Alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient s'intensifient, la participation de l'équipe d'Iran à la Coupe du monde 2026 ne fait plus débat, selon le président de la Fifa, Gianni Infantino. Dans une interview accordée à la chaîne CNBC à Washington, ce dernier a réaffirmé mercredi 16 avril que la Team Melli se rendra bien aux États-Unis pour y disputer le Mondial du 11 juin au 19 juillet, malgré les frappes militaires récentes et les risques sécuritaires persistants. RMC Sport rapporte cette déclaration, confirmant ainsi que l'Iran ne renoncera pas à sa participation, malgré les incertitudes initiales liées aux conflits en cours.

Ce qu'il faut retenir

  • L'Iran participera bien à la Coupe du monde 2026, malgré les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, a confirmé Gianni Infantino, président de la Fifa.
  • La sélection iranienne doit disputer ses trois matchs du groupe G aux États-Unis : contre la Nouvelle-Zélande le 16 juin à Los Angeles, la Belgique le 21 juin à Los Angeles, et l'Égypte le 27 juin à Seattle.
  • Un camp de base est prévu à Tucson, en Arizona, où l'équipe devrait s'installer pendant la compétition.
  • Les États-Unis, le Mexique et le Canada coorganisent cet événement qui réunira 48 équipes pour la première fois.

Une participation « sûre », malgré les tensions régionales

Dans une déclaration à CNBC, Gianni Infantino n'a laissé planer aucun doute : « L'Iran viendra, c'est sûr ». Une affirmation ferme alors que la présence de la sélection était jugée incertaine il y a encore quelques semaines. Les frappes américaines et israéliennes contre Téhéran fin février avaient en effet suscité des interrogations sur la possibilité pour l'équipe de se rendre en Amérique du Nord, où se déroulera le tournoi. Infantino a rappelé que les joueurs iraniens « représentent leur peuple et se sont qualifiés sportivement », soulignant ainsi que leur participation relève d'une question de légitimité sportive.

Le président de la Fifa a également évoqué les craintes liées à la sécurité des joueurs sur le sol américain, un sujet soulevé publiquement par l'ancien président américain Donald Trump. « Nous espérons qu'à ce moment-là [le début de la compétition], la situation sera pacifique, ce qui aiderait vraiment », a-t-il ajouté, sans pour autant garantir une stabilisation totale du contexte géopolitique d'ici juin. Infantino a d'ailleurs effectué un déplacement en Turquie fin mars pour rencontrer l'équipe iranienne en stage à Antalya, assistant même à un match amical, afin de réaffirmer son soutien à la participation des joueurs.

Un calendrier inchangé, malgré les demandes iraniennes

Selon le calendrier officiel de la Fifa, l'Iran évoluera dans le groupe G, composé de la Nouvelle-Zélande, de la Belgique et de l'Égypte. Leurs trois matchs se dérouleront aux États-Unis : le 16 juin face à la Nouvelle-Zélande au SoFi Stadium de Los Angeles, le 21 juin contre la Belgique au même endroit, et enfin le 27 juin face à l'Égypte au Lumen Field de Seattle. Le camp de base iranien est quant à lui prévu à Tucson, en Arizona, une ville située dans le sud-ouest des États-Unis, à environ 100 km de la frontière mexicaine.

Dès le début du conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, Téhéran avait évoqué la possibilité d'un boycott de la compétition. L'Iran avait ensuite demandé à la Fifa de déplacer ses matchs des États-Unis vers le Mexique, une proposition rejetée par l'instance mondiale. Malgré les représailles iraniennes contre Israël et les frappes aériennes américaines sur son territoire, la Fifa a maintenu ses exigences sportives, rappelant que les qualifications étaient acquises sur le terrain.

Le sport avant la politique, selon Infantino

Face aux tensions persistantes, Gianni Infantino a réitéré son positionnement : « Le sport doit être en dehors de la politique ». Lors de son intervention, il a insisté sur le rôle de la Fifa comme acteur de rassemblement, malgré les réalités géopolitiques. « D'accord, nous ne vivons pas sur la Lune, nous vivons sur la planète Terre. Mais si personne d'autre ne croit à la construction de ponts et au fait de les garder intacts et unis, alors c'est nous qui faisons ce travail », a-t-il déclaré. Une posture qui vise à maintenir l'unité du football mondial, alors que les conflits au Moyen-Orient menacent d'ébranler le déroulement harmonieux de l'événement.

Infantino a également exprimé son espoir quant à la réussite de cette Coupe du monde 2026, la plus grande jamais organisée avec 48 équipes et trois pays hôtes. « Elle sera une réussite si elle est réussie du point de vue de la sécurité, donc sans incident, et du point de vue du football, avec de grands matches et un football enthousiasmant », a-t-il précisé. Une vision qui contraste avec les craintes d'une compétition perturbée par les tensions internationales.

Et maintenant ?

La prochaine étape déterminante pour la participation iranienne sera la confirmation définitive des mesures de sécurité mises en place par les organisateurs américains. Une trêve fragile, entrée en vigueur le 8 avril pour deux semaines, reste en vigueur, mais les tensions persistent avec le verrouillage par l'Iran du détroit d'Ormuz et l'instauration d'un blocus américain sur les navires iraniens depuis le 15 avril. La Fifa devra également surveiller de près l'évolution des conditions d'accueil pour les supporters et les délégations, afin d'éviter tout incident susceptible de compromettre la tenue des matchs.

Reste à voir si les autorités iraniennes donneront leur feu vert définitif à l'envoi de leur équipe, malgré les risques perçus. Les déclarations d'Infantino laissent peu de place au doute, mais la situation sur le terrain pourrait encore évoluer dans les semaines à venir. Pour l'heure, la Fifa maintient son cap : aucun plan de repli n'est envisagé, et la compétition doit se dérouler comme prévu.

La participation de l'Iran était remise en question en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, aggravées par les frappes américaines et israéliennes contre Téhéran fin février. Le pays avait évoqué un boycott avant de demander à la Fifa de déplacer ses matchs des États-Unis vers le Mexique, une demande rejetée par l'instance.

L'Iran doit affronter la Nouvelle-Zélande le 16 juin à Los Angeles, la Belgique le 21 juin dans la même ville, et l'Égypte le 27 juin à Seattle. Ces trois rencontres se dérouleront aux États-Unis, où l'équipe sera basée à Tucson, en Arizona.