Avec un adulte français sur cinq concerné par un taux de cholestérol trop élevé, les recommandations sur les matières grasses en cuisine restent souvent floues. Selon Top Santé, deux huiles végétales se distinguent pour leurs bienfaits sur la santé cardiovasculaire, à condition de les utiliser correctement.

Ce qu'il faut retenir

  • Un adulte sur cinq en France présente un taux de cholestérol élevé, selon les données épidémiologiques récentes.
  • Deux huiles végétales sont particulièrement recommandées par des cardiologues pour cuisiner en cas d’hypercholestérolémie.
  • Leur utilisation optimale dépend de leur point de fumée et de leur composition en acides gras.
  • Ces huiles ne remplacent pas un régime équilibré, mais constituent un levier complémentaire pour limiter les risques cardiovasculaires.

Un Français sur cinq concerné par le cholestérol élevé

En France, la prévalence de l’hypercholestérolémie reste élevée, touchant environ 20 % de la population adulte. Ce trouble métabolique, souvent asymptomatique, expose à un risque accru de maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans le pays. Face à ce constat, les recommandations nutritionnelles évoluent, mais peinent parfois à être claires pour le grand public. C’est dans ce contexte que des cardiologues mettent en avant deux huiles végétales aux propriétés spécifiques.

Selon Top Santé, ces deux options permettraient de concilier plaisir culinaire et gestion du cholestérol, à condition de respecter certaines règles d’utilisation. Autant dire que le choix du gras en cuisine n’est pas anodin lorsqu’on surveille son taux de LDL, souvent surnommé « mauvais cholestérol ».

Deux huiles végétales plébiscitées par les spécialistes

Parmi les huiles disponibles sur le marché, deux se démarquent pour leurs bienfaits sur le cholestérol. La première est l’huile de colza, riche en oméga-3 et en acides gras mono-insaturés, qui aident à réduire le LDL tout en augmentant le HDL, le « bon cholestérol ». La seconde est l’huile d’olive extra vierge, reconnue pour ses antioxydants et son impact positif sur la santé cardiovasculaire.

Comme le précise Top Santé, ces deux huiles se distinguent par leur profil lipidique équilibré. « Elles apportent des graisses de bonne qualité, contrairement à certaines huiles raffinées ou aux graisses animales », a expliqué un cardiologue cité par le média. Leur utilisation régulière, dans le cadre d’une alimentation variée, pourrait ainsi contribuer à limiter l’accumulation de plaques d’athérome dans les artères.

Comment bien les utiliser en cuisine ?

Pour tirer pleinement profit de ces huiles, encore faut-il les utiliser correctement. L’huile de colza, par exemple, supporte des températures modérées, idéales pour les cuissons douces comme les sautés ou les vinaigrettes. Son point de fumée, autour de 200 °C, la rend adaptée à la plupart des préparations quotidiennes. Quant à l’huile d’olive extra vierge, son utilisation à froid est recommandée pour préserver ses antioxydants, mais elle peut aussi servir en cuisson à basse température.

D’après Top Santé, il est préférable d’éviter les expositions prolongées à la chaleur, qui dégradent les nutriments essentiels. « L’idéal est de varier les huiles selon les plats, en privilégiant les versions bio et de première pression à froid », a recommandé un nutritionniste interrogé. Bref, ces deux huiles ne sont pas des remèdes miracles, mais des outils parmi d’autres pour une alimentation plus saine.

Et maintenant ?

Si ces recommandations gagnent en visibilité, leur adoption à grande échelle dépendra de campagnes d’information plus ciblées. Des associations de patients et des cardiologues appellent à une meilleure éducation nutritionnelle, notamment dans les foyers où les habitudes culinaires restent ancrées. Les prochaines recommandations de la Haute Autorité de Santé, attendues d’ici la fin de l’année 2026, pourraient intégrer ces conseils. Reste à voir si les fabricants de produits alimentaires s’empareront de cette tendance pour proposer des alternatives plus saines.

En attendant, les cardiologues invitent à consulter un professionnel de santé avant d’effectuer des changements majeurs dans son alimentation. Car si ces huiles sont bénéfiques, elles ne suffisent pas à elles seules à corriger un taux de cholestérol élevé, souvent lié à des facteurs génétiques ou à un mode de vie sédentaire.

Oui, l’huile de colza supporte des températures jusqu’à 200 °C, ce qui la rend adaptée à la plupart des cuissons quotidiennes comme les sautés ou les grillades. Cependant, pour préserver ses nutriments, il est conseillé d’éviter les expositions prolongées à haute température.