Le candidat d’extrême droite Abelardo de la Espriella, avocat millionnaire sans passé politique, affrontera le 21 juin 2026 Ivan Cepeda dans le cadre du second tour de l’élection présidentielle colombienne, selon RFI. Arrivé en tête du premier tour le 31 mai 2026, il doit sa surprise électorale à un discours martial contre les groupes armés, s’inspirant des méthodes de Donald Trump.
Ce qu'il faut retenir
- Abelardo de la Espriella, avocat millionnaire et novice en politique, arrive en tête du premier tour de la présidentielle colombienne le 31 mai 2026.
- Il affrontera Ivan Cepeda au second tour, prévu le 21 juin 2026.
- Son programme repose sur une approche répressive face aux groupes armés, s’inspirant de Donald Trump.
- De la Espriella n’a aucune expérience politique préalable.
- Il promet une « main de fer » pour restaurer la sécurité en Colombie.
Un outsider inattendu en tête du scrutin
Le résultat du premier tour du 31 mai 2026 a réservé une surprise de taille en Colombie. Contre toute attente, Abelardo de la Espriella, avocat millionnaire dépourvu d’expérience politique, a obtenu le plus grand nombre de voix, selon les résultats officiels rapportés par RFI. Ce succès inattendu propulse un candidat inconnu du grand public dans une position clé pour le second tour.
Âgé de 58 ans, de la Espriella s’est présenté comme un outsider, promettant de rompre avec les méthodes traditionnelles de gouvernance. Son discours, marqué par une rhétorique musclée, séduit une partie de l’électorat en quête de fermeté face à la menace des groupes armés illégaux, encore très actifs dans certaines régions du pays.
Un programme inspiré par Donald Trump
De la Espriella a clairement affiché son admiration pour l’ancien président américain Donald Trump, dont il reprend certains thèmes de campagne. Parmi ses propositions phares, il mise sur une politique de « main de fer » pour lutter contre les groupes criminels et restaurer l’autorité de l’État, explique RFI. Cette approche tranche radicalement avec celle de son adversaire, Ivan Cepeda, candidat de gauche engagé pour la paix et le dialogue social.
Son positionnement idéologique, à la fois nationaliste et sécuritaire, s’inscrit dans une tendance plus large observée en Amérique latine, où des figures populistes émergent sur fond de mécontentement face à l’insécurité. « Nous devons défendre la Colombie contre ceux qui veulent la détruire », a-t-il déclaré lors d’un meeting à Bogotá, selon des propos rapportés par RFI.
Un profil contrasté face à un candidat expérimenté
Si de la Espriella incarne l’inexpérience politique, son adversaire, Ivan Cepeda, est un vétéran de la vie publique colombienne. Ancien sénateur et militant des droits de l’homme, Cepeda est connu pour son engagement en faveur des négociations de paix et de la lutte contre les inégalités sociales. Leur confrontation lors du second tour du 21 juin 2026 promet d’être un duel idéologique entre deux visions opposées de l’avenir du pays.
Pour de la Espriella, l’enjeu est de convaincre les électeurs que sa méthode, bien que radicale, est la seule capable de mettre fin à des décennies de violence. À l’inverse, Cepeda mise sur une approche inclusive, cherchant à apaiser les tensions et à reconstruire un tissu social fragilisé. Autant dire que ce second tour s’annonce comme un référendum sur l’orientation politique de la Colombie pour les années à venir.
Reste à voir comment les électeurs, souvent divisés entre partisans d’une ligne dure et ceux prônant le dialogue, trancheront ce 21 juin. Une question centrale se pose : la Colombie est-elle prête à confier son avenir à un novice, ou privilégiera-t-elle l’expérience d’un candidat ancré dans la vie politique depuis des décennies ?
Abelardo de la Espriella n’a jamais occupé de fonction politique élective avant cette campagne présidentielle. Avocat de profession, il s’est fait connaître du grand public uniquement à travers cette élection, selon les informations rapportées par RFI.