La bande de Gaza reste marquée par les violences, malgré un cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis octobre 2025. Selon Euronews FR, une frappe aérienne israélienne a visé jeudi 15 mai 2026 une veillée funèbre dans le quartier d’Al-Nuzha, à Jabalia, dans le nord de l’enclave, faisant au moins deux morts parmi les civils présents. Cet incident survient alors que les autorités locales dénoncent des violations répétées de la trêve, avec plus de 850 personnes tuées depuis son entrée en vigueur.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux Palestiniens tués lors d’une frappe israélienne sur une veillée funèbre à Jabalia, dans le nord de Gaza
  • Mahmoud Basal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, confirme l’attaque menée par des avions de guerre israéliens contre des civils
  • Le ministère de la Santé de Gaza dénombre près de 73 000 morts depuis le début du conflit en octobre 2023
  • Plus de 850 personnes ont été tuées depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre 2025, selon les autorités locales
  • Quatre morts supplémentaires et trois enfants blessés dans d’autres frappes israéliennes dans l’enclave

Une frappe israélienne sur une cérémonie de deuil

Les habitants de Jabalia se sont rassemblés jeudi matin pour enterrer deux Palestiniens tués la veille lors d’une frappe israélienne visant une veillée funèbre organisée dans la rue Al-Nuzha. Selon Mahmoud Basal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, des avions de guerre israéliens ont bombardé un groupe de civils rassemblés pour rendre hommage à un défunt. Plusieurs blessés ont été recensés dans l’attaque.

Les obsèques ont eu lieu quelques heures plus tard, alors que les proches transportaient les corps à travers des ruelles bondées, au milieu de bâtiments en ruines. La scène s’est déroulée sous un ciel chargé de poussière et de fumée, comme pour rappeler l’ampleur des destructions dans cette zone de Gaza.

D’autres violences malgré la trêve

Les autorités locales signalent que la trêve, négociée par les États-Unis et entrée en vigueur le 10 octobre 2025, est régulièrement violée par des frappes aériennes et des affrontements. D’après les sources médicales citées par Euronews FR, au moins quatre Palestiniens ont été tués mercredi dans plusieurs frappes israéliennes à travers l’enclave. Parmi les victimes figurent un homme de 25 ans à Jabalia et un civil abattu près d’une clinique de l’ONU.

Trois enfants ont également été blessés près de Khan Younès alors qu’ils ramassaient du bois de chauffage, selon les témoignages recueillis sur place. Ces incidents illustrent la persistance des tensions, malgré les engagements internationaux en faveur d’un apaisement.

Un bilan humain toujours plus lourd

Le ministère de la Santé de Gaza recense désormais près de 73 000 morts depuis le début de la guerre en octobre 2023. Ce chiffre inclut les victimes des combats, des frappes et des conditions humanitaires désastreuses dans l’enclave. Les destructions massives d’infrastructures et les restrictions d’accès à l’eau, à la nourriture et aux soins aggravent chaque jour la crise.

Les organisations humanitaires alertent régulièrement sur l’urgence d’une solution durable, mais les négociations peinent à aboutir. Les parties en conflit restent divisées sur les conditions d’un cessez-le-feu permanent, tandis que la population civile paie le prix fort de cette impasse.

Et maintenant ?

La situation reste extrêmement volatile à Gaza, où les violations du cessez-le-feu s’enchaînent sans perspective claire de sortie de crise. Les prochaines semaines pourraient voir une intensification des discussions diplomatiques, notamment sous l’égide des États-Unis et d’autres acteurs régionaux, pour tenter de stabiliser la trêve. Cependant, les conditions sur le terrain – destructions, déplacements massifs et crise humanitaire – rendent toute avancée incertaine.

Les autorités israéliennes n’ont pas encore réagi officiellement à cet incident. De leur côté, les dirigeants palestiniens appellent à une protection accrue des civils et à un respect strict des engagements internationaux. La communauté internationale, quant à elle, continue de multiplier les appels au calme, sans parvenir à briser l’impasse actuelle.

Les violences persistantes aggravent une crise humanitaire déjà dramatique. Selon les Nations unies, près de 80 % de la population de Gaza dépend de l’aide alimentaire, tandis que les infrastructures sanitaires sont largement détruites. Plus de 1,7 million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.