Le candidat Raphaël Glucksmann a réaffirmé, ce 13 juin 2026, sa volonté de restaurer la souveraineté de la France et de l’Europe dans trois domaines clés : l’énergie, l’industrie et la technologie. Selon BFM - Politique, il a également critiqué le modèle actuel du libre-échange lors d’une prise de parole publique.

Ce qu'il faut retenir

  • Glucksmann s’engage à rendre à la France et à l’Europe leur souveraineté énergétique, industrielle et technologique, selon BFM - Politique.
  • Il dénonce « cette religion absurde du libre-échange généralisé » et annonce vouloir y mettre fin.
  • Il évoque une solution législative en cours depuis six mois pour renforcer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, en référence à l’affaire Lyhanna.
  • Un premier grand meeting est prévu ce samedi 14 juin aux Docks d’Aubervilliers pour présenter ses propositions.

Une souveraineté retrouvée, un enjeu central pour la campagne

À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, Raphaël Glucksmann place la question de la souveraineté au cœur de son discours. Pour lui, la dépendance de la France et de l’Europe aux importations dans des secteurs stratégiques – énergie, industrie, technologies – constitue un risque politique et économique majeur. « Nous rendrons sa souveraineté énergétique, industrielle et technologique à la France et à l’Europe », a-t-il déclaré, sans préciser de calendrier ou de mesures concrètes. L’ancien député européen, figure du Parti socialiste, mise ainsi sur un repositionnement économique qu’il présente comme une rupture avec les politiques passées.

Glucksmann ne se contente pas d’évoquer la souveraineté. Il critique ouvertement le dogme du libre-échange intégral, qu’il qualifie de « religion absurde ». « Nous mettrons fin à cette religion absurde du libre-échange généralisé », a-t-il lancé, sans détailler les mécanismes qu’il propose pour y substituer un modèle plus protecteur. Cette position s’inscrit dans un contexte où les tensions commerciales internationales et les risques de pénuries énergétiques ont relancé le débat sur l’autonomie stratégique.

Violences sexistes et sexuelles : une loi en préparation depuis six mois

Sur un autre registre, Glucksmann a abordé la question des violences faites aux femmes, en référence directe à l’affaire Lyhanna, une jeune femme dont le cas a mis en lumière les lacunes du système judiciaire français. Il affirme qu’une « solution est sur la table depuis six mois », évoquant une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Bien qu’il n’ait pas fourni de détails sur le contenu de ce texte, il a insisté sur l’urgence d’agir, soulignant que des mesures devaient être adoptées rapidement pour renforcer la protection des victimes et la répression des agresseurs.

Cette annonce s’inscrit dans un débat plus large sur la sécurité et les droits des femmes, déjà au cœur des propositions de plusieurs candidats à l’élection présidentielle. La question avait été mise en avant lors des dernières législatives, avec des appels à une législation plus ferme et à un meilleur accompagnement des victimes.

Un premier meeting prévu aux Docks d’Aubervilliers pour lancer la dynamique

Pour officialiser sa candidature et exposer son programme, Raphaël Glucksmann tiendra son premier grand meeting ce samedi 14 juin aux Docks d’Aubervilliers. Cet événement, situé en Seine-Saint-Denis, est stratégiquement choisi pour toucher un électorat populaire et urbain, deux bases traditionnelles de la gauche. Le choix du lieu n’est pas anodin : Aubervilliers, ville emblématique de la banlieue parisienne, incarne à la fois les défis sociaux et économiques du pays et les espoirs de renouvellement politique.

Ce rassemblement intervient alors que le candidat doit affronter une concurrence serrée à gauche, notamment face à des figures comme Jean-Luc Mélenchon (LFI) ou Laurent Wauquiez, qui multiplient les propositions sur des thèmes similaires. Glucksmann, qui se présente comme un modernisateur, tente ainsi de se différencier en mettant en avant un projet économique ambitieux, tout en abordant des questions sociétales comme la lutte contre les violences sexistes.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour Glucksmann. Son meeting de samedi sera scruté pour évaluer la capacité de mobilisation de ses soutiens, notamment après une campagne encore discrète. Si sa candidature devait se préciser, il devra également clarifier ses propositions sur la souveraineté économique et les mesures concrètes contre les violences sexistes. Autant dire que les attentes sont élevées : les électeurs attendent des réponses précises sur la manière dont il compte concrétiser ses ambitions.

Un débat politique déjà bien engagé

La souveraineté, qu’elle soit énergétique, industrielle ou technologique, s’impose comme un thème central de la présidentielle de 2027. Plusieurs candidats ont déjà présenté des mesures pour réduire la dépendance de la France aux importations, notamment en matière d’énergie et de semi-conducteurs. Du côté de la droite, Laurent Wauquiez plaide pour une primaire dès l’automne 2026, tandis que Jordan Bardella (RN) reste un adversaire redouté pour nombre d’opposants, selon les analyses de Charles Consigny publiées récemment.

Sur le front des violences sexistes, la loi annoncée par Glucksmann pourrait trouver un écho favorable dans une société de plus en plus sensible à ces questions. Cependant, son adoption dépendra des rapports de force parlementaires et de la capacité des élus à s’accorder sur un texte ambitieux. Pour l’heure, les détails manquent, mais l’enjeu est de taille : chaque année, des milliers de femmes sont victimes de violences en France, et les associations réclament depuis des années une réponse législative forte.

Raphaël Glucksmann n’a pas détaillé de mesures précises dans ses dernières prises de parole. Il évoque principalement la fin du libre-échange généralisé et la relocalisation de certaines industries stratégiques, mais sans préciser ni calendrier ni secteurs prioritaires. Ses propositions devraient être précisées lors de son meeting des Docks d’Aubervilliers.

Glucksmann affirme qu’une « solution est sur la table depuis six mois ». Cela suggère qu’un texte a été préparé, mais il n’a pas confirmé s’il s’agissait d’un projet de loi déjà rédigé ou d’un ensemble de mesures en cours d’élaboration. La rapidité d’adoption dépendra de l’agenda parlementaire et des priorités du gouvernement en place.