La Belle Époque, période souvent associée à la culture, à l'élégance et à la joie de vivre, cache également des aspects plus sombres. C'est ce que montre la série « Paris Police 1910 », créée par Fabien Nury, qui explore les dessous de cette époque en mettant en lumière la « presse à chantage » et les fake news de l'époque, selon Franceinfo - Culture.

Dans cette troisième et ultime saison de « Paris Police », on retrouve le préfet de police de Paris, Louis Lépine, et le jeune policier Antoine Jouin, qui doivent naviguer dans un monde où la presse écrite est devenue un outil de manipulation et de sensationnalisme. La saison s'ouvre sur un double assassinat au domicile de Pompe Funèbre, une jeune femme qui est retrouvée nue mais vivante.

Ce qu'il faut retenir

  • La série « Paris Police 1910 » explore la face cachée de la Belle Époque.
  • La presse écrite de l'époque est caractérisée par la « presse à chantage » et les fake news.
  • La saison s'ouvre sur un double assassinat au domicile de Pompe Funèbre.
  • Le personnage de Monsieur La Bruyère, directeur du quotidien Le Matin, est incarné par Micha Lescot.
  • La série montre la face laide de la Belle Époque, avec ses aspects d'antisémitisme, de complotisme et de sexe.

La presse à chantage

La série met en lumière la « presse à chantage », qui était caractéristique de la presse écrite de l'époque. Selon Fabien Nury, « c'est une presse commercialiste, sensationnaliste, cynique, qui fabrique autant d'informations qu'elle en rapporte. C'est une presse qui fait peur. On l'appelait la presse à chantage. »

Cette presse était capable de vendre des millions d'exemplaires par jour, pour une population de moins de 40 millions de Français. Cela représentait un pouvoir considérable, comparable à celui de la télévision, des plateformes et des réseaux sociaux aujourd'hui.

Les personnages

La série met en scène des personnages complexes et nuancés, comme Monsieur La Bruyère, directeur du quotidien Le Matin, qui est incarné par Micha Lescot. Selon Fabien Nury, « c'est une sorte de showrunner maléfique, qui est très bon dans son métier, mais c'est vraiment un individu déplorable, prêt à tout. Éminemment moderne, intelligent, et en même temps misanthrope, misogyne, cynique. Sans scrupule, il sème la division entre les gens. »

Les personnages de la série sont donc des représentations de la société de l'époque, avec ses défauts et ses qualités. Ils permettent de mieux comprendre le contexte dans lequel la série se déroule.

Et maintenant ?

La série « Paris Police 1910 » se termine avec cette troisième et ultime saison. Les fans de la série pourront suivre les prochaines aventures de Fabien Nury, qui continue de créer des œuvres qui explorent les dessous de l'histoire. La série sera diffusée chaque lundi soir sur Canal+.

En conclusion, « Paris Police 1910 » est une série qui explore la face cachée de la Belle Époque, en mettant en lumière la « presse à chantage » et les fake news de l'époque. Les personnages complexes et nuancés de la série permettent de mieux comprendre le contexte dans lequel elle se déroule.