« Je ne pensais qu’à moi, je suis désolée. » C’est par ces mots que Ashley St Clair, 27 ans, ancienne influenceuse de la mouvance Maga et mère d’un enfant avec Elon Musk, a présenté ses regrets dans un entretien accordé au Figaro le 20 juin 2026. Longtemps considérée comme une figure montante de l’extrême droite américaine, elle reconnaît aujourd’hui avoir été animée par une quête de notoriété et d’argent, avant de prendre ses distances avec ce milieu qu’elle qualifie désormais d’« jungle sans règles ».
Ce qu'il faut retenir
- Ashley St Clair, ancienne influenceuse Maga et mère d’un enfant avec Elon Musk, s’est repentie dans un entretien au Figaro le 20 juin 2026.
- Avec près d’un million d’abonnés sur X, elle critiquait régulièrement les démocrates, le wokisme et l’immigration, tout en entretenant des liens avec les cercles trumpistes.
- Elle a été accueillie à Mar-a-Lago, est intervenue sur Fox News, et a croisé des personnalités comme Kash Patel ou Matteo Salvini.
- Son parcours reflète l’évolution récente de certains influenceurs américains, passés de l’engagement radical à une remise en question publique.
Une ascension fulgurante dans l’univers Maga
Selon le Figaro, Ashley St Clair s’était imposée comme une voix influente au sein de la galaxie Maga, un milieu où l’argent, la notoriété et les rencontres avec des figures puissantes comptent plus que les idéaux. Avec plus d’un million d’abonnés sur X, elle a bâti une audience en relayant des positions radicales contre les démocrates, qu’elle qualifiait de « garces insupportables », ou en promouvant des ouvrages comme Le Camp des Saints de Jean Raspail. Son engagement lui a valu une place parmi les invités réguliers de Mar-a-Lago, la résidence privée de Donald Trump en Floride, bastion des partisans de l’ex-président.
Elle y a fréquenté des personnalités comme Kash Patel, alors directeur du FBI sous Trump, ou Matteo Salvini, leader de la Ligue du Nord en Italie. Ses interventions sur Fox News et ses échanges avec des figures de l’alt-right américaine, telles que Jack Posobiec, Benny Johnson ou Mike Cernovich, ont consolidé sa notoriété dans ce microcosme. Autant dire que son parcours symbolisait alors l’ascension d’une génération d’influenceurs prêts à tout pour intégrer les cercles du pouvoir américain.
Un revirement public et une remise en question
Son changement de cap, annoncé publiquement en juin 2026, prend la forme d’une autocritique sans concession. « Je ne pensais qu’à moi, je suis désolée », a-t-elle déclaré au Figaro, soulignant avoir été guidée par la recherche de visibilité et de revenus plutôt que par une conviction profonde. Elle évoque désormais une « jungle » où « il n’y a aucune règle », un monde qu’elle a quitté après avoir pris conscience de son propre égocentrisme.
Ce revirement intervient dans un contexte où certains anciens soutiens de Trump, comme Marjorie Taylor Greene, commencent à s’éloigner du milliardaire, critiquant son manque de cohérence. Ashley St Clair rejoint ainsi une tendance plus large : celle d’influenceurs ayant surfé sur la vague populiste avant de s’en distancier, parfois publiquement. Son cas illustre les tensions internes au mouvement Maga, où la quête de pouvoir personnel prime souvent sur les convictions affichées.
Un parcours marqué par des rencontres et des controverses
Le parcours d’Ashley St Clair ne se limite pas à ses prises de position politiques. Elle a été récompensée par des accès privilégiés, comme en témoigne sa présence régulière à Mar-a-Lago, où elle a pu côtoyer des personnalités influentes de la droite américaine. Ses interventions sur Fox News lui ont également ouvert les portes des débats médiatiques, où elle défendait des thèses radicales contre l’immigration ou les politiques progressistes.
Cependant, son alliance avec la mouvance Maga lui a aussi valu des critiques, notamment de la part de ses anciens alliés, qui la considèrent désormais comme une « traîtresse ». Cette étiquette s’explique par son changement de discours radical, perçu comme une trahison par une partie de son ancienne communauté. Pourtant, son cas n’est pas isolé : il reflète une dynamique plus large au sein de la droite américaine, où les désillusions personnelles peuvent conduire à des revirements spectaculaires.
Son parcours soulève une question plus large : dans un paysage médiatique où les prises de position radicales attirent l’attention, jusqu’où peut-on aller dans la provocation avant de devoir en assumer les conséquences ? Autant dire que le cas d’Ashley St Clair n’est qu’un exemple parmi d’autres de cette génération d’influenceurs dont les trajectoires sont aussi imprévisibles que les plateformes qui les ont portés.
Oui, Ashley St Clair est la mère d’un enfant avec Elon Musk. Cependant, les deux ne sont pas en couple en 2026 et n’ont pas de projet commun connu, selon les informations rapportées par le Figaro.