Une récente étude révèle qu'il est désormais possible de dater avec une grande précision certaines peintures pariétales, ouvrant de nouvelles perspectives sur l'art préhistorique en France. Selon nos confrères de Futura Sciences, des chercheurs ont découvert de minuscules traces de charbon de bois au sein des pigments de peintures des grottes ornées, permettant une datation plus précise des dessins de la grotte de Font-de-Gaume, située en Dordogne.

Ce qu'il faut retenir

  • Des chercheurs ont identifié des traces de charbon de bois dans les pigments de peintures préhistoriques
  • La datation précise des peintures de la grotte de Font-de-Gaume ouvre de nouvelles perspectives
  • Les résultats ont été publiés dans la revue Pnas

Des peintures préhistoriques jusque-là difficiles à dater

Les peintures préhistoriques, réalisées avec des pigments minéraux, posaient un défi en matière de datation en raison de l'absence de matière organique. Les méthodes de datation indirecte utilisées jusqu'à présent ne permettaient qu'une estimation approximative de l'âge des œuvres, laissant les scientifiques insatisfaits.

Des découvertes surprenantes dans la grotte de Font-de-Gaume

Grâce à des techniques d'analyse non invasives, les chercheurs ont détecté des traces de charbon de bois dans les peintures de la grotte de Font-de-Gaume. Ces découvertes ont permis d'établir des datations au carbone 14 plus précises pour des dessins tels qu'un bison et un masque, révélant des âges compris entre 13 461 et 13 162 ans pour le bison et des périodes variées pour le masque.

Et maintenant ?

Ces avancées pourraient révolutionner notre compréhension de l'art pariétal préhistorique et encourager de nouvelles recherches dans le domaine.

En conclusion, la datation précise des peintures préhistoriques de la grotte de Font-de-Gaume grâce à la détection de charbon de bois ouvre de passionnantes perspectives sur l'art pariétal en France.