La capitale ukrainienne, Kyiv, est secouée depuis jeudi 14 mai 2026 par une affaire mêlant corruption et pratiques occultes. Andriy Yermak, ancien chef de l’administration présidentielle et proche collaborateur du président Volodymyr Zelensky, a été placé en détention provisoire pour des faits présumés de corruption. Si cette décision judiciaire marque un tournant dans une procédure en cours, c’est surtout le détail de ses liens avec une voyante spécialisée dans le feng shui qui retient l’attention du pays. Selon Libération, ces révélations plongent une partie de la société ukrainienne dans la stupéfaction, révélant une facette méconnue des cercles du pouvoir à Kyiv.
Ce qu'il faut retenir
- Andriy Yermak, ancien chef de l’administration présidentielle ukrainienne, a été placé en détention provisoire le 14 mai 2026 pour des faits présumés de corruption.
- L’affaire concerne des consultations régulières auprès de « Veronika Fengshui », une voyante spécialisée dans les pratiques ésotériques.
- Ces révélations ont suscité une vive émotion dans l’opinion publique ukrainienne, mettant en lumière l’influence de pratiques occultes au sein des institutions.
- Le parquet ukrainien n’a pas encore communiqué sur les charges précises retenues contre Yermak, mais l’enquête est en cours.
- Volodymyr Zelensky n’a pas réagi publiquement à cette affaire, alors que Yermak était l’un de ses principaux conseillers.
Une détention provisoire liée à une enquête pour corruption
Jeudi 14 mai 2026, un juge ukrainien a ordonné la mise en détention provisoire d’Andriy Yermak, ancien chef de l’administration présidentielle sous la présidence de Volodymyr Zelensky. Cette décision intervient dans le cadre d’une enquête pour corruption présumée, sans que les autorités judiciaires n’aient encore précisé la nature exacte des faits reprochés. D’après Libération, cette procédure s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la corruption en Ukraine, un enjeu récurrent depuis le début de la guerre contre la Russie en 2022. Les médias locaux évoquent des soupçons de détournement de fonds publics, mais aucun détail officiel n’a été rendu public pour l’instant.
Le feng shui et la voyante « Veronika Fengshui » au cœur du scandale
Ce qui frappe l’opinion publique ukrainienne, c’est moins l’accusation de corruption en elle-même que les révélations sur les méthodes de travail d’Yermak. Plusieurs sources proches du dossier, citées par Libération, confirment que l’ancien responsable aurait eu recours, à plusieurs reprises, aux services d’une voyante autoproclamée spécialisée dans le feng shui. Surnommée « Veronika Fengshui » dans la presse locale, cette personne aurait été consultée à de nombreuses reprises pour des décisions politiques majeures, allant de la stratégie militaire à la nomination de hauts fonctionnaires. — Une pratique qui interroge sur l’influence réelle de l’ésotérisme dans les cercles du pouvoir ukrainien.
« Ces révélations montrent à quel point certains responsables ukrainiens ont pu s’éloigner des méthodes traditionnelles de gouvernance pour se tourner vers des pratiques alternatives, parfois aux limites de la légalité. »
Un analyste politique ukrainien, sous couvert d’anonymat
Une affaire qui secoue l’opinion et les médias ukrainiens
Depuis la publication de ces informations par Libération, les réseaux sociaux ukrainiens s’embrasent. Les commentaires oscillent entre moquerie et indignation, certains internautes qualifiant l’affaire de « symbole d’un système déconnecté des réalités ». Les médias locaux, quant à eux, multiplient les enquêtes et les reportages sur le sujet. La chaîne de télévision Suspilne, média public ukrainien, a ainsi diffusé un documentaire ce week-end explorant l’influence des pratiques occultes dans les institutions, sans pour autant mentionner directement Yermak. Bref, l’affaire dépasse désormais le cadre judiciaire pour devenir un débat de société.
La réaction des institutions sera également scrutée. Volodymyr Zelensky, jusqu’ici discret sur le sujet, pourrait être contraint de s’exprimer publiquement pour clarifier la position de la présidence face à ces pratiques présumées. Enfin, l’impact sur la crédibilité de l’Ukraine à l’international, déjà mise à l’épreuve par la guerre, sera à surveiller de près.
À ce stade, les autorités judiciaires ukrainiennes n’ont pas encore communiqué les détails des charges précises. L’enquête est en cours, et seule une audience de confirmation des charges, attendue avant la fin mai 2026, pourrait apporter des éclaircissements. Selon Libération, les soupçons portent principalement sur des faits de corruption présumée, mais le parquet n’a pas révélé la nature exacte des détournements allégués.
Non, le président ukrainien n’a pas encore fait de déclaration publique concernant l’affaire impliquant son ancien chef de l’administration. Volodymyr Zelensky, en pleine guerre contre la Russie, reste discret sur les questions internes liées à son gouvernement. Les observateurs s’interrogent sur l’opportunité pour lui de s’exprimer, alors que l’affaire pourrait fragiliser la crédibilité de son équipe.