Un verre de vin blanc ou de rosé en terrasse par temps chaud pourrait cacher un danger insoupçonné, selon une récente intervention du Dr Li. Dans une masterclass diffusée ce printemps, ce médecin chercheur a mis en garde contre la consommation excessive d’alcool, notamment lors des apéritifs estivaux, la qualifiant de « facteur de risque pour plusieurs types de cancers ». Top Santé rapporte ses propos, soulignant l’importance d’adapter son alimentation pour réduire les risques de pathologies graves.
Alors que les températures grimpent et que les terrasses se remplissent, le Dr Li rappelle que certains comportements, pourtant ancrés dans les traditions estivales, méritent d’être réévalués. Selon lui, une alimentation riche en antioxydants, en fibres et en légumes crucifères pourrait jouer un rôle protecteur, tandis que les excès, notamment en matière de consommation d’alcool ou de viandes transformées, devraient être strictement limités. Une prise de conscience d’autant plus nécessaire que les chiffres sur les cancers liés à ces facteurs sont régulièrement actualisés par les autorités sanitaires.
Ce qu'il faut retenir
- Le Dr Li, médecin chercheur, alerte sur les risques cancérigènes liés à l’alcool lors des apéritifs estivaux, selon Top Santé.
- Il recommande de privilégier les aliments riches en antioxydants, en fibres et en légumes crucifères pour réduire les risques de cancer.
- Les viandes transformées et les excès d’alcool doivent être modérés, d’après ses déclarations.
- Cette intervention s’inscrit dans le cadre d’une masterclass récente, axée sur l’alimentation préventive.
L’alcool, un ennemi silencieux dans nos habitudes estivales
Pour le Dr Li, la consommation d’alcool lors des apéritifs estivaux n’est pas un simple détail anodin. Dans son intervention, il rappelle que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe l’alcool comme un cancérigène avéré, responsable chaque année de milliers de cas de cancers en France. Selon ses estimations, une consommation régulière, même modérée, augmenterait significativement les risques de cancers du sein, du foie, de l’œsophage ou encore du côlon. « Chaque verre compte, et les effets s’accumulent avec le temps », a-t-il souligné lors de sa masterclass.
Le chercheur insiste particulièrement sur la période estivale, où les occasions de consommation se multiplient : apéritifs entre amis, barbecues, ou encore soirées en terrasse. Autant de moments qui, cumulés, peuvent représenter une exposition prolongée aux risques. Pour lui, la modération ne suffit pas toujours : « Il est préférable de limiter autant que possible ces excès, surtout si l’on a des antécédents familiaux de cancer », a-t-il précisé. Une recommandation qui s’ajoute aux conseils déjà bien établis des spécialistes en santé publique.
Alimentation préventive : les aliments à privilégier pour se protéger
Face à ces risques, le Dr Li propose une approche complémentaire : l’adoption d’une alimentation riche en éléments protecteurs. Les antioxydants, présents dans les fruits et légumes, jouent un rôle clé en neutralisant les radicaux libres responsables de dommages cellulaires. Les fibres, quant à elles, favorisent un bon transit intestinal et réduisent l’exposition à certains carcinogènes. C’est notamment le cas des légumes crucifères comme le brocoli, le chou-fleur ou les choux de Bruxelles, dont les propriétés anticancéreuses ont été largement documentées.
À l’inverse, le médecin chercheur met en garde contre la consommation excessive de viandes transformées — saucisses, jambon, charcuterie — dont la consommation est déjà pointée du doigt par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Ces produits, souvent riches en sel et en nitrites, sont associés à un risque accru de cancer colorectal. Pour le Dr Li, leur consommation doit être occasionnelle, voire évitée dans le cadre d’une alimentation préventive. Une position alignée sur les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), qui prône une réduction drastique de ces aliments dans notre assiette.
Des recommandations qui s’inscrivent dans un contexte sanitaire tendu
Les alertes du Dr Li interviennent alors que la France fait face à une hausse constante des cas de cancers, avec plus de 430 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année selon les dernières données de l’Institut national du cancer (INCa). Les facteurs environnementaux et comportementaux, comme l’alimentation ou la consommation d’alcool, sont de plus en plus pointés du doigt par les épidémiologistes. En 2025, une étude publiée dans la revue The Lancet Oncology avait déjà souligné que près de 40 % des cancers pourraient être évités grâce à des modifications du mode de vie, dont l’alimentation et la réduction de l’alcool font partie intégrante.
Dans ce contexte, les propos du Dr Li résonnent comme un rappel à l’ordre. Top Santé souligne que ses recommandations s’adressent aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels de santé, qui pourraient intégrer ces conseils dans leurs pratiques de prévention. Pour autant, le chercheur reste mesuré dans ses conclusions : « Il ne s’agit pas de diaboliser l’alcool ou certains aliments, mais de trouver un équilibre », a-t-il nuancé. Une approche pragmatique, loin des discours culpabilisants, qui pourrait faciliter l’adoption de ces bonnes pratiques.
Si ces recommandations venaient à être largement adoptées, elles pourraient contribuer à inverser la tendance actuelle et réduire l’incidence de certains cancers. Une perspective qui, selon le Dr Li, mérite d’être prise au sérieux : « Prévenir, c’est déjà agir », a-t-il conclu.
Parmi les légumes crucifères les plus étudiés figurent le brocoli, le chou-fleur, les choux de Bruxelles et le chou kale. Ces légumes contiennent des composés comme le sulforaphane, reconnu pour ses propriétés anticancéreuses. Selon le Dr Li, leur consommation régulière, intégrée dans une alimentation équilibrée, pourrait jouer un rôle protecteur significatif.
Le Dr Li recommande de privilégier les boissons sans alcool ou à faible teneur en alcool, comme les spritzers (vin coupé avec de l’eau gazeuse) ou les mocktails. Alterner les verres d’alcool avec de l’eau, limiter le nombre de consommations par soirée et opter pour des formats réduits (verres à vin de 10 cl au lieu de 15 cl) sont également des astuces simples à mettre en œuvre. L’important, selon lui, est de garder le plaisir sans tomber dans l’excès.