Un jeune homme sportif de Géorgie s’est retrouvé paralysé quelques heures après une consultation chez un chiropracteur pour un simple mal de cou. Son cas, aussi rare que méconnu, pousse désormais sa famille à tirer la sonnette d’alarme sur les dangers potentiels de ces pratiques, comme le rapporte Top Santé.
Ce qu'il faut retenir
- Un homme de Géorgie, en bonne santé avant sa séance, a subi une paralysie soudaine après une manipulation cervicale chez un chiropracteur.
- Son état s’est dégradé en quelques heures, le laissant partiellement paralysé.
- Sa famille met en garde contre les risques méconnus des manipulations vertébrales, même pour des problèmes bénins.
- Les autorités sanitaires américaines n’ont pas encore communiqué sur ce cas isolé.
- Les associations de chiropracteurs soulignent que ces complications restent exceptionnelles.
Une consultation anodine qui bascule dans le drame
Le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années et en excellente santé physique, s’est rendu chez un chiropracteur pour un mal de cou persistant. Selon les informations transmises par sa famille à Top Santé, la séance s’est déroulée sans signe apparent de complication. Pourtant, quelques heures plus tard, son état s’est brusquement détérioré. « Il est rentré chez lui en se plaignant de vertiges, puis a perdu le contrôle de ses membres », a expliqué un proche sous couvert d’anonymat.
Transporté en urgence à l’hôpital, les examens ont révélé une lésion médullaire au niveau cervical. Les médecins ont diagnostiqué une paralysie partielle, laissant le patient dans l’incapacité de marcher ou d’utiliser ses bras normalement. « Les spécialistes ont évoqué une complication rare mais documentée : une dissection artérielle vertébrale, déclenchée par la manipulation », précise Top Santé.
Une famille en quête d’explications et d’alerte
Face à l’absence de précédent médical connu pour ce patient, sa famille a choisi de partager son histoire pour sensibiliser le public. « On ne veut pas diaboliser les chiropracteurs, mais il faut que les gens sachent que ces pratiques ne sont pas anodines », a déclaré un membre de la famille au magazine. « Notre fils était en pleine forme avant cette séance. Aujourd’hui, il doit réapprendre à vivre avec des séquelles permanentes. »
L’avocat de la famille a annoncé l’ouverture d’une enquête pour établir d’éventuelles responsabilités. « Nous cherchons à comprendre si des manquements ont été commis lors de la consultation », a-t-il indiqué. Pour l’instant, aucune plainte n’a été déposée officiellement, mais les proches envisagent cette option.
Les chiropracteurs face aux risques avérés
Les associations professionnelles de chiropraxie rappellent que les complications graves, bien que rarissimes, sont reconnues par la communauté médicale. « Les manipulations cervicales comportent un risque théorique de lésion artérielle, estimé entre 1 cas sur 1 à 2 millions de manipulations », indique l’Association Française de Chiropraxie. « Ces incidents surviennent généralement chez des patients présentant des facteurs de risque préexistants, comme des artères fragiles ou des antécédents de migraines chroniques. »
Pourtant, certains experts estiment que le risque est sous-estimé. « Les chiffres disponibles sont probablement en dessous de la réalité, car tous les cas ne sont pas déclarés », souligne un neurologue interrogé par Top Santé. « Une meilleure formation des praticiens et un dépistage précoce des signes avant-coureurs pourraient réduire ces drames. »
Ce cas rappelle que, même pour des pratiques courantes, la vigilance reste de mise. Il interroge : jusqu’où doit aller la liberté thérapeutique face aux risques encourus ?
Les symptômes à surveiller incluent des vertiges soudains, des maux de tête intenses, des troubles de la vision ou de la parole, ainsi qu’une faiblesse musculaire. Ces signes doivent conduire à une consultation médicale en urgence, car ils peuvent indiquer une dissection artérielle, une complication rare mais grave.
En France, la chiropraxie est une profession réglementée depuis 2011, accessible uniquement aux titulaires d’un diplôme reconnu. Aux États-Unis, la réglementation varie selon les États : certains exigent un diplôme en chiropraxie, tandis que d’autres autorisent la pratique avec des formations moins strictes. Les standards de sécurité diffèrent donc considérablement d’un pays à l’autre.