Une étude publiée dans Science révèle qu'une guerre civile inédite a éclaté au sein du groupe de chimpanzés de Ngogo en Ouganda, le plus grand jamais observé à l'état sauvage, entraînant la mort d'au moins 24 individus, dont sept adultes et 17 nourrissons.

Ce qu'il faut retenir

  • Scission du groupe de chimpanzés de Ngogo en deux factions rivales
  • Au moins 24 attaques et 24 morts recensés
  • L'absence de gestes de réconciliation a favorisé l'escalade de la violence collective

Un groupe de chimpanzés déchiré par une guerre civile

Le groupe de chimpanzés de Ngogo, étudié depuis les années 1970, s'est brutalement scindé en deux factions ennemies à partir du 24 juin 2025. Cette séparation a été marquée par 24 attaques meurtrières, causant la mort d'au moins sept adultes et 17 nourrissons.

Les origines de la scission

Les chercheurs évoquent divers facteurs ayant contribué à cette guerre civile, notamment la compétition accrue pour les ressources au sein du groupe. Une maladie survenue en 2014 et l'arrivée d'un nouveau mâle alpha ont également fragilisé les équilibres sociaux, menant à cette violente scission.

Le rôle des mâles dominants

Les mâles des deux factions ont progressivement cessé tout lien reproductif et se sont traités en étrangers. Malgré leur infériorité numérique, les chimpanzés de l'Ouest ont mené les attaques, provoquant la mort de plusieurs individus.

Leçon à tirer de ce conflit

Les chercheurs soulignent l'importance des gestes de réconciliation chez les primates pour éviter l'escalade des conflits. Cette étude offre ainsi des pistes de réflexion sur les mécanismes de violence collective chez les humains.

Et maintenant ?

Il reste essentiel de comprendre les dynamiques à l'œuvre chez les primates pour mieux appréhender les origines de la violence collective chez les humains.