Des vidéos frauduleuses générées par intelligence artificielle détournent l’image et la voix d’Emilien, ancien champion de l’émission « Les 12 Coups de midi » sur TF1, pour promouvoir de faux placements financiers promettant des rendements rapides et élevés. Selon Capital, ces contenus, signalés par Radio France, sont apparus ces derniers jours et redirigent vers des plateformes non régulées, après avoir imité le site du Figaro.
Ce qu'il faut retenir
- Des vidéos frauduleuses utilisant l’image et la voix d’Emilien, ex-champion de « Les 12 Coups de midi », circulent sur internet pour promouvoir des placements financiers fictifs.
- Ces contenus, générés par IA, promettent des gains rapides et élevés, parfois plusieurs millions d’euros pour quelques centaines d’euros investis.
- Les liens intégrés dans ces vidéos renvoient vers des plateformes de placement non régulées, selon Capital.
- Emilien a alerté ses abonnés sur X en déclarant : « De fausses pubs utilisant l'IA avec ma tête circulent beaucoup ici ces derniers jours, c'est évidemment complètement faux, ne tombez pas dans ces pièges grossiers s'il vous plaît, faites attention ! »
- Ce type d’arnaque s’inscrit dans une tendance plus large d’escroqueries en ligne exploitant l’intelligence artificielle pour usurper l’identité de personnalités publiques.
- Les victimes de ce type de fraude peuvent perdre des sommes importantes, allant jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros.
Des vidéos frauduleuses générées par IA pour escroquer les internautes
Depuis le début du mois de mai, des vidéos frauduleuses circulent sur internet, détournant l’image et la voix d’Emilien, ancien grand champion de l’émission « Les 12 Coups de midi » diffusée sur TF1. Selon Capital, ces contenus, générés par intelligence artificielle, sont utilisés pour promouvoir de prétendus placements financiers offrant des rendements rapides et élevés. Radio France a confirmé l’existence de ces vidéos, qui redirigent les internautes vers des plateformes non régulées.
Dans ces vidéos, un faux Emilien est interviewé et tient des propos inventés, affirmant que quelques centaines d’euros investis pourraient générer plusieurs millions en quelques semaines. Ces contenus frauduleux s’accompagnent de liens vers des sites imitant celui du Figaro, où un faux article prétend que la Banque de France aurait engagé des poursuites contre le jeune champion. L’objectif est clair : inciter les victimes potentielles à investir sur des plateformes douteuses, sans encadrement légal.
Emilien alerte ses abonnés et dénonce une manipulation grossière
Face à la multiplication de ces arnaques, Emilien a lui-même réagi sur le réseau social X, anciennement Twitter. Il a partagé un message pour mettre en garde ses abonnés : « De fausses pubs utilisant l'IA avec ma tête circulent beaucoup ici ces derniers jours, c'est évidemment complètement faux, ne tombez pas dans ces pièges grossiers s'il vous plaît, faites attention ! », a-t-il écrit, accompagné d’une capture d’écran des contenus frauduleux.
Cette usurpation d’identité numérique s’appuie sur des technologies de synthèse vocale et d’image pour donner une apparence de crédibilité aux propos tenus. Emilien a précisé que ces contenus sont entièrement falsifiés et a appelé les internautes à la plus grande vigilance face à la recrudescence de ces pratiques en ligne. — Autant dire que l’authenticité de sa voix et de son visage est utilisée à des fins malveillantes, ce qui souligne les risques liés à l’IA dans le domaine des arnaques financières.
Une tendance inquiétante d’arnaques financières exploitant l’IA
Cette affaire s’inscrit dans un phénomène plus large de fraudes en ligne exploitant l’intelligence artificielle pour usurper l’identité de personnalités publiques. Selon Capital, des personnalités comme Michel Drucker, Elise Lucet ou Faustine Bollaert ont également été victimes de détournements similaires, leurs images et voix servant à crédibiliser de fausses offres d’investissement.
Les autorités alertent régulièrement sur ces pratiques, qui peuvent causer des pertes financières importantes. Dans certains cas, les victimes ont perdu plusieurs centaines de milliers d’euros après avoir cliqué sur une simple publicité trompeuse. — Ces arnaques, souvent difficiles à détecter, jouent sur la notoriété des personnes concernées pour tromper les épargnants en quête de rendements attractifs.
Comment reconnaître et éviter ces arnaques en ligne ?
Pour se protéger de ce type de fraude, plusieurs signes doivent alerter les internautes. Tout d’abord, il est essentiel de vérifier la source des contenus publicitaires, notamment en consultant directement les comptes officiels des personnalités concernées. Emilien, par exemple, a clairement indiqué sur X que les vidéos le mettant en scène étaient des faux.
Ensuite, il est recommandé de se méfier des promesses de gains rapides et élevés, souvent irréalistes. Les plateformes de placement non régulées doivent également éveiller les soupçons : un simple contrôle auprès de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) permet de vérifier leur légitimité. — Enfin, il est conseillé de ne jamais cliquer sur des liens suspects et de signaler les contenus frauduleux aux plateformes concernées.
En attendant, la prudence reste de mise pour les internautes, qui doivent redoubler de vigilance face à ces nouvelles formes d’escroqueries. Les autorités financières, comme l’AMF ou la Banque de France, continuent de rappeler les bonnes pratiques pour éviter de tomber dans ces pièges, notamment en vérifiant systématiquement la légitimité des offres d’investissement.
Pour vérifier l’authenticité d’une vidéo ou d’une publicité, il est recommandé de consulter directement les comptes officiels de la personnalité concernée sur les réseaux sociaux. Emilien, par exemple, a alerté ses abonnés sur X en déclarant que les contenus frauduleux n’étaient pas les siens. De plus, il est conseillé de vérifier la source des liens intégrés dans ces contenus et de s’assurer qu’ils renvoient vers des sites officiels et régulés.
En cas de victime d’une arnaque financière, il est important de porter plainte auprès des autorités compétentes, comme la police ou la gendarmerie. Il est également conseillé de signaler le contenu frauduleux à la plateforme hébergeant la vidéo ou la publicité (YouTube, Facebook, etc.). Enfin, il est possible de contacter l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) pour obtenir des conseils et signaler l’escroquerie.