Une violente explosion, liée à un colis piégé, a secoué Monaco lundi 29 juin au soir, blessant trois personnes dans un immeuble résidentiel du micro-État méditerranéen. Selon Franceinfo – Faits divers, l’engin a explosé vers 21 heures dans le hall d’un immeuble situé dans ce territoire ultra-sécurisé de deux kilomètres carrés, frontalier avec la France. Les autorités locales ont immédiatement qualifié l’acte d’« première » dans l’histoire de la principauté, où un tel dispositif n’avait jamais été utilisé auparavant.
Ce qu'il faut retenir
- Une explosion causée par un colis piégé a blessé trois personnes, dont un adolescent de 13 ans, dans un immeuble monégasque lundi 29 juin vers 21 heures.
- Le prince Albert II a dénoncé un « crime odieux » et promis une réponse ferme, soulignant que la sécurité de la principauté restait une priorité absolue.
- L’auteur de l’attentat, repéré sur les images de vidéosurveillance, aurait fui à pied vers Beausoleil, commune française limitrophe, et serait toujours en fuite.
- Quatre autres personnes ont été prises en charge pour des blessures légères ou des troubles de stress post-traumatique après l’explosion.
Les trois victimes, dont un couple âgé entre 50 et 60 ans, ont été transportées d’urgence à l’hôpital Pasteur de Nice pour les adultes et à l’hôpital Lenval pour enfants pour l’adolescent. Quatre autres personnes, principalement touchées par des éclats de verre ou en état de choc, ont également été prises en charge par les secours. « Une violente déflagration liée à un colis piégé a été entendue à Monaco », a confirmé le gouvernement local sur le réseau social X, sans préciser l’identité des blessés.
Le procureur général de Monaco, Stéphane Thibault, doit tenir une conférence de presse dans la journée de mardi pour apporter des précisions sur l’enquête et les victimes. Selon le ministre d’État, Christophe Mirmand, les éléments recueillis auprès des témoins et les enregistrements de vidéosurveillance ont permis d’identifier un suspect, repéré en train de quitter la principauté à pied pour rejoindre Beausoleil. Les forces de l’ordre des deux côtés de la frontière ont été mobilisées pour tenter de le localiser, dans un contexte où la Principauté et la France collaborent étroitement sur le plan sécuritaire.
Un dispositif inédit dans une principauté réputée sûre
L’engin explosif, dissimulé dans un sac ou un colis abandonné dans le hall de l’immeuble, marque une rupture dans l’histoire sécuritaire de Monaco. « C’est la première fois, à ma connaissance, qu’un tel acte se produit dans la Principauté », a déclaré Christophe Mirmand. Les autorités ont immédiatement bouclé le quartier concerné et déployé un important dispositif, incluant une cinquantaine de pompiers — dont une dizaine issus des renforts français — et 84 agents de la sûreté publique monégasque. « Une première collaboration renforcée entre Monaco et la France pour traquer l’auteur de cet acte », a souligné le ministre d’État.
L’explosion a provoqué d’importants dégâts matériels, notamment des vitres soufflées dans plusieurs logements. Outre les trois blessés graves, quatre autres personnes ont été prises en charge pour des coupures ou des traumatismes. Aucune victime n’a été confirmée par les autorités, qui ont appelé au calme et à la retenue dans l’attente des résultats de l’enquête.
Le prince Albert II dénonce un « choc » et promet une réponse ferme
Dans un communiqué diffusé dans la soirée, le prince Albert II a vivement condamné l’attentat. « Un crime odieux » qui a « choqué toute la communauté monégasque », a-t-il déclaré, avant d’affirmer : « La Principauté de Monaco demeurera unie et déterminée face à la violence et au crime. La sécurité de notre communauté a toujours été une priorité ; elle le demeurera plus que jamais, quelles que soient les menaces. » Les propos du souverain reflètent l’émotion suscitée par cet événement dans un territoire habituellement épargné par ce type de violence.
Alors que l’enquête est en cours, les autorités n’ont pas encore communiqué d’éléments sur les motivations de l’auteur présumé. Les investigations devraient se poursuivre dans les prochaines heures, avec l’appui des services de renseignement français et monégasques. Pour l’heure, aucune revendication n’a été enregistrée, laissant planer le mystère sur les raisons de cet attentat.
Cet événement soulève également des questions sur la vulnérabilité des territoires ultra-sécurisés, où les dispositifs traditionnels de protection pourraient être mis à l’épreuve par des modes opératoires inédits. Alors que Monaco reste un symbole de stabilité et de luxe en Europe, l’attentat du 29 juin rappelle que nul territoire n’est à l’abri de la violence.
Selon les autorités monégasques, aucun acte de cette nature n’a jamais été recensé dans la principauté, réputée pour son niveau de sécurité élevé et son absence historique de terrorisme ou de violence organisée. L’utilisation d’un colis piégé, abandonné dans un lieu public, marque donc une rupture dans les modes opératoires habituels.