Le 79e festival de Cannes s’ouvre ce mardi 12 mai pour une édition de deux semaines marquée par l’affluence des stars internationales et une programmation résolument tournée vers l’Histoire et les combats contemporains. Selon Le Figaro, cette année encore, les grands studios hollywoodiens brilleront par leur absence, laissant le devant de la scène aux réalisateurs de renom et aux nouvelles voix du cinéma mondial.
Ce qu'il faut retenir
- Une sélection de 22 films en compétition, présidée par le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook et incluant 11 premiers longs-métrages.
- Parmi les stars attendues : Cate Blanchett, John Travolta, Penélope Cruz, Adam Driver, Marion Cotillard ou encore Barbra Streisand, venue recevoir une Palme d’honneur.
- Absence remarquée des blockbusters de Steven Spielberg et Christopher Nolan, remplacés par des œuvres engagées sur la Résistance, le régime de Vichy ou le génocide rwandais.
- Deux films français en compétition : L’Abondon, dédié à l’assassinat de Samuel Paty, et L’Affaire Marie-Claire, sur la lutte de Gisèle Halimi pour le droit à l’avortement.
- Le festival aborde aussi les enjeux géopolitiques, avec des œuvres sur l’Iran, l’Ukraine ou Israël, et s’affirme comme un bastion de résistance face à l’intelligence artificielle.
L’édition 2026 de Cannes s’annonce comme un rendez-vous majeur pour le cinéma mondial, malgré l’absence des mastodontes hollywoodiens. Le festival, qui se tiendra jusqu’au 23 mai, mettra en lumière des œuvres engagées et des stars internationales, dans un contexte géopolitique toujours aussi tendu. Selon Le Figaro, cette année encore, la Croisette servira de miroir aux crises contemporaines, tout en célébrant la diversité et l’innovation cinématographique.
Une programmation politique et historique
Cette année, la compétition officielle compte 22 longs-métrages en lice pour la Palme d’or, un nombre qui reflète l’éclectisme de la sélection. Le jury, présidé par Park Chan-wook, réalisateur sud-coréen de Old Boy, devra trancher entre des fresques historiques et des récits plus intimistes. Parmi les films phares figurent Moulin, du Hongrois László Nemes, qui revisite la Résistance française, ou Notre salut, d’Emmanuel Marre, qui explore le régime de Vichy.
Le cinéma espagnol sera également à l’honneur avec L’Être aimé, de Rodrigo Sorogoyen, porté par Javier Bardem. Ce dernier a d’ailleurs été primé à Cannes pour le scénario de Anatomie d’une chute. Thierry Frémaux, délégué général du festival, a souligné l’importance de ces œuvres : « C’est une façon de ramener l’Histoire au présent ». Une démarche qui s’inscrit dans la continuité de l’édition 2025, marquée par des débats sur la guerre à Gaza.
Des stars internationales, mais pas de blockbusters
Si les studios hollywoodiens ont déserté la Croisette, les stars, elles, sont bien au rendez-vous. Penélope Cruz, Adam Driver, Marion Cotillard ou Barbra Streisand — qui recevra une Palme d’honneur — défileront sur le tapis rouge. John Travolta fera également son retour en tant que réalisateur avec son premier film, tandis que Woody Harrelson et Kristen Stewart défendront Full Phil, du réalisateur Quentin Dupieux.
Absents cette année : les blockbusters tant attendus comme Disclosure Day de Steven Spielberg ou L’Odyssée de Christopher Nolan. Ces absences s’expliquent en partie par le contexte géopolitique et les tensions persistantes dans l’industrie cinématographique. Thierry Frémaux a d’ailleurs minimisé ce manque, affirmant : « Le cinéma est dans un état de productivité, de créativité, tout à fait formidable ».
Des films engagés sur les grands enjeux contemporains
La sélection cannoise 2026 ne se contente pas de divertir : elle interroge. Plusieurs œuvres abordent des sujets de société brûlants. Rehearsals for a Revolution retrace quarante ans de lutte contre la dictature iranienne, tandis que Ben’Imana, film rwandais, explore les cicatrices du génocide des Tutsis de 1994. Ces documentaires s’ajoutent à des fictions comme Le Minotaure, d’Andrei Zviaguintsev — réalisateur russe en exil — qui dissèque les tensions de la bourgeoisie russe face à la conscription militaire.
Côté français, deux films se distinguent par leur dimension politique. L’Abondon, hors compétition, retrace les derniers jours du professeur Samuel Paty, assassiné en 2020, tandis que L’Affaire Marie-Claire rend hommage à Gisèle Halimi, figure majeure de la lutte pour le droit à l’avortement. En ouverture du festival, le public pourra découvrir La Vénus électrique, nouveau film onirique de Pierre Salvadori, ainsi que le premier volet d’un biopic sur Charles de Gaulle, attendu comme un événement.
Cannes face à l’intelligence artificielle : un bastion de résistance
Alors que l’industrie cinématographique s’interroge sur l’impact de l’IA, le festival de Cannes se positionne comme un rempart contre cette technologie. Iris Knobloch, présidente du festival, a déclaré : « Nous ne fermons pas les yeux mais nous refusons qu’elle dicte sa loi au cinéma ». Une prise de position forte, alors que certains studios explorent déjà l’utilisation de l’IA pour la création cinématographique.
Cette édition sera également marquée par une Palme d’honneur décernée à Peter Jackson et à Barbra Streisand, deux légendes du cinéma. Un choix symbolique, alors que le festival célèbre sa 79e édition et continue de défendre l’humain au cœur de la création artistique.
Le festival de Cannes 2026 s’inscrit donc comme une édition charnière, entre héritage cinéphile et défis contemporains. Alors que le monde reste marqué par les conflits et les crises, la Croisette offre une tribune unique pour des œuvres qui, autant qu’elles divertissent, interrogent et bouleversent.
Selon Le Figaro, deux films français sont en compétition : L’Abondon, qui retrace l’assassinat de Samuel Paty, et L’Affaire Marie-Claire, sur le combat de Gisèle Halimi pour le droit à l’avortement.
Plusieurs raisons expliquent cette absence : un contexte géopolitique tendu et des tensions persistantes dans l’industrie cinématographique. Thierry Frémaux a cependant souligné que le cinéma reste « dans un état de productivité et de créativité formidable », minimisant l’impact de ces absences.