Le député européen Raphaël Glucksmann a détaillé, ce samedi 13 juin 2026, les grandes lignes de son projet politique devant ses soutiens aux Docks d'Aubervilliers, où il devait tenir son premier grand meeting de campagne. Selon BFM - Politique, il a réaffirmé sa volonté de rompre avec « cette religion absurde du libre-échange généralisé » et de restaurer la souveraineté de la France et de l'Europe dans les domaines énergétique, industriel et technologique.

Ce qu'il faut retenir

  • Raphaël Glucksmann s'oppose frontalement au libre-échange généralisé et prône une souveraineté renforcée pour la France et l'Europe.
  • Il s'exprimait lors de son premier meeting aux Docks d'Aubervilliers, samedi 13 juin 2026.
  • Glucksmann a également abordé la question des violences sexistes et sexuelles, évoquant une « solution sur la table depuis six mois ».
  • La lutte contre les ingérences étrangères et la protection de l'élection présidentielle de 2027 figuraient aussi parmi ses préoccupations.
  • Plusieurs figures politiques de droite et d'extrême droite ont récemment fait part de leurs ambitions pour 2027.

Un projet économique et industriel centré sur la souveraineté

Dans un discours marqué par un ton volontariste, Raphaël Glucksmann a insisté sur la nécessité de « rendre sa souveraineté énergétique, industrielle et technologique à la France et à l'Europe ». Selon ses propos rapportés par BFM - Politique, cette rupture avec les dogmes du libre-échange doit permettre de protéger les emplois, les savoir-faire et les intérêts stratégiques du continent. L'ancien candidat à la présidentielle de 2022 a longuement développé cette thématique, qui constitue l'un des piliers de son programme pour les années à venir.

Glucksmann n'a pas hésité à qualifier le libre-échange de « religion absurde », une formule qui reflète la radicalité de sa position. Pour lui, cette doctrine a affaibli les capacités productives de l'Europe et accru sa dépendance vis-à-vis de partenaires étrangers. Son approche s'inscrit dans un contexte où la question de la relocalisation industrielle et de la transition énergétique domine le débat public.

Violences sexistes et sexuelles : une loi « intégrale » évoquée depuis six mois

Lors de son intervention, Raphaël Glucksmann a également abordé la question des violences sexistes et sexuelles, un dossier sur lequel il a été particulièrement actif. Il a affirmé qu'« une solution est sur la table depuis six mois », sans pour autant préciser la nature exacte de cette solution. Cette déclaration intervient alors que plusieurs associations et élus réclament une loi plus ambitieuse pour lutter contre ces violences, notamment après l'affaire Lyhanna, qui a marqué l'actualité récente.

Le député européen a rappelé que son engagement en la matière s'inscrit dans une démarche globale visant à protéger les femmes et à sanctionner les auteurs de violences. Les modalités de cette future loi, ainsi que son calendrier, restent cependant à préciser.

La menace des ingérences étrangères et l'élection présidentielle de 2027

Le Premier ministre a récemment tiré la sonnette d'alarme sur les « menaces lourdes » que feraient peser les ingérences étrangères sur l'élection présidentielle de 2027. Cette déclaration, rapportée par BFM - Politique, s'inscrit dans un contexte international tendu, marqué par des tensions géopolitiques croissantes. Raphaël Glucksmann a, lui aussi, souligné l'importance de garantir la transparence et la sécurité du scrutin, sans pour autant détailler les mesures concrètes qu'il entend mettre en place.

Sur le plan national, la campagne pour 2027 s'annonce déjà particulièrement disputée. Plusieurs personnalités politiques ont d'ores et déjà officialisé leur candidature ou exprimé leur intention de se présenter. Parmi elles figurent Laurent Wauquiez, qui plaide pour une « primaire » de la droite à l'automne, ou encore Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen, qui a officialisé sa candidature début juin 2026.

Les ambitions de la droite et de l'extrême droite pour 2027

Laurent Wauquiez, figure majeure des Républicains, a réitéré son opposition à Jean-Luc Mélenchon, qu'il considère comme « le plus grand danger politique pour la République ». Cette déclaration s'inscrit dans une stratégie de mobilisation de l'électorat de droite contre la gauche radicale. Wauquiez a également insisté sur la nécessité de préparer une primaire à l'automne 2026, afin de désigner un candidat unique face à l'extrême droite et à la majorité présidentielle.

Côté extrême droite, Jordan Bardella continue de figurer en tête des sondages, même si certains analystes estiment qu'il pourrait être battu par Jean-Luc Mélenchon dans un duel direct. Charles Consigny, chroniqueur politique, a ainsi déclaré que « s'il y a un candidat contre lequel Jordan Bardella est à peu près certain de gagner, c'est Jean-Luc Mélenchon ». Cette analyse reflète les calculs tactiques qui animent déjà les états-majors des différents partis en vue de 2027.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient être marquées par des annonces plus précises de la part de Raphaël Glucksmann, notamment sur la question de la souveraineté industrielle et technologique. Pour ce qui est des violences sexistes et sexuelles, la publication d'un projet de loi « intégrale » pourrait intervenir d'ici la fin de l'année, si les négociations parlementaires aboutissent. Enfin, l'élection présidentielle de 2027 reste suspendue à l'évolution des tensions internationales et aux stratégies des différents camps politiques, qui devraient se préciser d'ici l'automne 2026.

Une chose est sûre : la question de la souveraineté, qu'elle soit énergétique, industrielle ou numérique, s'impose comme un enjeu central du débat politique. Les propositions de Raphaël Glucksmann, qu'elles séduisent ou non, ont le mérite de placer cette thématique au cœur de la campagne.

Selon ses déclarations, Glucksmann souhaite mettre fin à la dépendance européenne en matière d'énergie, d'industrie et de technologies. Il prône des relocalisations ciblées, des investissements massifs dans les secteurs stratégiques et une politique commerciale plus protectionniste. Aucune mesure précise n'a encore été détaillée publiquement.