Le constructeur automobile chinois Chery, via sa filiale spécialisée dans la robotique AiMOGA Robotics, a commencé à déployer des robots policiers autonomes dans plusieurs villes de Chine. Ces machines, surnommées « RoboCop » par la presse locale, assurent désormais des missions de patrouille et de surveillance dans des zones urbaines, selon Journal du Geek.
Ce qu'il faut retenir
- Le constructeur Chery, via sa filiale AiMOGA Robotics, a développé une gamme de robots policiers opérationnels dans plusieurs villes chinoises.
- Ces robots, surnommés « RoboCop » par les médias, ne sont plus cantonnés à des démonstrations technologiques.
- Ils interviennent dans des missions de patrouille et de surveillance urbaine.
- Cette initiative s'inscrit dans la stratégie chinoise de modernisation des forces de l'ordre.
Comme le rapporte Journal du Geek, ce déploiement marque une étape concrète dans l'utilisation de l'intelligence artificielle et de la robotique au service de la sécurité publique. Contrairement à des projets expérimentaux passés, ces robots sont désormais intégrés aux forces de l'ordre et participent activement à des missions de terrain. AiMOGA Robotics, filiale de Chery dédiée à l'innovation technologique, a conçu ces machines pour répondre à des besoins spécifiques de surveillance et de contrôle urbain.
D'après les informations divulguées, ces robots policiers sont équipés de caméras haute définition, de systèmes de reconnaissance faciale et de haut-parleurs pour interagir avec le public. Ils peuvent également transmettre des données en temps réel aux centres de commandement. « Ces robots permettent de renforcer la sécurité tout en libérant des ressources humaines pour des tâches plus complexes », a déclaré un porte-parole de Chery, cité par Journal du Geek. L'entreprise n'a pas précisé le nombre exact de robots déployés, mais a confirmé leur utilisation dans « plusieurs grandes villes chinoises » sans donner de noms précis.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte plus large de modernisation des forces de l'ordre en Chine. Depuis plusieurs années, les autorités chinoises investissent massivement dans les technologies de surveillance et de contrôle, avec des outils comme les caméras à reconnaissance faciale ou les systèmes de notation sociale. L'intégration de robots autonomes dans les forces de police reflète cette volonté de rationaliser les moyens humains et technologiques pour optimiser l'efficacité des interventions.
Si les résultats s'avèrent concluants, Chery et AiMOGA Robotics pourraient accélérer le développement de nouvelles versions, intégrant des fonctionnalités encore plus avancées comme l'analyse prédictive des comportements suspects ou la coordination avec des drones de surveillance. Reste à voir, toutefois, comment les citoyens réagiront à cette présence accrue de machines dans l'espace public, un sujet qui soulève déjà des questions sur la vie privée et la surveillance de masse.
Pour l'instant, aucune opposition organisée n'a été signalée, mais les associations de défense des droits numériques surveillent de près ce déploiement. Les autorités chinoises, de leur côté, insistent sur le caractère « complémentaire » de ces robots, assurant qu'ils ne remplaceront pas totalement les policiers humains.
Non, selon les informations disponibles. Les robots policiers chinois déployés par Chery ne sont pas équipés d'armes à feu. Ils sont principalement utilisés pour la surveillance, la transmission d'images et les interactions avec le public via des haut-parleurs. Leur rôle se limite à des missions de contrôle et de collecte d'informations.