Invité du Super Moscato Show ce jeudi 7 mai 2026 sur RMC Sport, Armand Duplantis, champion suédois de saut à la perche et actuel détenteur du record du monde à 6,38 mètres, a confirmé son objectif de battre une nouvelle fois le record mondial lors du meeting Herculis de Monaco, programmé le 10 juillet 2026. Selon ses propres termes, son « plan » est clair : il souhaite s’imposer sur sa nouvelle scène, celle du stade Louis-II, où il réside désormais aux côtés de sa fiancée Desirée.

Ce qu'il faut retenir

  • Armand Duplantis vise un nouveau record du monde au meeting Herculis de Monaco, le 10 juillet 2026.
  • Son record personnel est actuellement de 6,38 m, établi en 2024.
  • Il souhaite profiter de sa résidence monégasque pour concrétiser cet objectif devant son public local.
  • Le niveau des concours s’est considérablement élevé cette saison, avec des performances dépassant les 6,25 m en compétition.
  • Duplantis a également évoqué son engagement dans la musique, avec deux titres sortis récemment.

Un objectif ambitieux : battre le record du monde à Monaco

Armand Duplantis a expliqué son choix de cibler le meeting Herculis pour sa tentative de record mondial. Selon ses propos rapportés par RMC Sport, la décision s’explique par son installation récente à Monaco, aux côtés de sa compagne Desirée. « C’est la bonne chose à faire, pouvoir participer au meeting Herculis cette année et essayer de faire le spectacle devant mon nouveau public », a-t-il déclaré. Installé à proximité du stade Louis-II, il entend s’inscrire dans la tradition de cette compétition prestigieuse.

L’objectif est double : concourir devant ses nouveaux supporters et, surtout, battre le record du monde. « Mon esprit est focalisé là-dessus. Je veux battre un record du monde ici, dans ce stade », a-t-il insisté. Son actuel record personnel, établi à 6,38 m en 2024, est la cible à dépasser. Pour autant, Duplantis reste lucide sur la difficulté de la tâche.

Un niveau de compétition en forte hausse cette saison

Le Suédois a reconnu que les concours devenaient « beaucoup plus difficiles » depuis quelques années. La saison en salle 2026 en est une illustration : il a réalisé un saut à 6,25 m en compétition, une performance inédite dans l’histoire de l’athlétisme. « C’est un niveau complètement nouveau. Rien n’a jamais été proche des hauteurs et du niveau qu’on a aujourd’hui », a-t-il souligné. Cette progression constante des performances impose à Duplantis de rester au sommet de sa forme physique et technique.

Les championnats d’Europe, prévus cet été à Birmingham, s’annoncent d’ores et déjà comme un défi majeur. Avec des athlètes comme le Grec Emmanouil Karalis, qui a franchi 6,17 m début 2026, la concurrence est plus féroce que jamais. « Les concours ont déjà été beaucoup plus difficiles l’année passée, en particulier cette saison indoor », a-t-il rappelé. « Ça va être amusant et excitant, mais ça veut dire que je dois être encore mieux. »

Une progression millimétrée vers les 6,40 m

Interrogé sur la possibilité de franchir la barre symbolique des 6,40 m, Duplantis a adopté une approche pragmatique. « Probablement pas cette année », a-t-il nuancé, avant d’ajouter : « Je dois y aller étape par étape, centimètre par centimètre. » Pour lui, chaque saut est une progression vers cet objectif. « Peut-être si c’était le jour le plus fou, avec les conditions parfaites, alors peut-être que j’en serai proche », a-t-il envisagé. À ce stade, il n’a pas encore réalisé de tentatives proches de cette hauteur, mais il estime s’en approcher progressivement.

Si cette barrière n’était jamais franchie, l’athlète a reconnu que la déception serait à la hauteur de l’ambition : « Je serais déprimé. Je ne sais même pas ce que je ferai. Je pleurerai tous les matins au réveil et me sentirai comme une merde », a-t-il plaisanté. Une boutade qui cache une réelle détermination à repousser les limites de son sport.

Duplantis s’essaye à la musique entre deux sauts

Parallèlement à sa carrière sportive, Armand Duplantis s’est lancé dans une nouvelle aventure artistique avec la sortie de deux titres musicaux. Son morceau « Location » a retenu son attention : « J’aime ce morceau vraiment, plus que ce que je m’attendais, honnêtement. » Pour lui, la musique représente une forme de thérapie, un exutoire en dehors des pistes. « C’est la meilleure forme de thérapie, c’est d’être dans le studio et de faire de la musique », a-t-il confié. Il a également évoqué un second titre, « Feelin’ Myself », invitant le public à découvrir ses productions.

Cette diversification reflète une volonté de s’exprimer au-delà du cadre sportif. « J’ai beaucoup de choses que je n’ai pas encore dévoilées », a-t-il laissé entendre, sans préciser ses prochaines étapes dans le domaine musical. Une chose est sûre : l’athlète suédois ne compte pas se contenter d’un seul talent.

Et maintenant ?

Armand Duplantis doit désormais se concentrer sur sa préparation en vue du meeting Herculis de Monaco, prévu le 10 juillet 2026. Entre les entraînements et les compétitions de préparation, chaque détail comptera pour viser les 6,40 m. Côté sportif, les championnats d’Europe à Birmingham cet été s’annoncent comme un test grandeur nature face à une concurrence plus exigeante que jamais. Enfin, son engagement musical pourrait prendre de l’ampleur, même si l’athlétisme reste sa priorité absolue.

Reste à savoir si le ciel monégasque sera assez clément pour offrir à Duplantis les conditions idéales à sa tentative de record. Une chose est sûre : le monde de l’athlétisme aura les yeux rivés sur le stade Louis-II cet été.

Plusieurs athlètes, dont le Grec Emmanouil Karalis (6,17 m en 2026) et le Français Renaud Lavillenie (6,16 m en 2023), pourraient jouer les trouble-fêtes. Cependant, aucun n’a encore franchi la barre des 6,30 m en compétition officielle, ce qui laisse Duplantis en position de favori.

Le meeting Herculis, organisé à Monaco, est réputé pour ses conditions favorables aux athlètes de saut à la perche. Le stade Louis-II, avec son ambiance intimiste et son public exigeant, a déjà vu plusieurs records du monde battus, dont celui de Renaud Lavillenie en 2014 (6,16 m).