Des millions d’utilisateurs d’iPhone aux États-Unis vont bénéficier d’un remboursement après qu’Apple a accepté de verser 250 millions de dollars pour clore un recours collectif. Selon Frandroid, le géant américain était accusé d’avoir induit en erreur ses clients en mettant en avant, dès la fin 2024, des fonctionnalités avancées d’intelligence artificielle pour Siri qui n’ont jamais été déployées.
Cette affaire, qui s’inscrit dans une série de contentieux liés aux promesses non tenues des géants technologiques, vise des pratiques commerciales jugées trompeuses. Le montant de l’accord, annoncé ce 6 mai 2026, marque une reconnaissance partielle des préjudices subis par les consommateurs, même si Apple n’a pas reconnu officiellement sa responsabilité.
Ce qu'il faut retenir
- Un accord de 250 millions de dollars a été conclu entre Apple et les plaignants aux États-Unis.
- L’entreprise était visée par un recours collectif pour avoir surévalué les capacités d’IA de Siri dès fin 2024.
- Les fonctionnalités promises n’ont jamais été mises en œuvre, selon les plaignants.
- Apple n’a pas reconnu sa responsabilité dans cette affaire, mais accepte de verser cette somme pour éviter un procès.
- Les utilisateurs concernés devraient recevoir un remboursement partiel ou une compensation.
Des promesses non tenues depuis la fin 2024
Le litige trouve son origine dans les annonces faites par Apple à partir de décembre 2024, période à laquelle le groupe avait présenté Siri comme une plateforme dotée de capacités d’intelligence artificielle révolutionnaires. Ces promesses, largement médiatisées, ont conduit de nombreux consommateurs à acheter ou mettre à jour leurs iPhone dans l’attente de fonctionnalités innovantes.
Or, selon les plaignants, ces améliorations n’ont jamais été déployées. « Nous avons été trompés par des publicités laissant entendre que Siri serait bien plus performant qu’il ne l’est en réalité », a déclaré un porte-parole du collectif d’utilisateurs. Apple, de son côté, n’a pas commenté publiquement les détails de l’accord, préférant éviter une reconnaissance explicite de faute.
Un précédent dans les pratiques commerciales des géants de la tech
Cette affaire s’ajoute à une série de contentieux visant les grandes entreprises technologiques pour des promesses commerciales jugées excessives ou non tenues. En 2023 déjà, Meta avait été condamné à verser 725 millions de dollars dans un autre recours collectif aux États-Unis, pour des pratiques similaires liées à la collecte de données personnelles.
« Ce type d’accord envoie un signal fort aux entreprises : les consommateurs ne sont plus prêts à accepter des annonces marketing non suivies d’effets », analyse un expert en droit numérique. Pour Apple, ce versement représente une perte financière significative, mais aussi une atteinte à son image de marque, réputée pour son innovation et sa fiabilité.
Cette affaire pourrait également inciter les régulateurs américains à renforcer le contrôle des pratiques commerciales dans le secteur de la tech. Une audition au Congrès sur les « fausses promesses en matière d’IA » est d’ailleurs prévue pour le mois de juin 2026, où Apple pourrait être invité à s’exprimer.
Reste à savoir si cette sanction financière suffira à dissuader les autres géants de la tech de recourir à des annonces exagérées. Pour les utilisateurs, la méfiance envers les promesses marketing pourrait bien devenir la nouvelle norme.
Les utilisateurs d’iPhone ayant acheté ou mis à jour leur appareil entre décembre 2024 et mai 2026 aux États-Unis pourraient être éligibles. Les détails précis des critères d’éligibilité devraient être communiqués prochainement par Apple.