Selon RFI, des bombardements russes ont fait au moins 22 morts mardi 5 mai dans plusieurs villes ukrainiennes, quelques heures seulement avant l’entrée en vigueur d’une trêve temporaire proposée par Kiev et Moscou. Les attaques ont ciblé Zaporijia, Kramatorsk, Dnipro et Nikopol, portant un nouveau coup dur aux négociations en cours pour un cessez-le-feu.

Ce qu'il faut retenir

  • 22 morts enregistrés dans quatre villes ukrainiennes après des frappes russes mardi 5 mai.
  • Trêve envisagée pour les 8 et 9 mai côté russe et à partir de minuit dans la nuit du 5 au 6 mai côté ukrainien.
  • Quatre localités touchées : Zaporijia, Kramatorsk, Dnipro et Nikopol, selon les autorités locales.
  • Les frappes surviennent dans un contexte de tensions persistantes malgré les discussions sur un possible cessez-le-feu.

Une trêve espérée, mais des violences persistantes

Moscou et Kiev avaient respectivement proposé l’observation d’une trêve les 8 et 9 mai pour le côté russe, tandis que l’Ukraine avait annoncé un arrêt des hostilités à partir de minuit dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai. Pourtant, les frappes russes de mardi ont montré que le front restait actif malgré ces annonces.

Les villes de Zaporijia, Kramatorsk, Dnipro et Nikopol ont été particulièrement touchées par ces raids, selon les bilans provisoires communiqués par les autorités locales. Les frappes ont visé des zones civiles et des infrastructures, entraînant un lourd bilan humain.

« Ces attaques rappellent la vulnérabilité des populations civiles malgré les discours sur une possible accalmie », a souligné un responsable municipal de Dnipro, cité par RFI.

Un bilan humain qui s’alourdit

Le dernier bilan officiel fait état de 22 morts, mais ce chiffre pourrait être revu à la hausse dans les heures à venir. Les secours sur place s’activent pour évacuer les victimes et sécuriser les zones sinistrées. À Zaporijia, un hôpital local a été endommagé, compliquant les opérations de secours.

À Kramatorsk, une école a été touchée, entraînant la mort de plusieurs enfants selon des sources locales. Les images des dégâts, diffusées par les médias ukrainiens, montrent des bâtiments réduits à néant et des rues jonchées de débris. Les autorités ukrainiennes ont appelé à une enquête internationale pour qualifier ces attaques.

Contexte géopolitique et réactions

Ces frappes surviennent alors que les discussions entre Kiev et Moscou restent au point mort, malgré les appels à une désescalade. La Russie avait évoqué une trêve pour marquer la commémoration de la victoire alliée de 1945, tandis que l’Ukraine avait proposé un cessez-le-feu pour honorer la mémoire des victimes du conflit. Pourtant, les hostilités n’ont pas cessé.

« Nous attendons des actes, pas des mots. Une trêve doit s’appliquer sur le terrain pour être crédible », a réagi un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, cité par RFI. De son côté, Moscou n’a pas encore réagi officiellement aux accusations ukrainiennes.

Et maintenant ?

La mise en place d’une trêve effective dépendra de la volonté des deux camps. Si les frappes de mardi montrent la fragilité des négociations, les prochaines 48 heures seront déterminantes. Les observateurs internationaux surveillent de près l’évolution de la situation, notamment pour vérifier le respect éventuel des cessez-le-feu annoncés. Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU est prévue mercredi 6 mai pour aborder la question.

Ces événements rappellent aussi l’urgence d’une solution politique, alors que le conflit entre dans sa troisième année. Les populations civiles, prises au piège, paient un lourd tribut tandis que les discussions diplomatiques peinent à aboutir.

Les prochaines 48 heures seront cruciales pour évaluer la tenue des trêves annoncées. Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU est prévue mercredi 6 mai, tandis que les observateurs internationaux attendent des signes concrets de désescalade sur le terrain.