Une étude récente, publiée par Top Santé, met en lumière les bénéfices significatifs d’une activité physique spécifique sur la santé cognitive des seniors. Selon les résultats, la pratique régulière de la danse réduirait de 76 % le risque de développer une démence après 60 ans. Une donnée qui contraste avec les idées reçues sur les bienfaits de la marche, souvent présentée comme l’activité la plus accessible pour cette tranche d’âge.

Ce qu'il faut retenir

  • Une étude menée auprès de 469 seniors révèle que la danse réduit de 76 % le risque de démence.
  • Les chercheurs ont comparé l’impact de la danse, de la marche et d’autres activités physiques sur la santé cognitive.
  • La danse, en particulier, combine exercice physique et stimulation cognitive, un facteur clé pour préserver les fonctions cérébrales.
  • Les résultats soulignent l’importance de choisir une activité adaptée aux capacités et aux préférences de chacun après 60 ans.

Une étude comparative sur 469 seniors

Les travaux, relayés par Top Santé, reposent sur le suivi de 469 participants âgés de plus de 60 ans. Les chercheurs ont analysé l’impact de différentes activités physiques sur l’apparition de troubles cognitifs. Parmi les activités étudiées figuraient la marche, la danse (dont le tango), ainsi que d’autres exercices modérés. Les résultats montrent que la danse se distingue nettement, avec une réduction de 76 % du risque de démence par rapport aux personnes inactives.

Cette différence s’explique en partie par la nature même de la danse, qui combine mouvement physique, coordination et mémorisation. Autant dire que cette activité sollicite à la fois le corps et l’esprit, un duo gagnant pour le maintien des capacités cognitives. Les auteurs de l’étude soulignent que ces bénéfices sont observés même avec une pratique modérée, accessible à la plupart des seniors.

Pourquoi la danse est-elle plus efficace que la marche ?

Si la marche reste l’activité la plus couramment recommandée pour les seniors en raison de son accessibilité, cette étude suggère qu’elle n’est pas forcément la plus protectrice contre la démence. D’après les chercheurs, la danse offre un avantage supplémentaire : elle implique une dimension sociale et une stimulation mentale plus poussée. Danser, c’est enchaîner des pas, suivre un rythme, mémoriser des chorégraphies, autant d’éléments qui renforcent les connexions neuronales.

« La danse active plusieurs zones du cerveau simultanément », a expliqué un neurologue cité par Top Santé. « Elle améliore la mémoire, l’attention et la coordination, ce qui contribue à réduire les risques de déclin cognitif. » Cette stimulation multiple est difficile à reproduire avec une activité comme la marche, même pratiquée régulièrement.

Quelles activités privilégier après 60 ans ?

L’étude ne remet pas en cause les bienfaits de la marche, mais elle ouvre la voie à une réflexion sur le choix des activités physiques. Pour les seniors, l’idéal serait de varier les plaisirs : alterner marche, natation, gymnastique douce, et pourquoi pas danse ou tai-chi. L’important est de trouver une activité plaisante, afin de la pratiquer sur le long terme. Une pratique régulière, même modérée, est bien plus bénéfique qu’une activité intense mais ponctuelle.

Les experts recommandent également de consulter un médecin avant de commencer une nouvelle activité, surtout en cas de problèmes de santé préexistants. La prudence est de mise, mais cela ne doit pas freiner l’envie de bouger. Comme le rappelle Top Santé, « l’objectif n’est pas de battre des records, mais de rester actif, socialement engagé et stimulé mentalement ».

Et maintenant ?

Cette étude pourrait inciter les maisons de retraite et les associations à intégrer davantage d’ateliers danse dans leurs programmes pour seniors. Des villes comme Paris ou Lyon, déjà engagées dans des politiques de santé publique pour les aînés, pourraient s’en inspirer pour organiser des cours accessibles et encadrés. À plus long terme, les résultats pourraient aussi influencer les recommandations des autorités sanitaires, qui pourraient mettre en avant la danse comme outil de prévention du déclin cognitif. Reste à voir si d’autres recherches viendront confirmer ces résultats dans les années à venir.

Quoi qu’il en soit, cette étude rappelle une évidence : après 60 ans, l’activité physique doit rimer avec plaisir et variété. Entre la marche solitaire et la danse en groupe, le choix dépendra avant tout des affinités de chacun. Une chose est sûre, le corps et le cerveau ont tout à y gagner.

Selon l’étude, une pratique régulière de 30 à 45 minutes, deux à trois fois par semaine, serait suffisante pour observer un impact positif sur la santé cognitive. L’important reste la régularité plutôt que l’intensité.