Une étude menée par des chercheurs de l'université de technologie Chalmers en Suède met en lumière les principaux aliments impliqués dans la déforestation à l'échelle mondiale. Publiée dans la revue Nature Food, cette analyse souligne le rôle prépondérant de certains produits dans la destruction des forêts.
Ce qu'il faut retenir
- L'agriculture industrielle est le principal moteur de la déforestation dans le monde, selon l'étude de l'université de technologie Chalmers
- L'élevage bovin, la culture des palmiers à huile, du soja, ainsi que des cultures vivrières comme le riz, le maïs ou le manioc sont particulièrement incriminés
- La consommation de bœuf, en particulier dans les pays à hauts revenus, est identifiée comme l'un des leviers les plus efficaces pour limiter la déforestation
- L'étude met en évidence que plus de 41 gigatonnes de dioxyde de carbone ont été émises ces vingt dernières années en lien avec la déforestation
Les causes de la déforestation
La déforestation, notamment dans les régions tropicales, est largement attribuée à l'expansion de l'agriculture industrielle. Selon la FAO, plus de 50% de la déforestation mondiale résulte de la conversion des forêts en terres cultivées. Cette transformation massive des écosystèmes forestiers est un enjeu majeur pour la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique.
Les aliments destructeurs de forêts
Les chercheurs ont identifié que l'élevage bovin a conduit à la destruction de près de 50 millions d'hectares de forêt entre 2001 et 2022, principalement dans les régions tropicales. En plus de la viande bovine, la culture des palmiers à huile, du soja, ainsi que des cultures vivrières telles que le riz, le maïs ou le manioc contribuent significativement à la déforestation.
Impact sur l'environnement
Cette déforestation massive a entraîné l'émission de plus de 41 gigatonnes de dioxyde de carbone en vingt ans. Les émissions de gaz à effet de serre liées à l'élevage bovin représentent à elles seules l'équivalent de trois fois les émissions des États-Unis. La réduction de la consommation de bœuf, notamment dans les pays développés, est donc un levier crucial pour lutter contre la déforestation et le changement climatique.
