Le maire de Cannes, David Lisnard, a annoncé mercredi 6 mai 2026 l’instauration de contrôles systématiques de stupéfiants sur la Croisette, notamment pendant la période du Festival international du film. Selon Franceinfo - Culture, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une politique de tolérance zéro envers la consommation et le trafic de substances illicites lors des événements publics majeurs. Les autorités locales entendent ainsi renforcer la sécurité et l’image de la manifestation, tout en répondant aux préoccupations croissantes des riverains et des professionnels du secteur.

Ce qu'il faut retenir

  • Renforcement des contrôles de stupéfiants sur la Croisette, y compris pendant le Festival de Cannes.
  • Annonce faite par le maire de Cannes, David Lisnard, le 6 mai 2026.
  • Politique de tolérance zéro adoptée par les autorités locales.
  • Mesure visant à améliorer la sécurité et répondre aux inquiétudes des habitants et professionnels.

Une volonté de tolérance zéro sur les lieux publics

Lors d’une déclaration à la presse, David Lisnard a précisé que ces contrôles ne se limiteront pas aux abords du Palais des Festivals, mais s’étendront à l’ensemble de la Croisette. « Il y aura des contrôles de stupéfiants, y compris sur la Croisette », a-t-il affirmé, soulignant que cette mesure s’appliquera à tous les usagers, sans distinction. Selon lui, cette initiative s’inscrit dans une démarche globale de préservation de l’ordre public et de l’image de la ville, souvent associée à un certain laisser-aller pendant le festival. « Cannes doit rester un lieu où chacun peut se rendre en toute sérénité », a-t-il ajouté, rappelant que la consommation de stupéfiants reste illégale en France, quelle que soit la période de l’année.

Des contrôles déjà en place lors des éditions précédentes

Cette annonce intervient alors que les contrôles policiers et douaniers étaient déjà renforcés lors des éditions précédentes du Festival. Cependant, la nouveauté réside dans l’extension géographique de ces contrôles, qui couvriront désormais une zone plus large que le périmètre strict du Palais des Festivals. D’après les informations de Franceinfo - Culture, cette mesure pourrait s’accompagner d’une collaboration accrue entre les forces de l’ordre, les services de sécurité privée et les associations locales, afin de mieux identifier les points de deal et les consommateurs. « L’objectif n’est pas de sanctionner de manière systématique, mais de dissuader et de garantir un cadre sécurisé pour tous », a expliqué un responsable municipal sous couvert d’anonymat.

Un contexte marqué par les critiques des riverains

Cette décision intervient dans un contexte où les habitants de la Croisette et des quartiers adjacents expriment depuis plusieurs années leur exaspération face aux nuisances liées à la consommation de drogues lors du festival. En 2025, des associations de riverains avaient notamment porté plainte pour « trouble anormal de voisinage », pointant du doigt l’inaction des autorités. « On ne peut plus tolérer que des dealers s’installent devant nos portes », avait déclaré lors d’une réunion publique un représentant du quartier, sans que son nom ne soit précisé. Face à ces pressions, la municipalité a donc choisi de durcir sa réponse, en combinant contrôles préventifs et répression ciblée.

Et maintenant ?

Les premières opérations de contrôle devraient débuter dès la semaine prochaine, en amont de l’ouverture officielle du Festival, prévue le 14 mai 2026. La mairie de Cannes a indiqué qu’elle communiquerait prochainement sur les modalités précises de ces contrôles, notamment concernant les éventuelles sanctions encourues en cas de consommation ou de détention de stupéfiants. Pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour une évaluation des résultats de cette mesure, mais les autorités locales ont d’ores et déjà prévenu qu’elles maintiendraient une présence policière accrue sur la Croisette pendant toute la durée du festival.

Cette initiative pourrait également servir de modèle à d’autres villes françaises organisant des événements de grande ampleur, alors que les questions de sécurité et de propreté deviennent des enjeux majeurs dans l’organisation des festivals. Reste à voir si cette politique de fermeté parviendra à concilier les impératifs de sécurité et le respect des libertés individuelles, dans une ville où l’image de glamour et de légèreté reste centrale.

Les contrôles porteront sur l’ensemble des substances classées comme stupéfiants par la législation française, sans distinction de type ou de quantité. Cela inclut notamment le cannabis, la cocaïne, l’héroïne ou encore les drogues de synthèse comme l’ecstasy ou les nouveaux produits de synthèse (NPS).