Selon Euronews FR, le film d'horreur phénomène de 2026 pourrait bien être sur le point d'arriver. Réalisé par le YouTubeur et artiste VFX de 20 ans Kane Parsons – alias Kane Pixels –, Backrooms adapte une « creepypasta » née sur Internet, qu'il avait déjà explorée dans une série de vidéos sur YouTube.
Ce qu'il faut retenir
- Le film Backrooms adapte une « creepypasta » née sur Internet.
- Le réalisateur, Kane Parsons, est un YouTubeur et artiste VFX de 20 ans.
- Le film suit la psychothérapeute, la Dre Mary Kline, à la recherche de son patient disparu, Clark.
- La « liminal horror » est un sous-genre horrifique qui explore l'étrangeté des espaces liminaux.
- Le film sort fin mai au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Pologne et en Italie.
Le phénomène des Backrooms remonte à une image, publiée anonymement en 2019 sur 4chan Creepypasta, terme générique désignant les légendes urbaines horrifiques nées sur Internet, comme Slender Man, Jeff The Killer ou Smile Dog.
Qu'est-ce que les Backrooms ?
La photo de cet espace sans fenêtre et vide, composé de murs et de moquettes d'un jaune maladif, était accompagnée du texte suivant : « Si vous ne faites pas attention et que vous faites un “noclip” hors de la réalité au mauvais endroit, vous vous retrouverez dans les Backrooms, où il n'y a rien d'autre que la puanteur de vieux tapis humides, la folie du jaune uniforme, le bruit de fond interminable des néons au bourdonnement maximal, et environ six cents millions de miles carrés de pièces vides segmentées au hasard, dans lesquelles vous resterez piégé. »
D'autres images troublantes ont été postées, une véritable mythologie s'est progressivement dessinée et, dans le cas de Kane Parsons, des courts métrages d'horreur ont vu le jour.
Le terme « liminalité » renvoie à un état transitoire et vient de la racine latine « limen », qui signifie « seuil ». Le concept est important en architecture, en psychologie et en anthropologie.
Qu'est-ce que l'espace liminal ?
Il peut désigner des espaces bien réels, comme les couloirs d'hôtel ou les portes d'embarquement des aéroports. En somme, des lieux de transition et de transformation potentielle, à la fois familiers et étrangement inquiétants.
Il peut aussi s'agir d'espaces du quotidien, comme des centres commerciaux semi-déserts, des intérieurs d'entreprises anonymes ou des couloirs vides – des visions qui semblent irréelles, comme si le temps y était suspendu.
Les photos de ces lieux inquiétants ont suscité un intérêt pour la liminalité des espaces physiques et donné naissance à un sous-genre horrifique où la clé est la subversion.
Perdez vos repères : Backrooms sera-t-il le film d'horreur phénomène de 2026 ?
En résumé : il est trop tôt pour le dire. La « liminal horror » est toutefois en train d'entrer dans le mainstream, notamment après le film d'horreur de 2024 I Saw The TV Glow et Exit 8, sorti l'an dernier.
Exit 8 est un film d'horreur psychologique japonais, adapté du jeu vidéo du même nom sorti en 2023, dans lequel les joueurs doivent se frayer un chemin dans une station de métro souterraine quasi déserte qui se répète en boucle, éviter les anomalies et s'en sortir vivants.
Le film d'horreur phénomène de 2026 pourrait bien être sur le point d'arriver, et il est en grande partie responsable du regain de fascination pour les espaces liminaux.
La « liminal horror » est un sous-genre horrifique qui explore l'étrangeté des espaces liminaux.
Certains amateurs européens de films d'horreur pourront se perdre dans Backrooms dès cette semaine.
Le film d'horreur phénomène de 2026 pourrait bien être sur le point d'arriver, et il est en grande partie responsable du regain de fascination pour les espaces liminaux.