Du 11 au 12 mai prochain, le Kenya accueillera le sommet « Africa Forward », co-organisé par la France et Nairobi. Cet événement, qui rassemblera des dirigeants africains et français, vise à renforcer les partenariats entre l’Hexagone et le continent africain, avec une attention particulière portée sur les pays anglophones. Selon France 24, cette rencontre s’inscrit dans une volonté de répondre aux défis communs tout en explorant de nouvelles dynamiques économiques et diplomatiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Le sommet « Africa Forward » se tiendra à Nairobi (Kenya) les 11 et 12 mai 2026.
  • Il est co-organisé par la France et le Kenya, avec pour objectif de renforcer les liens entre l’Afrique et l’Europe.
  • L’accent sera mis sur les pays africains anglophones, un pari stratégique pour Paris.
  • Emmanuel Macron participera personnellement à l’événement.
  • Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, interviendra pour expliquer les enjeux de cette rencontre.

Alors que la France a longtemps concentré ses efforts diplomatiques et économiques sur l’Afrique francophone, ce sommet marque un tournant. « Africa Forward » s’adresse désormais aussi aux pays anglophones, une région où la présence française reste moins marquée, mais où les opportunités économiques et géopolitiques sont réelles. Comme le précise France 24, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des partenariats africains pour Paris.

Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, a souligné l’importance de ce sommet lors d’une intervention à la presse. « Nous souhaitons ouvrir de nouveaux chapitres avec nos partenaires africains, quel que soit leur statut linguistique », a-t-elle déclaré. « Le Kenya, en tant que porte d’entrée vers l’Afrique de l’Est, représente un partenaire clé pour concrétiser cette ambition. »

Le choix du Kenya n’est pas anodin. Le pays, dirigé par William Ruto, est devenu un acteur économique majeur en Afrique de l’Est, avec une croissance annuelle dépassant les 5 % ces dernières années. Nairobi abrite également de nombreuses entreprises internationales et des institutions financières influentes, ce qui en fait une plateforme idéale pour discuter d’investissements et de coopération. « Le Kenya est un hub régional incontournable, et cette rencontre pourrait accélérer des projets concrets dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de la transition numérique », explique un observateur de la région.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient voir se concrétiser des annonces majeures à l’issue du sommet. Plusieurs délégations africaines et françaises devraient présenter des accords bilatéraux ou des initiatives communes, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables et de la formation professionnelle. Les résultats concrets dépendront en grande partie des discussions entre les chefs d’État et les représentants économiques présents à Nairobi. Une déclaration finale est attendue à l’issue de l’événement, qui pourrait servir de feuille de route pour les mois à venir.

Pour la France, ce sommet représente aussi une occasion de réaffirmer son engagement en Afrique, alors que la compétition avec d’autres puissances – comme la Chine, les États-Unis ou la Russie – s’intensifie. « L’Afrique est un continent stratégique, et notre approche doit être à la fois ambitieuse et pragmatique », a rappelé Éléonore Caroit. Les observateurs s’attendent à ce que les discussions portent sur des thèmes comme la souveraineté alimentaire, la lutte contre le changement climatique ou encore la sécurité maritime en Afrique de l’Est.

Reste à voir si ce sommet parviendra à concrétiser des avancées significatives. Les attentes sont élevées, d’autant que les pays africains anglophones, comme le Nigeria, l’Afrique du Sud ou l’Ouganda, multiplient les initiatives pour attirer les investissements étrangers. Pour la France, l’enjeu est de taille : confirmer sa place dans un paysage africain en pleine recomposition, où les alliances traditionnelles sont de plus en plus challengées.

Les discussions porteront principalement sur les partenariats économiques, la transition énergétique, la formation professionnelle, la sécurité régionale et la coopération culturelle. Selon les organisateurs, l’objectif est de proposer des solutions concrètes aux défis communs entre l’Afrique et la France.