Les parents souhaitant bénéficier du nouveau congé de naissance instauré par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 doivent désormais respecter une échéance précise. Selon Le Figaro, la ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist, a rappelé ce mercredi 20 mai que toute demande devait être formulée auprès de l’employeur avant le 1er juin pour une prise effective à compter du 1er juillet.

Cette mesure, qui s’appliquera à tous les enfants nés à partir du 1er janvier 2026, s’inscrit dans le cadre d’un dispositif visant à renforcer la natalité en France. Cinq décrets d’application seront publiés la semaine prochaine afin de permettre son entrée en vigueur, comme l’a confirmé le ministère à l’AFP. Autant dire que les employeurs comme les salariés doivent se préparer à ces nouvelles règles, qui pourraient entraîner un effet cumulatif pour les naissances intervenues entre janvier et juillet 2026.

Ce qu'il faut retenir

  • Tous les parents d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026 pourront bénéficier du nouveau congé de naissance dès le 1er juillet, sous réserve d’une notification à l’employeur avant le 1er juin.
  • Les parents d’enfants nés entre le 1er janvier et le 1er juillet 2026 pourront prétendre à ce congé jusqu’en avril 2027.
  • Chaque parent bénéficiera d’un ou deux mois de congé supplémentaire, indemnisé à 70 % du salaire net pour le premier mois et 60 % pour le second.
  • Le congé pourra être fractionné en deux périodes d’un mois et pris simultanément ou en alternance avec l’autre parent.
  • Cinq décrets d’application seront publiés la semaine prochaine pour activer ce dispositif.

Un congé supplémentaire de un à deux mois selon les cas

Le nouveau congé de naissance, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, s’ajoute aux dispositifs existants comme le congé maternité, paternité ou d’adoption. Selon les informations relayées par Le Figaro, chaque parent pourra bénéficier d’un mois de congé indemnisé à 70 % du salaire net, suivi d’un second mois à 60 %. Ce montant couvre les parents dont les enfants sont nés à partir du 1er janvier, mais il reste à préciser si cette indemnisation s’appliquera rétroactivement pour les naissances intervenues avant l’entrée en vigueur officielle du dispositif.

Ce congé supplémentaire pourra être pris en une seule fois ou fractionné en deux périodes d’un mois, offrant ainsi une plus grande flexibilité aux parents. Il pourra être pris en même temps que l’autre parent ou en alternance, ce qui permettra aux familles d’organiser leur temps en fonction de leurs besoins. Pour la ministre Stéphanie Rist, cette mesure s’inscrit dans une volonté de soutien à la natalité, alors que le taux de fécondité en France continue de reculer depuis plusieurs années.

Une notification obligatoire un mois avant le départ

Pour éviter tout désagrément, les parents concernés devront impérativement informer leur employeur de leur intention de prendre ce congé avant le 1er juin 2026. « Tous les parents d’enfants nés à partir du 1er janvier pourront, dès le 1er juillet, prendre leur congé supplémentaire de naissance, en prévenant leur employeur un mois avant », a rappelé Stéphanie Rist lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Cette obligation s’appliquera même aux naissances intervenues avant l’été, puisque les parents d’enfants nés entre le 1er janvier et le 1er juillet 2026 pourront bénéficier de ce congé jusqu’en avril 2027.

La ministre a également reconnu que certains employeurs pourraient s’inquiéter d’un effet cumulatif, notamment si de nombreux salariés donnent naissance à un enfant en début d’année. Pour limiter cet impact, le gouvernement a prévu que les cinq décrets d’application nécessaires à la mise en œuvre de ce congé seront publiés la semaine prochaine, permettant ainsi une transition progressive. « Certains employeurs sont inquiets puisqu’il peut y avoir un effet cumulatif de tous les parents d’enfants nés depuis le 1er janvier », a-t-elle souligné.

Un dispositif annoncé en 2024 pour relancer la natalité

L’idée d’un congé de naissance supplémentaire avait été présentée par le président Emmanuel Macron en janvier 2024, dans le cadre d’un plan visant à encourager la natalité en France. Ce dispositif s’inscrit dans une série de mesures destinées à soutenir les familles, alors que le pays enregistre un taux de fécondité en baisse depuis plusieurs années. En 2023, la France comptait 1,8 enfant par femme, un chiffre en dessous du seuil de renouvellement de la population, fixé à 2,1 enfants par femme.

Outre ce congé de naissance, d’autres propositions ont été évoquées ces dernières années pour soutenir les parents, comme la création de nouveaux jours fériés, une sixième semaine de congés payés, ou encore un allongement du congé parental. Si ces mesures visent à améliorer le quotidien des familles, leur efficacité à long terme reste à démontrer. Pour l’heure, le gouvernement mise sur ce congé supplémentaire pour inciter les parents à avoir des enfants sans craindre les conséquences sur leur carrière professionnelle.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour les employeurs et les salariés. Les cinq décrets d’application attendus la semaine prochaine devraient préciser les modalités pratiques de ce congé, notamment en ce qui concerne son financement et son articulation avec les autres dispositifs existants. Les parents d’enfants nés en début d’année 2026 devront quant à eux se manifester auprès de leur employeur avant le 1er juin pour ne pas perdre le bénéfice de ce nouveau droit. Reste à savoir si cette mesure suffira à inverser la tendance démographique en France, alors que la natalité reste un enjeu majeur pour l’équilibre économique et social du pays.

Pour les familles concernées, l’enjeu sera désormais de bien anticiper leur demande afin de ne pas se retrouver dans une situation de précipitation. Les employeurs, de leur côté, devront adapter leurs effectifs et leurs processus internes pour gérer au mieux les départs en congé de leurs salariés. Une chose est sûre : cette réforme, bien que saluée par certains, ne manquera pas de susciter des interrogations quant à son impact réel sur la natalité et l’organisation du travail en France.

Non. Selon les informations communiquées par Stéphanie Rist, le congé de naissance s’appliquera uniquement aux enfants nés à partir du 1er janvier 2026. Les parents d’enfants nés entre le 1er janvier et le 1er juillet 2026 pourront cependant en bénéficier jusqu’en avril 2027.

Le premier mois de congé est indemnisé à 70 % du salaire net, tandis que le second mois l’est à 60 %. Ces montants s’appliquent dans la limite des plafonds fixés par la Sécurité sociale.