À partir du 1er septembre, la durée des arrêts maladie sera limitée dans le temps, selon Franceinfo - Santé. Un mois maximum pour une première prescription et jusqu'à deux mois pour une prolongation, sauf exception. Cette mesure vise à réduire le montant des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale, qui coûtent 18 milliards d'euros par an à l'État.
Les salariés sont rather défavorables à cette mesure. Lors d'une rencontre à Lille, certains ont exprimé leur mécontentement, estimant que « c'est pas assez, c'est clairement pas assez. Il faut rajouter plus de temps parce qu'un mois c'est trop court ». D'autres ont avancé que « peut-être qu'il faut plus de contrôle, plus de vérifications, plus que d'emblée systématiquement dire qu'au bout d'un mois on ne renouvelle pas ».
Ce qu'il faut retenir
- Un mois maximum pour une première prescription d'arrêt maladie
- Jusqu'à deux mois pour une prolongation, sauf exception
- Les indemnités journalières coûtent 18 milliards d'euros par an à l'État
- Des dérogations seront possibles pour des pathologies plus sévères, justifiées par le professionnel de santé
Les raisons derrière cette mesure
Le gouvernement entend faire des économies avec cette mesure, selon Franceinfo - Santé. Chaque jour, 30 000 arrêts de travail sont prescrits, ce qui représente un coût important pour la Sécurité sociale. La limite de durée pour les arrêts maladie vise à réduire ce coût et à inciter les salariés à reprendre le travail plus rapidement.
Cependant, des dérogations seront toujours possibles pour des pathologies plus sévères, mais elles devront être justifiées par le professionnel de santé. Cela a suscité des réactions chez les médecins, qui estiment que cela va à l'encontre de leur liberté de prescription. Le Dr Agnès Giannotti, présidente de MG France, a déclaré que « les gens pour qui on va demander des exceptions, c'est ceux qu'on a arrêtés plus longtemps. Donc, c'est simplement une charge administrative en plus pour justifier ce qu'on fait ».
Les conséquences attendues
Les conséquences de cette mesure sont encore incertaines, mais il est probable que cela va avoir un impact sur les salariés et les entreprises. Les salariés pourraient se sentir contraints de reprendre le travail plus rapidement, même s'ils ne sont pas totalement rétablis, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur leur santé et leur productivité. Les entreprises, quant à elles, pourraient être affectées par la perte de productivité et les coûts liés aux arrêts maladie.
En conclusion, la réduction de la durée des arrêts maladie à partir de la rentrée est une mesure qui vise à réduire les coûts pour la Sécurité sociale, mais qui pourrait avoir des conséquences négatives sur les salariés et les entreprises. Il faudra attendre pour voir comment cela va évoluer et quels seront les effets réels de cette mesure.