Présenté dans le cadre de la Quinzaine des cinéastes lors du Festival de Cannes 2026, « Merci d’être venu » s’impose comme l’une des œuvres les plus marquantes de cette édition. Le réalisateur français Alain Cavalier, âgé de 94 ans, y déploie un journal intime filmé qui célèbre, sans fard ni artifice, l’émerveillement constant devant l’existence et le plaisir simple de la capturer par l’image. Comme le rapporte Le Monde, ce film testamentaire, à la fois joyeux et méditatif, confirme l’originalité d’une carrière qui traverse plus de sept décennies de cinéma.
À travers des plans épurés et une narration minimaliste, Cavalier y expose une réflexion sur la fragilité et la beauté de la vie, comme en témoignent ses prises de vue quotidiennes. L’œuvre, réalisée alors que le cinéaste approche de son siècle, se distingue par une sincérité rare, où chaque image semble pesée, chaque geste chargé de sens. Le public et la critique ont salué cette démarche, qui évite toute mièvrerie pour offrir une méditation profondément humaine sur le temps qui passe et la gratitude d’être encore là pour le filmer.
Ce qu'il faut retenir
- Alain Cavalier, réalisateur de 94 ans, présente « Merci d’être venu » à la Quinzaine des cinéastes lors du Festival de Cannes 2026.
- Le film prend la forme d’un journal intime filmé, explorant l’émerveillement devant la vie et le bonheur de la capturer par la caméra.
- L’œuvre est saluée pour son minimalisme stylistique et sa sincérité, évitant tout sentimentalisme superflu.
- Ce projet confirme l’audace artistique d’une carrière cinématographique débutée il y a plus de soixante-dix ans.
- Le film a été tourné dans un style épuré, avec des plans volontairement simples et une narration dépouillée.
Un film testamentaire porté par l’expérience et l’humilité
Alain Cavalier, né en 1931, a bâti une filmographie exigeante, marquée par des œuvres comme « Le Combat dans l’île » (1962) ou « Thérèse » (1986), qui lui ont valu une reconnaissance internationale. Avec « Merci d’être venu », il signe un film qui se veut moins un aboutissement qu’une continuation. Comme l’explique Le Monde, le cinéaste y adopte une posture d’observateur émerveillé, filmant les petits riens du quotidien avec la même attention que les grands événements. Les images, tournées à l’aide d’une caméra légère et discrète, traduisent cette volonté de saisir l’instant sans le dénaturer.
Le titre même du film, « Merci d’être venu », résume cette tonalité : une gratitude teintée d’humilité envers la vie, envers ceux qui l’entourent, et envers le cinéma qui lui permet de prolonger son dialogue avec le monde. Cavalier, qui a souvent évoqué son attachement à la liberté formelle, pousse ici la démarche à son paroxysme en faisant de son film une extension de son propre journal intime. — Autant dire que l’on est loin des blockbusters ou des fictions conventionnelles.
La Quinzaine des cinéastes, un écrin idéal pour cette œuvre
La Quinzaine des cinéastes, section parallèle du Festival de Cannes dédiée aux cinématographies indépendantes et innovantes, s’est imposée comme le cadre idéal pour accueillir « Merci d’être venu ». Selon les organisateurs, ce choix s’explique par la singularité du projet, qui allie documentaire et introspection, tout en respectant les codes d’une narration cinématographique exigeante. Comme l’indique Le Monde, la section a réservé à Cavalier une projection spéciale en présence du réalisateur, un honneur rare pour un artiste de son âge.
Cette programmation reflète une tendance de plus en plus marquée à Cannes : mettre en avant des films qui privilégient l’authenticité et l’émotion brute, loin des effets de mode. Les critiques présents sur la Croisette ont d’ailleurs souligné la cohérence de ce choix, notant que « Merci d’être venu » s’inscrit dans la lignée des grands films de la Quinzaine, comme ceux de Pedro Costa ou Apichatpong Weerasethakul. Bref, une sélection qui confirme l’importance de cette section dans le paysage du cinéma mondial.
Réactions et perspectives autour du film
Dès sa projection à Cannes, « Merci d’être venu » a suscité des réactions enthousiastes parmi les critiques et les cinéphiles. Plusieurs médias, dont Le Monde, ont salué la fraîcheur et la profondeur de l’œuvre, soulignant que Cavalier y démontre une vitalité artistique intacte. Certains observateurs n’ont pas hésité à comparer ce film aux grands journaux intimes du cinéma, comme ceux de Jonas Mekas ou Agnès Varda, tout en insistant sur son originalité propre.
Côté public, les premiers témoignages recueillis lors de la Quinzaine des cinéastes révèlent une réception contrastée : certains spectateurs y voient une œuvre touchante et nécessaire, tandis que d’autres, moins habitués au style minimaliste de Cavalier, peinent à s’accrocher au récit. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : « Merci d’être venu » s’inscrit d’ores et déjà comme l’un des films marquants de cette édition 2026 du Festival de Cannes, et pourrait bien devenir un classique du cinéma contemporain.
D’une durée de 78 minutes, le film est actuellement en cours de préparation pour une sortie nationale prévue à l’automne 2026. Une diffusion en salles est annoncée dans les cinémas d’art et essai, ainsi que dans certaines salles indépendantes à Paris et en région. Une liste complète des salles participantes sera publiée sur le site officiel du réalisateur et des distributeurs concernés dans les semaines à venir.