Le gouvernement argentin, dirigé par Javier Milei, a annoncé la fin de la gratuité des soins pour les étrangers non-résidents dans les hôpitaux publics, selon BFM Business. Cette mesure vise à lutter contre ce que le gouvernement qualifie de « tourisme sanitaire », où des personnes viennent se faire soigner dans un hôpital public argentin puis retournent dans leur pays d'origine.

La mesure, qui est la mise en œuvre d'un décret de 2025, prévoit que les étrangers non-résidents devront payer pour les soins non urgents. Cependant, les soins d'urgence ne seront pas facturés et ne devront pas être retardés, a assuré le porte-parole de la présidence. Les « soins d'urgence ne seront pas facturés et ne devront pas être retardés », a-t-il déclaré. Les soins gratuits continueront à être dispensés pour les arrêts cardiorespiratoires, les infarctus, les accidents vasculaires cérébraux, les traumatismes graves, les hémorragies massives, les brûlures étendues et les urgences obstétricales, pédiatriques ou néonatales, entre autres.

Ce qu'il faut retenir

  • Les étrangers non-résidents devront payer pour les soins non urgents dans les hôpitaux publics argentins.
  • Les soins d'urgence resteront gratuits et ne seront pas retardés.
  • La mesure vise à lutter contre le « tourisme sanitaire ».
  • Certaines provinces frontalières comme Salta et Jujuy ont déjà commencé à faire payer les soins médicaux publics aux non-résidents en 2024.

Contexte et opposition

L'opposition conteste à la fois la mesure et l'argument, y voyant une excuse pour le sous-financement de la santé publique par le gouvernement Milei. Le ministre de la Santé de la province de Buenos Aires, Nicolas Kreplak, a estimé que seuls « 0,4% des passages aux urgences et 0,5% des hospitalisations » concernent des étrangers non-résidents. « Le système de santé est surchargé par manque de ressources, pas à cause des étrangers », a-t-il affirmé.

Enjeux et conséquences

La mesure s'inscrit dans un durcissement général du régime migratoire décrété en 2025 par le gouvernement ultralibéral de Javier Milei, qui portait aussi sur le mode d'octroi de la résidence permanente, le refus d'entrée ou l'expulsion d'étrangers condamnés. Les conséquences de cette mesure pour les étrangers non-résidents et pour le système de santé argentin restent à voir.

Et maintenant ?

Il est difficile de prédire les conséquences exactes de cette mesure, mais il est clair que le gouvernement argentin cherche à prendre des mesures pour réduire les coûts de son système de santé. Les prochaines semaines et mois seront importants pour voir comment cette mesure sera mise en œuvre et quels seront les effets sur les étrangers non-résidents et le système de santé.

En conclusion, la fin de la gratuité des soins pour les étrangers non-résidents en Argentine est une mesure qui vise à lutter contre le « tourisme sanitaire » et à réduire les coûts du système de santé. Cependant, les conséquences de cette mesure pour les étrangers non-résidents et pour le système de santé argentin restent à voir.