L’altercation entre Jonathan Rowe et Adrien Rabiot dans les vestiaires de l’OM après la défaite à Rennes en août 2025 reste l’un des épisodes les plus marquants du début de saison 2025-2026. Selon RMC Sport, l’ailier anglais a détaillé son récit de l’incident lors d’une interview accordée à The Athletic, précisant qu’il n’a pas initié les hostilités.

Ce qu'il faut retenir

  • Jonathan Rowe affirme n’avoir pas déclenché la bagarre avec Adrien Rabiot après la défaite de l’OM à Rennes (1-0) le 15 août 2025, première journée de Ligue 1.
  • La situation s’est envenimée après des échanges verbaux, avant qu’un coup de poing ne soit porté par Rabiot. Rowe précise que ni Roberto De Zerbi (entraîneur à l’époque) ni Mehdi Benatia (directeur sportif) n’ont vu le premier coup.
  • Darryl Bakola, alors jeune joueur, a été victime d’un malaise vagal lors de l’affrontement.
  • Les dirigeants de l’OM, dont Pablo Longoria (président) et Mehdi Benatia, ont placé les deux joueurs sur la liste des transferts après l’incident.
  • Rowe a finalement été transféré à Bologne pour 17 millions d’euros, tandis que Rabiot a rejoint l’AC Milan.

Un vestiaire sous tension après Rennes

Le match perdu face à Rennes (1-0) avait déjà mis en lumière les frustrations internes au sein de l’effectif marseillais. Jonathan Rowe, interrogé par The Athletic, a décrit une ambiance électrique : « Ça a chauffé. Il a dit quelque chose. » La sécurité a tenté d’intervenir, mais Rabiot est entré dans la confrontation, aggravant la situation. Bakola, présent sur les lieux, s’est évanoui après un malaise vagal.

« Les esprits s’échauffaient, la situation a dégénéré. Ce genre de choses arrive souvent dans les vestiaires, plus qu’on ne le croit », a déclaré Rowe. Il ajoute : « De Zerbi et Benatia n’ont pas vu le premier coup de poing de Rabiot au début. Ils m’ont seulement vu revenir et le frapper. Ils ont donc probablement pensé que je l’avais frappé sans raison apparente. »

Les réactions des dirigeants marseillais

Mehdi Benatia, alors directeur sportif, avait évoqué cette altercation sur RMC Sport en termes forts : « On a un petit [Darryl Bakola] qui, en plus, malheureusement à ce moment-là fait une sorte de malaise vagal, qui tombe par terre. Tout ça dans un vestiaire, c’est une scène de chaos, je n’ai jamais vu ça. » Il avait souligné l’absence de réaction immédiate des cadres pour calmer les esprits, transformant une simple frustration post-match en affrontement physique.

Le président Pablo Longoria avait également réagi en plaçant Rowe et Rabiot sur la liste des transferts dès le lendemain. Une décision qui a conduit à leur départ respectif : Rowe à Bologne pour 17 millions d’euros, Rabiot à l’AC Milan.

« On est là pour faire du football. On ne peut pas arriver à une agression physique, un coup de poing dans la bouche, et la sécurité qui vient pour te séparer... Mais on est où ? »
— Mehdi Benatia, directeur sportif de l’OM en août 2025

Le parcours des deux joueurs après l’incident

Depuis son départ de l’OM, Jonathan Rowe s’est rapidement imposé à Bologne, où il a marqué 12 buts en Serie A. L’Anglais a évoqué les méthodes de Roberto De Zerbi, son ancien entraîneur à l’OM, en des termes plus nuancés : « Parfois, à l’entraînement, je m’ennuyais un peu car la construction du jeu se concentrait surtout sur la défense et les milieux de terrain pour nous permettre, à nous les attaquants, de recevoir le ballon. » Il a ajouté : « Mais d’une certaine manière, ça entraîne le cerveau à rester concentré, quoi qu’il arrive pendant le match. Vous toucherez peut-être le ballon une fois toutes les 10 ou 15 minutes, mais quand vous l’aurez, vous devrez être décisif. »

De son côté, Adrien Rabiot a repris le chemin de la Serie A à l’AC Milan, où son profil de milieu expérimenté a trouvé un nouveau cadre. Sa prise de parole initiale après la bagarre avait été perçue comme mesurée, avec des propos visant à apaiser le climat : « C’est un type bien », avait-il déclaré à l’époque.

Et maintenant ?

Près d’un an après l’incident, le vestiaire de l’OM a profondément changé. Les départs de Rowe et Rabiot, couplés à la nomination de nouveaux dirigeants, ont redessiné l’effectif. La question reste de savoir si un tel dérapage pourrait se reproduire sous la direction actuelle. Pour l’instant, aucun cadre n’a été signalé comme « intouchable » par la direction, mais la culture du collectif semble désormais encadrée par des protocoles plus stricts. Les prochains matchs européens de l’OM en Ligue Europa pourraient être l’occasion de mesurer la cohésion du groupe.

L’affaire Rabiot-Rowe rappelle que les vestiaires de football, souvent présentés comme des espaces de camaraderie, peuvent aussi devenir des lieux de tensions extrêmes. Entre frustrations sportives et dynamiques d’équipe, les clubs doivent désormais gérer ces risques avec une vigilance accrue, surtout en début de saison où les attentes sont les plus élevées.

Pourra-t-on éviter de nouveaux débordements ? La réponse dépendra autant des joueurs que de la capacité des staffs à anticiper ces situations.

Les deux joueurs ont été placés sur la liste des transferts par l’OM dès le lendemain de l’incident. Rowe a finalement été transféré à Bologne pour 17 millions d’euros, tandis que Rabiot a rejoint l’AC Milan. Aucune suspension supplémentaire n’a été annoncée par la Ligue de Football Professionnel.

Benatia a utilisé ce terme en raison de l’ampleur de l’affrontement, incluant un malaise vagal d’un jeune joueur (Darryl Bakola), l’intervention de la sécurité, et l’absence de réaction immédiate des cadres pour calmer les esprits. Pour lui, une simple frustration post-match a dégénéré en agression physique, ce qui est selon lui inacceptable dans un vestiaire de club professionnel.