Deux personnes ont été tuées et six autres blessées le lundi 11 mai 2026 lors d’une fusillade survenue dans le quartier sensible des Moulins, à Nice, selon Le Figaro. L’auteur présumé des tirs, circulant à trottinette, a ouvert le feu sur une place très commerçante de ce secteur, avant que trois suspects, dont lui-même, ne soient placés en garde à vue puis mis en examen ce lundi 18 mai.
Ce qu'il faut retenir
- Deux morts et six blessés lors de la fusillade survenue le 11 mai 2026 dans le quartier des Moulins à Nice.
- Trois suspects mis en examen aujourd’hui, dont le tireur présumé, selon les déclarations du procureur de la République.
- L’enquête initiale suggère un lien avec le trafic de stupéfiants, une piste qui s’oriente désormais vers Marseille.
- Le procureur a pointé la « responsabilité des consommateurs » de drogue dans la montée des violences.
- L’OGC Nice et la municipalité préparent le déplacement de 15 autocars pour la finale de Coupe de France à Paris le 22 mai.
Un quartier déjà marqué par la criminalité
Le quartier des Moulins, situé à l’ouest de Nice, est réputé pour sa forte concentration de commerces et de population, mais aussi pour son taux de criminalité supérieur à la moyenne départementale. La fusillade s’est produite en début de soirée sur une place centrale, fréquentée par de nombreux habitants et clients. Les deux victimes, dont l’identité n’a pas été révélée, étaient des passants pris pour cible lors des tirs.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’auteur présumé des tirs aurait agi de manière opportuniste, sans lien apparent avec ses victimes. Six personnes ont été blessées, dont deux dans un état grave. Les secours, rapidement déployés sur place, ont permis d’évacuer les victimes vers les hôpitaux niçois.
Trois suspects mis en examen, dont le tireur présumé
Ce lundi 18 mai 2026, le procureur de la République de Nice a annoncé que trois individus, dont le tireur présumé, avaient été mis en examen pour « assassinats et tentatives d’assassinats en bande organisée ». Les suspects, tous connus des services de police, ont été placés en détention provisoire. L’un d’eux, âgé de 25 ans, est identifié comme l’auteur des tirs, tandis que les deux autres, âgés de 22 et 30 ans, seraient impliqués dans l’organisation logistique des faits.
« Les investigations se poursuivent pour déterminer si d’autres complices pourraient être impliqués », a précisé le procureur lors d’une conférence de presse. Les enquêteurs privilégient désormais une piste liée au trafic de stupéfiants, une hypothèse qui s’est imposée en raison des antécédents judiciaires de certains suspects et des tensions récurrentes dans le secteur.
Un trafic de drogue pointé du doigt par le procureur
Dans une déclaration relayée par Le Figaro, le procureur de la République a souligné le rôle des consommateurs de drogue dans l’escalade des violences à Nice. « La responsabilité des consommateurs est engagée dans cette économie parallèle qui nourrit les conflits entre réseaux », a-t-il affirmé. Cette prise de position intervient alors que les forces de l’ordre intensifient leurs opérations dans les quartiers sensibles du département.
Parallèlement, les investigations se concentrent désormais sur Marseille, où des liens auraient été établis avec des réseaux criminels locaux. Les enquêteurs étudient les déplacements des suspects dans les jours précédant les faits, ainsi que leurs connexions avec des individus fichés pour trafic de stupéfiants.
Le contexte sécuritaire à Nice et en région
Cette fusillade s’inscrit dans un contexte plus large de tensions sécuritaires en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les services de police niçois ont enregistré une hausse de 12 % des violences urbaines au premier trimestre 2026, notamment dans les quartiers prioritaires. Les autorités locales multiplient les dispositifs de prévention, mais la présence de groupes criminels organisés complique les efforts des forces de l’ordre.
Côté politique, le maire de Nice, membre du parti UDR, a réaffirmé son soutien aux forces de l’ordre tout en appelant à renforcer les moyens alloués à la sécurité publique. « Nous ne tolérerons aucune forme de criminalité qui menace la tranquillité des Niçois », a-t-il déclaré lors d’un conseil municipal exceptionnel.
Reste à voir si cette affaire accélérera les réformes sécuritaires en région PACA, alors que la pression monte sur le gouvernement pour agir face à la montée des violences liées aux trafics.
Les trois suspects, dont le tireur présumé, ont été mis en examen pour « assassinats et tentatives d’assassinats en bande organisée ». Les enquêteurs examinent également d’éventuelles charges liées au trafic de stupéfiants, selon les déclarations du procureur de la République.