservés en ligne pour éviter les files d’attente.
À ce stade, aucune annonce officielle n’a été faite concernant une itinérance de l’exposition après sa fermeture à Londres en octobre 2026. Les prêts d’œuvres à d’autres musées dépendront des négociations en cours.