La cinéaste libanaise Lana Daher signe un documentaire hybride, « Do You Love Me », qui mêle archives historiques, fictions et images personnelles pour restituer l’évolution de Beyrouth sur sept décennies. Selon Libération, cette œuvre, fruit d’un travail de montage rigoureux, se présente comme une ode à la ville qui l’a vue grandir.

Ce qu'il faut retenir

  • Un documentaire de soixante-dix ans de mémoire beyrouthine.
  • Mélange d’archives historiques, de fictions et de vidéos personnelles.
  • Un portrait « diffracté » de Beyrouth, selon les termes de Libération.
  • Un montage jugé « impressionnant » par la critique.

Un projet documentaire entre mémoire et création

Lana Daher, réalisatrice franco-libanaise, explore dans « Do You Love Me » les multiples facettes d’une ville en constante mutation. Selon Libération, son film s’appuie sur un matériau hétéroclite : des images d’archives retraçant l’histoire du Liban, des séquences de fiction imaginées par la cinéaste, et des vidéos personnelles tournées dans les rues de Beyrouth. Autant dire que ce projet, à la croisée du documentaire et de l’autofiction, offre une vision subjective mais profondément ancrée dans le réel.

Le résultat, salué par la presse, est décrit comme un « portrait diffracté » de la capitale libanaise. Libération souligne que cette approche, à la fois intime et universelle, permet de saisir les contradictions et les beautés d’une ville souvent réduite à ses clichés. Le montage, décrit comme « impressionnant », joue un rôle clé dans cette restitution, en tissant des liens entre des époques et des espaces autrement disjoints.

Beyrouth, miroir d’une histoire tourmentée

Le documentaire de Lana Daher couvre une période charnière pour Beyrouth, marquée par des conflits, des reconstructions et des transformations sociales. Selon Libération, la cinéaste y évoque notamment les guerres civiles, les crises économiques et les périodes de renaissance qui ont façonné l’identité de la ville. Côté archives, on y trouve des images des années 1950, des émeutes des années 1970, ou encore des reconstructions post-guerre dans les années 1990.

Les séquences de fiction, quant à elles, apportent une dimension poétique et métaphorique. Libération note que ces passages, inspirés par la vie de la réalisatrice, servent de contrepoint aux images documentaires. Ensemble, ils composent une fresque où se mêlent nostalgie, résistance et espoir. Bref, une œuvre qui dépasse le simple exercice de mémoire pour devenir un hommage vivant à une ville en perpétuelle reinvention.

Un travail de montage qui fascine la critique

La méthode de Lana Daher a particulièrement retenu l’attention des observateurs. Selon Libération, le montage, à la fois précis et audacieux, permet de superposer des temporalités différentes sans jamais perdre le fil narratif. Les transitions entre archives, fictions et images personnelles sont décrites comme fluides, presque organiques, donnant l’impression d’un dialogue constant entre le passé et le présent.

Pour la réalisatrice, ce processus a été exigeant. « J’ai dû passer des mois à trier des heures de rushes », a-t-elle expliqué à Libération. « Mais c’est cette accumulation qui a permis de faire émerger une histoire plus large, celle de Beyrouth et de ses habitants. » Le film, qui s’achève sur une note à la fois mélancolique et optimiste, laisse entrevoir une ville toujours debout, malgré les épreuves.

Et maintenant ?

« Do You Love Me » a été présenté en avant-première à Beyrouth en avril 2026, avant une sortie en salles prévue pour l’automne. Selon les projections de Libération, le documentaire pourrait être sélectionné dans plusieurs festivals internationaux, notamment ceux spécialisés dans le cinéma documentaire et les films engagés. Une diffusion sur des plateformes en ligne est également envisagée, bien que les détails n’aient pas encore été confirmés.

La sortie du film coïncide avec un regain d’intérêt pour le cinéma libanais, porté par une nouvelle génération de réalisateurs. Reste à voir si cette œuvre, à la fois personnelle et collective, contribuera à nourrir les débats sur l’identité et la mémoire de Beyrouth. Pour l’heure, le documentaire suscite déjà l’enthousiasme, tant auprès des critiques que du public.

Le documentaire de Lana Daher dure 1h45, selon les informations communiquées par la réalisatrice et reprises par Libération.

Pour l’instant, « Do You Love Me » a été projeté en avant-première à Beyrouth. Une sortie nationale en France et au Liban est prévue pour l’automne 2026, avec des projections dans des salles indépendantes et des festivals.