L'indice vedette parisien, le CAC 40, a clôturé cette première journée de la semaine en baisse, pressurisé par l'évolution des cours pétroliers, dont la hausse s'est cependant calmée en fin de journée. Selon nos confrères de BFM Bourse, après avoir perdu près de 7% la semaine passée, la Bourse de Paris a poursuivi sa glissade, toujours dépendante de l'évolution des prix des hydrocarbures et du conflit au Moyen-Orient.
Ce qu'il faut retenir
- Le CAC 40 a clôturé en baisse de 0,98%
- La flambée du pétrole s'est atténue en fin de journée
- Les taux des obligations ont connu une détente
- Les cours du gaz et du pétrole ont augmenté
L'aversion au risque reste très palpable avec l'évolution des cours du gaz et du pétrole. Le contrat de mai sur le Brent de mer du Nord a gagné encore 7,6% à 99,74 dollars, ayant frôlé plus tôt les 120 dollars le baril. Celui de même échéance sur le WTI coté à New York a progressé encore de 4,5% à 95,02 dollars le baril.
Le dutch TTF de Rotterdam, référence européenne, s'adjuge encore 5,8%. L'emploi des réserves stratégiques à l'étude, mais pour l'heure, il n'est pas encore question de piocher dans les réserves de pétrole.
“Nous sommes prêts à prendre les mesures nécessaires, y compris à puiser dans les réserves stratégiques pour stabiliser le marché”, a assuré Roland Lescure, ministre français de l’Économie et des Finances, à l'issue de ce G7, même si “on n'en est pas encore là”.
La situation au Moyen-Orient
La hausse des cours avait précédemment été propulsée par l'enveniment de la situation au Moyen-Orient où les frappes se poursuivent. Attaqués par Israël et les États-Unis, l'Iran continue d'attaquer les infrastructures d'hydrocarbures de ses voisins. Face à ces bombardements, plusieurs pays producteurs de gaz et de pétrole de la région sont contraints d'abaisser leur production.
“On assiste à une réduction de 70% de la production dans les trois principaux champs pétrolifères d'Irak, et la forte baisse de la production au Koweït pourrait être suivie de mesures similaires aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite”, a alerté Derren Nathan, analyste chez Hargreaves Lansdown, cité par l'Agence France Presse.
Risques de stagflation
“Les tensions sont également attisées par la désignation de Mojtaba Khamenei comme successeur de l’ayatollah Ali Khamenei, une décision qui risque d'irriter Donald Trump, ce dernier ayant auparavant exprimé sa volonté de peser dans le processus de désignation du futur dirigeant iranien”, a développé Matéis Mouflet, analyste chez XTB France.
“Le climat d’incertitude est aussi alimenté par l’évolution de la position de Donald Trump, qui semble de moins en moins opposé à une opération militaire sur le terrain, alors même qu’une large part de sa base y est fermement hostile”, a ajouté-t-il.
Les marchés obligataires
La hausse des cours du pétrole pose des risques de "stagflation", un scénario avec une envolée généralisée des prix alimentée initialement par les coûts de l'énergie qui serait couplée à une croissance anémique. Cette hypothèse entraîne actuellement des craintes sur les marchés obligataires, avec une forte progression des taux des différents titres d'État.
Le rendement de l'obligation française à 10 ans évolue à 3,52% après avoir touché un pic à 3,636% ce matin. “Depuis le début du conflit en Iran, près de 6.000 milliards de dollars de capitalisation boursière mondiale se sont évaporés. Les marchés obligataires ont été également ébranlés, poussant les acteurs du marché à revoir rapidement leurs projections de taux d'intérêt”, a développé Antoine Fraysse-Soulier, analyste de marché pour Etoro.
Conclusion
La situation au Moyen-Orient reste tendue, et les conséquences économiques de cette crise sont encore à déterminer. Il est essentiel de suivre les développements en temps réel pour être au courant des prochaines décisions importantes.
Les risques associés à la crise au Moyen-Orient incluent une augmentation des prix du pétrole, une dégradation de la situation économique mondiale et des conséquences politiques importantes.
