D’après Top Santé, la consommation de féculents comme le riz, les pâtes ou le pain est souvent perçue comme un apport énergétique indispensable. Pourtant, leur assimilation par l’organisme dépend largement du moment de la journée où ils sont consommés. En effet, en l’absence d’activité physique, l’excédent de glucides se transforme en graisse, ce qui peut altérer la concentration et la qualité du sommeil.
Ce qu’il faut retenir
- Les réserves de glycogène de l’organisme limitent le besoin en féculents à chaque repas, selon Top Santé.
- Un excès de féculents en dehors des périodes d’effort se transforme en graisse corporelle.
- Un apport modéré le soir favorise la détente et améliore la qualité du sommeil.
- Les féculents en excès affaiblissent la concentration en journée.
Le corps humain dispose de réserves naturelles de glycogène, une forme de glucose stockée principalement dans les muscles et le foie. Ces réserves suffisent généralement à couvrir les besoins énergétiques en dehors des périodes d’activité intense. Pourtant, une consommation excessive de féculents, surtout en l’absence d’exercice, perturbe cet équilibre.
D’après Top Santé, lorsque les apports en glucides dépassent les besoins immédiats, l’organisme les convertit en graisse. Ce phénomène, bien connu des nutritionnistes, peut avoir des conséquences sur la santé à long terme. Non seulement cela favorise la prise de poids, mais cela impacte aussi les fonctions cognitives. « La concentration et la vigilance en journée peuvent s’en ressentir », explique un expert cité par le magazine.
En revanche, adapter sa consommation de féculents en fonction de son rythme quotidien présente des avantages. Le soir, par exemple, un apport modéré favorise la production de sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation du sommeil. « Un repas léger en féculents le soir permet de mieux se détendre et de préparer l’organisme au repos », souligne Top Santé.
Les féculents : entre énergie et stockage
Les féculents occupent une place centrale dans l’alimentation française, avec une consommation moyenne de plus de 200 grammes par jour selon les données de l’ANSES. Pourtant, leur impact varie considérablement selon le moment de la journée où ils sont ingérés. Le matin, par exemple, leur consommation peut être bénéfique pour démarrer la journée avec un apport énergétique stable.
Cependant, un repas riche en féculents à midi, suivi d’une journée sédentaire, expose à un risque accru de stockage sous forme de graisse. « L’organisme utilise prioritairement les glucides comme source d’énergie pendant l’effort », rappelle Top Santé. En dehors de ces périodes, leur excès est systématiquement converti en graisse, ce qui peut contribuer à une prise de poids progressive.
Pour limiter cet effet, les nutritionnistes recommandent de privilégier des féculents à index glycémique bas, comme les céréales complètes ou les légumineuses. Ces aliments libèrent leur énergie de manière plus progressive, réduisant ainsi les pics d’insuline et le stockage des graisses.
Le soir, une stratégie gagnante pour le sommeil
Le soir, le métabolisme ralentit naturellement, et le corps se prépare au repos. C’est pourquoi un apport modéré en féculents peut s’avérer bénéfique. Selon Top Santé, cela stimule la production de mélatonine, une hormone régulatrice du sommeil, et améliore la qualité de l’endormissement.
Une étude citée par le magazine montre que les personnes consommant un dîner léger en féculents s’endorment plus rapidement et bénéficient d’un sommeil plus réparateur. À l’inverse, un repas trop riche en glucides le soir peut perturber la digestion et retarder l’endormissement. « L’équilibre est essentiel », insiste Top Santé.
Il est donc conseillé d’éviter les excès, comme un plat de pâtes ou une baguette entière, au profit de petites portions. Les légumes, associés à une source de protéines maigres, complètent idéalement ce repas pour éviter les fringales nocturnes.
Pour conclure, la gestion des féculents ne se résume pas à une question de quantité, mais aussi de timing. En adaptant leur consommation à ses activités et à son rythme circadien, il est possible de profiter de leurs bienfaits sans subir les effets indésirables du stockage des graisses.
Privilégiez les féculents à index glycémique bas comme les céréales complètes, les lentilles ou les patates douces. Ces aliments libèrent leur énergie progressivement et limitent les pics d’insuline, réduisant ainsi le risque de stockage sous forme de graisse.
Oui, à condition de les associer à une activité physique dans les heures qui suivent. Les pâtes fournissent une énergie rapidement disponible, idéale pour un déjeuner suivi d’un effort. En revanche, sans activité, leur excès sera transformé en graisse.