Deux frères, gérants du réseau de salons de coiffure Riad Coiff à Nantes, ont écopé de peines allant de neuf à trente mois de prison ferme. Ils étaient jugés hier, jeudi 18 juin 2026, pour l’emploi illégal de 47 salariés en situation irrégulière et pour un circuit de blanchiment ayant permis de recycler des centaines de milliers d’euros en liquide. Ces faits, révélés par une enquête approfondie, ont conduit à ces condamnations fermes, selon Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- Deux frères condamnés à des peines de 9 à 30 mois de prison ferme pour l’exploitation de travailleurs sans-papiers.
- Un total de 47 salariés en situation irrégulière employés dans le réseau Riad Coiff à Nantes.
- Un circuit de blanchiment ayant brassé des centaines de milliers d’euros en liquide.
- Les faits jugés hier, jeudi 18 juin 2026, ont abouti à ces condamnations.
Un réseau de salons de coiffure au cœur d’une affaire judiciaire
Le réseau Riad Coiff, implanté à Nantes, était au centre d’une enquête pour travail dissimulé et blanchiment. Les deux frères, dirigeants de l’entreprise, ont été mis en cause pour avoir employé massivement des travailleurs sans papiers. Ces salariés, au nombre de 47, étaient rémunérés en cash sans déclaration, ce qui a permis la constitution d’un fonds illicite. Selon les éléments recueillis par Ouest France, plusieurs centaines de milliers d’euros ont été blanchis via ce circuit.
Les investigations ont révélé un système organisé, où les salaires étaient versés en liquide et non déclarés aux autorités. Les sommes ainsi générées étaient ensuite réinjectées dans l’économie légale, notamment via les salons de coiffure. Ces pratiques, illégales, ont justifié des peines de prison ferme, reflétant la gravité des faits reprochés.
Des condamnations reflétant la gravité des infractions
Lors du procès, les deux frères ont écopé de peines variant de neuf à trente mois de prison ferme. Ces condamnations, prononcées hier, jeudi 18 juin 2026, sanctionnent à la fois l’exploitation de travailleurs en situation irrégulière et le blanchiment d’argent. Les peines les plus lourdes visent les infractions les plus graves, notamment celles liées au blanchiment.
Les autorités judiciaires n’ont pas communiqué de détails supplémentaires sur les modalités de blanchiment ou les montants exacts concernés. Cependant, les éléments transmis à la justice ont suffi à établir la responsabilité des deux gérants. Le tribunal a considéré que leur implication était centrale dans le fonctionnement du réseau, justifiant ainsi des peines fermes.
Un contexte national marqué par la lutte contre le travail dissimulé
Cette affaire s’inscrit dans un contexte national où les autorités renforcent la lutte contre le travail dissimulé et le blanchiment. En 2025, plus de 12 000 contrôles avaient été menés dans le secteur de la coiffure, aboutissant à plus de 2 500 redressements. Les salons de coiffure figurent parmi les secteurs les plus surveillés en raison des risques élevés de fraude sociale et fiscale.
À Nantes, les autorités locales ont salué les résultats de l’enquête, soulignant l’importance de la collaboration entre les services de police, les inspecteurs du travail et les services fiscaux. Cette affaire rappelle que le secteur de la coiffure reste un terrain propice aux pratiques illégales, malgré les contrôles renforcés.
Cette affaire soulève également des questions sur les responsabilités des clients et des fournisseurs ayant pu bénéficier indirectement des fonds issus du blanchiment. Reste à voir si d’autres acteurs pourraient être mis en cause dans les prochaines semaines.
Les 47 salariés en situation irrégulière employés dans les salons Riad Coiff pourraient faire l’objet d’un accompagnement par les services sociaux et les associations spécialisées. Leur régularisation éventuelle dépendra des démarches individuelles qu’ils engageront. Les autorités n’ont pas encore communiqué de mesures spécifiques à leur égard.