À Montfort-sur-Meu, en Ille-et-Vilaine, un service hybride entre l’autostop et le transport en commun vient d’être lancé. Covoit’go, proposé par trois communautés de communes – Brocéliande, Montfort et Bretagne Romantique –, redéfinit les codes du covoiturage classique en misant sur la gratuité et l’absence de réservation. Selon Reporterre, ce dispositif innovant mise sur des arrêts dédiés équipés de panneaux lumineux indiquant les destinations disponibles.

Ce qu'il faut retenir

  • Un service gratuit et sans réservation, ni covoiturage classique ni ligne de bus traditionnelle
  • Trois communautés de communes en Ille-et-Vilaine impliquées : Brocéliande, Montfort et Bretagne Romantique
  • Des arrêts dédiés avec panneaux lumineux affichant les destinations possibles
  • Une alternative écologique et solidaire pour les trajets locaux

Un concept inédit entre stop et transport en commun

Ni tout à fait un arrêt de bus, ni une station de covoiturage classique, ni un simple stop : Covoit’go se positionne comme une solution intermédiaire. Les usagers se rendent à l’arrêt dédié, consultent l’écran lumineux qui affiche les destinations proposées, puis attendent qu’un automobiliste se propose de les emmener. Le principe est simple : gratuit, sans réservation préalable, et ouvert à tous. Comme le rapporte Reporterre, ce système repose sur la bonne volonté des conducteurs, tout en offrant une flexibilité inédite pour les passagers.

Montfort-sur-Meu, un territoire pilote en Ille-et-Vilaine

La ville de Montfort-sur-Meu, située en Ille-et-Vilaine, sert de terrain d’expérimentation à ce projet. Avec ses alentours, elle fait partie des trois intercommunalités ayant lancé ce dispositif. Covoit’go s’adresse en priorité aux trajets du quotidien, souvent mal desservis par les transports en commun classiques. « Ce n’est ni de l’autostop, ni une ligne de bus, ni du covoiturage traditionnel », précise un porte-parole des communautés de communes. L’objectif affiché est de réduire l’usage de la voiture individuelle tout en favorisant les liens sociaux.

Un modèle écologique et social

Ce service s’inscrit dans une démarche écologique, en limitant les émissions de CO₂ liées aux déplacements. Il mise également sur la convivialité, en encourageant les échanges entre automobilistes et passagers. « L’idée est de recréer du lien dans des zones où les transports collectifs sont peu développés », explique un élu local. Pour l’instant, le dispositif est encore en phase de test, mais ses promoteurs espèrent une généralisation progressive sur l’ensemble des territoires concernés. D’après Reporterre, une évaluation sera menée d’ici la fin de l’année pour mesurer son impact réel.

Et maintenant ?

Si l’expérimentation est concluante, les trois communautés de communes pourraient étendre le service à d’autres communes d’ici 2027. Une montée en puissance qui dépendra notamment de la mobilisation des automobilistes et des retours des usagers. Les organisateurs prévoient également d’améliorer l’ergonomie des panneaux lumineux pour une meilleure lisibilité des destinations proposées.

Autant dire que ce projet pourrait inspirer d’autres territoires ruraux confrontés aux mêmes enjeux de mobilité. Pour l’heure, Covoit’go reste une initiative locale, mais son modèle pourrait bien faire des émules ailleurs en France.