Alors que le mercato estival touche à sa fin, l’Olympique de Marseille (OM) pourrait bénéficier d’un coup de pouce financier inattendu. Selon nos confrères de RMC Sport, le club phocéen devrait récupérer plusieurs millions d’euros grâce aux clauses de revente incluses dans les transferts de Iliman Ndiaye, Jonathan Rowe et potentiellement Ismaïla Sarr. Une manne providentielle pour un club sous pression financière, contraint de réduire ses dépenses pour se conformer aux exigences de l’UEFA et de la DNCG.

Ce qu'il faut retenir

  • L’OM pourrait percevoir près de huit millions d’euros grâce aux clauses de revente de Iliman Ndiaye et Jonathan Rowe.
  • Une clause de 10 % sur la plus-value de Ndiaye, dont le transfert vers Manchester City est estimé à 75 millions d’euros.
  • Rowe, parti pour Bologne en 2025, devrait générer une somme similaire à sa revente vers l’Atalanta, évaluée à 30 millions d’euros.
  • Ismaïla Sarr, visé par Liverpool, pourrait également rapporter des fonds avant la clôture du mercato.
  • Ces recettes arrivent à point nommé pour un club en difficulté financière, malgré des rumeurs de ventes infructueuses.

Des clauses conçues pour générer des revenus futurs

L’OM avait anticipé les départs de ses talents en intégrant des mécanismes financiers dans leurs contrats respectifs. En 2024, le club avait négocié une clause de 10 % sur toute plus-value réalisée lors de la revente d’Iliman Ndiaye. Cette somme pourrait atteindre 7,5 millions d’euros, dans l’hypothèse où Manchester City, qui l’a recruté pour 75 millions d’euros, le cède à son tour. Une opération qui semble déjà en bonne voie, tant le joueur s’est imposé en Premier League.

De son côté, Jonathan Rowe a rejoint Bologne lors du mercato estival 2025. Son départ vers l’Atalanta, estimé à 30 millions d’euros, devrait générer une recette similaire pour le club marseillais. Ces deux transactions seules pourraient donc rapporter près de huit millions d’euros à l’OM, selon les dernières estimations. Une somme non négligeable pour un budget déjà sous tension, alors que la DNCG et l’UEFA surveillent de près les finances des clubs français.

Sarr dans le viseur de Liverpool, une opportunité à saisir

Le troisième joueur concerné est Ismaïla Sarr, dont le nom circule activement depuis plusieurs jours. Le Sénégalais, en conflit avec Crystal Palace, souhaite quitter le club anglais et n’exclut pas de forcer une sortie. Liverpool s’est positionné comme un sérieux prétendant, et un accord pourrait être trouvé avant la clôture du mercato ce mardi. Si tel est le cas, les clauses incluses dans son contrat pourraient également générer des fonds supplémentaires pour l’OM. Une aubaine pour un club qui peine à concrétiser les ventes de ses cadres, malgré les rumeurs persistantes autour de joueurs comme Igor Paixão, Nayef Aguerd ou Emerson Palmieri.

Ces clauses, souvent utilisées par les clubs pour compenser la perte de jeunes talents, deviennent un outil stratégique dans un mercato où les budgets sont sous haute surveillance. L’OM, qui a connu des difficultés financières ces dernières saisons, mise sur ces mécanismes pour équilibrer ses comptes sans sacrifier davantage son effectif.

Un soulagement pour un club sous pression

Les difficultés économiques de l’OM ne sont un secret pour personne. Le club a dû revoir ses ambitions à la baisse, notamment en limitant ses dépenses pour répondre aux exigences des instances dirigeantes. La DNCG, qui contrôle la santé financière des clubs français, a déjà sanctionné par le passé des clubs comme le Paris FC ou le FC Lorient pour des dépassements budgétaires. L’OM, qui a connu des exercices déficitaires, doit donc trouver des solutions pour éviter de nouvelles sanctions.

Dans ce contexte, les recettes liées aux clauses de revente tombent à point nommé. Elles permettent au club de renflouer ses caisses sans vendre de joueurs en activité, ce qui aurait pu affaiblir encore davantage l’équipe. Les supporters marseillais, qui voient partir des joueurs formés au club, pourraient ainsi se consoler avec ces rentrées d’argent inattendues. « Un sou est un sou », comme le rappelle souvent la direction olympienne, pour qui chaque euro compte dans un marché où les marges de manœuvre sont étroites.

« Les clauses de revente sont devenues un levier financier indispensable pour les clubs confrontés à des contraintes budgétaires. L’OM en fait une stratégie claire, même si cela signifie voir ses anciens joueurs briller ailleurs. »

Et maintenant ?

Le mercato devrait définitivement fermer ses portes ce mardi 1er septembre 2026. D’ici là, tout dépendra des négociations en cours autour d’Ismaïla Sarr. Si un accord est trouvé avec Liverpool, l’OM pourrait récupérer un complément financier avant la fin de la période de transferts. Pour le reste, le club devra se contenter des sommes déjà promises par les départs de Ndiaye et Rowe, tout en poursuivant ses efforts pour assainir ses finances. La saison à venir s’annonce sous haute tension, tant sur le plan sportif que financier.

Des enjeux plus larges pour le football français

Cette situation met en lumière une tendance croissante dans le football moderne : l’utilisation des clauses de revente comme source de revenus complémentaires. Les clubs français, soumis à des règles strictes imposées par l’UEFA et la DNCG, sont de plus en plus nombreux à intégrer ces mécanismes dans leurs contrats. Une stratégie qui permet de dégager des liquidités sans vendre de joueurs en activité, mais qui soulève aussi des questions sur la pérennité des modèles économiques des clubs.

Pour l’OM, cette manne financière arrive à un moment crucial. Le club, qui a connu des hauts et des bas ces dernières années, tente de se reconstruire autour d’une gestion plus rigoureuse. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si ces recettes suffiront à stabiliser la situation ou si de nouvelles mesures devront être prises. Une chose est sûre : en ces temps de restrictions budgétaires, chaque euro compte.

L’OM devra présenter ses comptes à la DNCG d’ici la fin de l’année 2026 pour validation. Le club devra également se conformer aux règles de l’UEFA en matière de fair-play financier, sous peine de sanctions.