Une douleur persistante au talon peut rapidement devenir handicapante. Pour en identifier la cause, le podologue Manuel Vidal met en garde, sur TikTok, contre certaines chaussures du quotidien qui aggraveraient les symptômes de la fasciite plantaire. Selon Top Santé, cinq modèles de chaussures seraient particulièrement contre-indiqués pour les personnes souffrant de cette inflammation du fascia plantaire.
Ce qu'il faut retenir
- Cinq types de chaussures sont pointés du doigt par le podologue Manuel Vidal pour leur impact négatif sur la fasciite plantaire.
- Les modèles concernés incluent des paires de ville, de sport et même certaines chaussures dites « confortables ».
- Le spécialiste recommande d’arrêter immédiatement de les porter pour limiter l’aggravation des douleurs.
- La fasciite plantaire touche environ 10 % de la population à un moment donné de leur vie, selon les études épidémiologiques.
- Les symptômes incluent des douleurs vives au talon, surtout le matin ou après une période d’inactivité.
- Les alternatives adaptées passent par des chaussures avec un bon maintien de la voûte plantaire et un amorti adapté.
Des modèles du quotidien pointés du doigt
Parmi les chaussures incriminées, on retrouve notamment les sneakers plates, souvent portées comme des baskets mais dépourvues de soutien. « Ces modèles, souvent choisis pour leur style minimaliste, offrent un amorti insuffisant et ne maintiennent pas correctement la voûte plantaire », explique Manuel Vidal. Les sandales sans contrefort figurent également sur la liste, car elles ne soutiennent pas suffisamment le pied, aggravant ainsi les tensions sur le fascia.
Autre catégorie problématique : les chaussures à semelle ultra-fine, comme certaines espadrilles ou ballerines. « Une semelle trop souple ne protège pas des chocs à chaque pas, ce qui peut irriter davantage le fascia », précise le podologue. Même les bottes de pluie, souvent portées en cas d’intempéries, sont concernées en raison de leur manque de flexibilité et de soutien.
Les chaussures de sport ne sont pas épargnées
Les amateurs de running ou de fitness pourraient être surpris d’apprendre que certaines de leurs chaussures préférées sont déconseillées. Les sneakers de running usagées, dont l’amorti est devenu inefficace, font partie des modèles à éviter. « Après 800 à 1 000 kilomètres parcourus, l’amorti d’une chaussure de running s’aplatit et perd son efficacité », rappelle Manuel Vidal. Les chaussures de sport à semelle plate, comme certaines baskets dites « lifestyle », sont aussi pointées du doigt pour leur manque de soutien.
Enfin, les chaussures à talons hauts ferment la liste des modèles à proscrire. « Porter des talons, même occasionnellement, modifie la répartition des pressions sur le pied et augmente la tension sur le fascia plantaire », souligne le spécialiste. Même les modèles avec un petit talon, comme certains escarpins bas, peuvent aggraver la situation.
« Si vous souffrez de fasciite plantaire, arrêtez immédiatement de porter ces chaussures. Elles ne feront qu’aggraver vos douleurs et ralentir votre guérison. »
— Manuel Vidal, podologue, sur TikTok
Pour les personnes déjà touchées, le spécialiste recommande de consulter un podologue pour un bilan personnalisé et, si nécessaire, de se tourner vers des chaussures orthopédiques ou des semelles adaptées. Une prise en charge précoce permettrait d’éviter l’aggravation des symptômes et de raccourcir la durée de la convalescence. Les prochaines semaines pourraient voir émerger des campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux, notamment via TikTok, pour informer le grand public sur les bonnes pratiques à adopter.
Selon Manuel Vidal, il est recommandé de privilégier les chaussures avec un bon maintien de la voûte plantaire et un amorti adapté. Les modèles avec contrefort et semelle intermédiaire épaisse sont souvent cités comme alternatives. Les marques spécialisées en chaussures orthopédiques proposent également des solutions adaptées.
La durée de guérison varie selon les individus et la gravité de l’inflammation. En moyenne, elle peut prendre entre 6 mois et 2 ans avec un traitement adapté (repos, étirements, semelles orthopédiques, etc.). Une prise en charge précoce permet généralement de réduire cette durée.