Selon nos confrères de RMC Sport, l’AS Monaco pourrait quitter le paysage du basket français dès la saison 2026-2027. Exclue à la fois de la Betclic Elite et de l’Elite 2 par la Ligue nationale de basket (LNB), la Roca Team envisage désormais de rejoindre la Ligue Adriatique (ABA League), un championnat réunissant des clubs des Balkans et de Dubaï. Cette hypothèse, révélée par plusieurs médias dont le site serbe SportKlub et le quotidien français L’Équipe, représenterait un bouleversement majeur pour le club monégasque et pour l’organisation des championnats nationaux.

Ce qu'il faut retenir

  • L’AS Monaco a été exclue des championnats Betclic Elite et Elite 2 pour la saison 2026-2027, faute de validation de sa situation financière.
  • Le club envisage de jouer en Ligue Adriatique (ABA League), une compétition regroupant des équipes des Balkans et de Dubaï.
  • Pour participer à ce championnat, Monaco devrait débourser 500 000 euros de dérogation.
  • Le premier match en Nationale 1, si Monaco reste en France, est prévu le 18 septembre 2026 contre Berck-sur-Mer.
  • Un engagement en Ligue Adriatique impliquerait une refonte complète du calendrier des 20 autres équipes déjà engagées.

Une exclusion aux conséquences immédiates

Champion de France en titre mais fragilisé par des difficultés économiques persistantes, l’AS Monaco a vu sa réintégration en Betclic Elite puis en Elite 2 rejetée par le gendarme financier de la LNB. Cette décision, confirmée par la chambre d’appel de la Fédération française de basket, a mis un terme définitif à toute participation du club aux compétitions professionnelles françaises. Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) n’est pas revenu sur cette exclusion, laissant Monaco sans autre option que de chercher un nouveau terrain de jeu à l’étranger.

Parmi les solutions envisagées, la Ligue Adriatique (ABA League) se présente comme une alternative ambitieuse. Ce championnat, qui regroupe traditionnellement des clubs de l’ex-Yougoslavie comme le Partizan ou l’Étoile Rouge de Belgrade, ainsi qu’une équipe de Dubaï, pourrait offrir à Monaco un niveau de compétition élevé et une visibilité internationale. Selon les informations rapportées par L’Équipe, le club aurait même évalué un investissement initial de 10 millions d’euros pour évoluer en Betclic Elite cette saison – un montant bien supérieur aux 500 000 euros nécessaires pour obtenir une dérogation en Ligue Adriatique.

Des défis logistiques et sportifs majeurs

Un tel revirement ne serait pas sans conséquences. D’un point de vue sportif, Monaco retrouverait des formations déjà habituées aux joutes européennes, comme le Partizan Belgrade ou l’Étoile Rouge, deux géants du basket continental. L’équipe de Dubaï, quant à elle, intègre régulièrement le championnat depuis plusieurs saisons en payant une dérogation similaire. Cependant, l’intégration d’un club français dans un championnat aussi exigeant nécessiterait une adaptation rapide, tant sur le plan tactique que physique.

Sur le plan organisationnel, l’engagement en Ligue Adriatique poserait un défi de taille pour les instances du championnat. Le calendrier, déjà établi pour les 20 autres équipes, prévoit son premier rendez-vous le week-end du 25 septembre 2026. Une arrivée tardive de Monaco impliquerait une refonte complète des dates, des déplacements et des affiches, avec des répercussions possibles sur les droits télévisuels et les contrats des clubs concernés.

Un délai serré pour trancher

Le temps presse pour l’AS Monaco. Si le club optait pour une participation en Nationale 1, son premier match en troisième division française est déjà programmé pour le 18 septembre 2026 face à Berck-sur-Mer. Une telle décision signifierait un retour au plus bas niveau du basket hexagonal, après avoir dominé l’élite deux saisons consécutives. À l’inverse, une inscription en Ligue Adriatique devrait être actée rapidement pour permettre aux organisateurs d’ajuster les modalités d’intégration du club monégasque.

Cette situation illustre les tensions croissantes entre les ambitions sportives des clubs et les contraintes financières et réglementaires imposées par les fédérations. Monaco, en quête d’un nouveau souffle après des mois de turbulence financière, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un dilemme : accepter une descente en Nationale 1 ou tenter l’aventure à l’étranger, quitte à bouleverser l’ordre établi dans le basket européen.

Et maintenant ?

Plusieurs scénarios restent envisageables dans les prochaines semaines. Si Monaco valide officiellement sa participation en Ligue Adriatique, les instances de l’ABA League devront finaliser les modalités administratives et sportives d’intégration. Une décision du club pourrait intervenir d’ici la fin du mois de septembre, sous peine de devoir entamer la saison en Nationale 1 – un scénario qui pénaliserait autant le prestige du club que son projet sportif.

Quel que soit le choix opéré, cette affaire rappelle les fragilités du modèle économique du basket français, où les clubs ambitieux doivent parfois se résoudre à quitter l’Hexagone pour survivre. La Ligue Adriatique, longtemps perçue comme une alternative pour les équipes en difficulté, pourrait ainsi devenir le théâtre d’un nouveau chapitre pour l’AS Monaco.

Reste à savoir si cette stratégie offrira au club monégasque la stabilité qu’il recherche, ou si elle ne fera que déplacer les problèmes sur un autre terrain.

L’AS Monaco a été exclue des championnats Betclic Elite et Elite 2 par la Ligue nationale de basket (LNB) pour des raisons financières. Le gendarme financier de la LNB a estimé que la situation économique du club ne garantissait pas sa capacité à participer aux compétitions professionnelles. Cette exclusion a été confirmée par la chambre d’appel de la Fédération française de basket, malgré le recours du CNOSF.