Ce qui devait être une formalité est devenu un bras de fer. Le congrès électif de la FIFA, prévu en mars 2027 à Rabat au Maroc, s’annonce sous haute tension. Jusqu’à présent, la réélection de Gianni Infantino, président sortant depuis 2016, semblait acquise sans opposition sérieuse. Pourtant, selon RMC Sport, l’UEFA a choisi de passer à l’offensive en lançant une réflexion approfondie pour identifier un candidat capable de lui succéder. La publication d’un communiqué commun ce lundi matin a officialisé l’affrontement entre les deux institutions, alors que les relations entre Gianni Infantino et Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, s’étaient déjà fortement dégradées ces dernières semaines.
Ce qu'il faut retenir
- L’UEFA envisage de présenter un candidat face à Gianni Infantino pour l’élection présidentielle de la FIFA en mars 2027 au Maroc, mettant fin à l’idée d’une réélection sans opposition.
- Les tensions ont été exacerbées par « l’affaire Balogun », qui a accéléré la dégradation des relations entre les deux instances.
- La candidature d’Infantino, soutenue par des fédérations d’Afrique et d’Amérique du Sud, se heurte désormais à une opposition coordonnée depuis l’Europe.
- Le scrutin s’annonce aussi politique que stratégique, avec une campagne qui s’étendra jusqu’au congrès de Rabat du 18 mars 2027.
- La fin de la Coupe du monde 2026, le 19 juillet, devrait marquer le début d’une bataille de plusieurs mois pour la succession.
Un scrutin autrefois joué d’avance, désormais sous haute incertitude
En début d’année 2027, la FIFA devait organiser son congrès électif au Maroc, un scrutin où Gianni Infantino partait favori sans adversaire déclaré. Pourtant, comme le rapporte RMC Sport, l’UEFA a choisi de rompre cette dynamique en lançant une réflexion interne pour identifier un profil capable de s’opposer au président sortant. Cette initiative marque un tournant dans les relations entre les deux institutions, déjà tendues depuis plusieurs semaines. L’affaire Balogun, qui a défrayé la chronique après l’annulation surprise de la suspension de l’Américain pour le match contre la Belgique, a achevé de cristalliser les désaccords. Depuis, chaque camp multiplie les messages et les démonstrations de force, transformant une élection a priori routinière en un affrontement public.
Infantino fragilisé par son alliance avec Donald Trump et les critiques de l’UEFA
Gianni Infantino, candidat à sa propre succession, bénéficiait jusqu’ici du soutien de nombreuses fédérations, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. Cependant, sa proximité affichée avec le président américain Donald Trump irrite profondément plusieurs membres de l’UEFA. Certains responsables européens s’interrogent même sur le rôle que pourrait jouer l’administration Trump dans le scrutin, en cas de présence d’un adversaire face à Infantino. Selon RMC Sport, cette alliance politique est perçue comme une menace par une partie des instances dirigeantes européennes, qui craignent une ingérence étrangère dans les affaires de la FIFA. Les dernières semaines ont ainsi vu s’accumuler les tensions, chaque camp cherchant à affaiblir l’autre avant l’échéance de 2027.
L’UEFA en quête d’un candidat capable de fédérer au-delà de l’Europe
En coulisses, l’UEFA accélère ses préparatifs. D’après les informations de RMC Sport, plusieurs hauts dirigeants de l’instance européenne œuvrent à l’identification d’un profil capable de représenter une alternative crédible à Gianni Infantino. Plusieurs noms circulent, mais aucun consensus ne s’est encore dégagé. L’enjeu est de taille : il faut trouver un candidat capable de rassembler bien au-delà de l’Europe. Plus surprenant encore, certains responsables de l’UEFA constatent que des fédérations situées hors du continent européen manifestent désormais leur volonté de voir émerger un candidat capable de succéder à Infantino. Cette dynamique inédite pourrait redessiner les équilibres traditionnels du football mondial.
Une campagne électorale où tous les coups seront permis
Si un nom finit par s’imposer et qu’une candidature officielle est lancée, la bataille s’annoncera particulièrement intense. Comme le souligne RMC Sport, il faudra convaincre les 211 fédérations membres de la FIFA, dans une campagne qui s’annonce aussi politique que stratégique. Chaque voix comptera, et les alliances devront se construire dans un contexte où les intérêts nationaux et continentaux se mêlent étroitement. Les prochains mois s’annoncent donc décisifs, avec une intensification des négociations et des pressions en coulisses. La fin de la Coupe du monde 2026, prévue le 19 juillet, devrait sonner le coup d’envoi de cette bataille de plusieurs mois, jusqu’au congrès de Rabat en mars 2027.
« La guerre est désormais ouverte entre la FIFA et l’UEFA. Le communiqué publié ce lundi matin ne laisse plus place au doute. » — selon RMC Sport
Enjeux et conséquences d’une élection sous tension
Cette élection présidentielle de 2027 ne se limite pas à une simple question de leadership. Elle pourrait redéfinir les rapports de force au sein du football mondial, avec des répercussions sur l’organisation des compétitions, la gouvernance du sport roi, et même la géopolitique sportive. Les alliances traditionnelles, souvent organisées autour de blocs continentaux, pourraient être remises en cause. Une victoire d’un candidat soutenu par l’UEFA signifierait un recentrage sur les intérêts européens, tandis qu’un maintien d’Infantino confirmerait la domination des voix africaines et sud-américaines. Quoi qu’il en soit, cette élection s’inscrit dans un contexte où le football, plus que jamais, est devenu un enjeu de pouvoir et d’influence.
Reste à voir si les fédérations parviendront à transcender leurs divisions pour faire émerger une candidature unifiée. Une chose est sûre : le football mondial entre dans une période de turbulence, où les certitudes d’hier ne garantissent plus celles de demain.
L’UEFA critique plusieurs aspects du mandat d’Infantino, notamment sa gestion de l’affaire Balogun, sa proximité avec Donald Trump, et une gouvernance jugée trop centralisée. Selon RMC Sport, ces désaccords ont atteint un point de non-retour, poussant l’instance européenne à chercher une alternative.
D’après les informations de RMC Sport, plusieurs fédérations hors d’Europe manifestent leur intérêt pour une candidature alternative, notamment en Asie et en Amérique du Nord. En Europe, des pays comme l’Allemagne ou la France pourraient apporter leur soutien à une telle initiative.