Le gouvernement envisage de limiter la durée des arrêts de travail pour réduire les coûts liés aux indemnités journalières. Dès le 1er septembre 2026, un projet de décret soumis à la Caisse nationale de l'Assurance maladie prévoit que la durée des arrêts sera plafonnée à 31 jours pour une première prescription et à 62 jours en cas de renouvellement.
Ce qu'il faut retenir
- Limite de 31 jours pour un premier arrêt de travail, 62 jours pour un renouvellement
- Objectif de réduire les coûts liés aux arrêts maladie
- Possibilité d'exception pour les médecins justifiant une durée plus longue
Nouvelle réglementation sur la durée des arrêts de travail
La dernière loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 introduit un plafonnement inédit de la durée des arrêts maladie. Cette mesure vise à aligner la durée des arrêts prescrits en ville sur ceux délivrés à l'hôpital. Ainsi, un arrêt de travail ne pourra dépasser 31 jours à la première prescription et 62 jours en cas de renouvellement, qu'il soit prescrit en cabinet de ville ou à l'hôpital.
Contrôle des arrêts de travail et lutte contre l'absentéisme
Le gouvernement cherche à réduire les dépenses des arrêts de travail, qui ont atteint 12,1 milliards d'euros en 2025. Pour cela, un renforcement des contrôles est prévu, notamment auprès des assurés et des entreprises à taux d'absentéisme élevé. Les ministres du Travail, de la Santé et des Comptes publics ont présenté un plan incluant des mesures de lutte contre l'absentéisme au travail.
Perspectives d'évolution
Le gouvernement n'exclut pas d'aller plus loin en prolongeant la durée de la carence des arrêts maladie. Cette décision reste en suspens jusqu'à la prochaine rencontre entre partenaires sociaux prévue le 22 mai dans le cadre de la conférence Travail Emploi Retraites (TER).
En résumé, le gouvernement s'engage à limiter la durée des arrêts de travail pour maîtriser les dépenses liées aux indemnités journalières, avec la possibilité pour les médecins de déroger au plafond en cas de nécessité. Cette mesure vise à renforcer le contrôle des arrêts maladie et à lutter contre l'absentéisme au travail.
